Bienvenue sur le site du Musée de Visé
Celui qui analyse l'histoire de Visé et de la Basse-Meuse, histoire encore trop méconnue s'étonne de la résistance de ce petit bout de terre "roman" face aux nombreux occupants qui ont voulu soumettre cette région de tout temps :
Dans l'Eburonie, César y connaît son premier revers sérieux. Les Romains nous imposent par les armes une paix dont nous tirerons vite profit. Villas et Bourgades fleurissent.
Les Lètes puis les Francs y trouvent une terre d'accueil : là se trouve en germe une puissance naissante :les Pippinides vont s'affranchir et constituer la dynastie carolingienne dont le berceau est cette Basse-Meuse avec Herstal, Jupille. Visé en tire aussi un peu profit.
Normands, Hongrois achèvent la désorganisation du Haut Moyen-Age.
Au 11e s., Visé est terre épiscopale comme bientôt en rive gauche, la vouerie de Nivelle. Argenteau devient un nid d'aigles avec sa forteresse "l' île dans les Nuages". Cheratte et Richelle sont bien proches de Dalhem. Les guerres du bas moyen-Age vont mettre en évidence le souci du Duché de Brabant de s'assurer une route "sûre" vers l'Allemagne.
Comté de Dalhem et Duché de Limbourg sont ainsi annexés. Visé est comme une enclave, reliée par son pont ou son bac à la route vers sa capitale, Liège. L'arrivée de la Châsse de Saint Hadelin et l'entourage de remparts ne peuvent qu'assurer un essor à la cité mosane.
Visé devient bonne ville en 1384.
"Mais quand Liège tousse, Visé éternue". Charles le Téméraire rend le sort de la Principauté et par là de toutes ses bonnes villes bien aléatoires.
Au 16e s., les dissensions religieuses nous mettent en première ligne des combats. C'est Maastricht qui devient le jouet des luttes entre Espagnols et Gueux Hollandais.
Le 17e s. semble bien commencer et favorise un développement économique, culturel et patrimonial : nos bâtiments historiques et nos fondations religieuse sont de cette époque.
Mais les guerres deviennent européennes : Louis XIV veut faire avaler aux Hollandais leurs harengs. Nous n'apprécions pas. Le renouveau des idées conduit aux Révolutions. Les Visétois veulent bien mais tiennent à garder ce qui fait leur différence et cimente leur cité .
Les Hollandais sont chassés en 1830. L'économie stagne encore trop longtemps : les bonnes voies de communications et l'exploitation du sous-sol seront tardives. Le savoir-faire de nos travailleurs sauvera cependant la mise.
Puis en août 1914, une quinzaine de jours tragiques voit triompher une ignoble barbarie.
En témoignent les ruines de son Hôtel de Ville, incendié la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 1914. La ville mosane fut attaquée dès le premier jour de la Guerre, le mardi 4 août. Peu après midi, les troupes allemandes atteignaient le fleuve "C'est ici que nous avons entendu siffler les premiers engins de guerre" mentionne l'expéditeur. Cette carte faisait partie d'un carnet de cartes intitulé "VISE, VILLE MARTYRE".
Mais comme nos ancêtres l'ont fait, on reconstruit : Tourisme et P.M.E. sont alors des fers de lance de l'économie locale. Avec 1945, la paix respire. Les infrastructures changent , les moyens de communications aussi. Au 3e millénaire, garderons-nous notre quiétude et notre identité entre deux pôles européens, Liège et Maastricht ?
Sur le site www.vise.be un résumé du texte de notre montage audio-visuel (1980) est repris dans la présentation de chacune des parties de Visé.