Bienvenue sur le site du Musée de Visé
Le musée est ouvert du mardi au samedi de 15 h à 17 h. Les expositions sont ouvertes de 14 h. à 18 h. sauf lundis. Il est ouvert aussi notamment pour les écoles sur rendez-vous (dès 9 h.) au 04/374.85.63 ou au 04/379.79.03.
Le musée est ainsi fermé le lundi, du 20 décembre au 10 janvier et la semaine avant et la semaine après une exposition
Courriel : museedevise@skynet.be
Contact auprès de Jean-Pierre Lensen, au siège social rue de Berneau, 1 à 4600 VISE ou Louis Bellem ou Maryse Waterval
L’association sans but lucratif dispose d’un comité de bénévoles, présidé depuis 1984 par Louis Bellem. Le staff du musée est composé d’un archéologue, Jean-Pierre Lensen (Ville de Visé), d’une historienne (de l'art) à mi-temps, Marylène Zecchinon et d’une secrétaire à mi-temps, Maryse Waterval (ASBL).
Le musée travaille en collaboration avec les musées de la région, des associations culturelles régionales ainsi que des organismes officiels comme la ville de Visé, les communes voisines, la Province de Liège, les ministères de la Région wallonne, le CGT ou l’IPW et la Communauté française de Belgique.
Le Musée régional d’Archéologie et d’Histoire, géré par l’ASBL Société Royale Archéo-Historique de Visé et de sa région, est établi depuis septembre 1990 dans le bâtiment du centre culturel de Visé, dans l’ancien couvent des Sépulcrines (1616), devenu école moyenne en 1851 puis athénée royal en 1948.
Depuis la fondation de la société, il se trouvait à l’Hôtel de Ville de Visé et y occupait depuis 1958, 3 salles au 2e étage de ce bâtiment Renaissance mosane (1611-1613).
Sont présentés 600 documents, 12 maquettes, 10 mannequins, 40 panneaux, 15 vitrines, 2 panoplies d’armes sont présentés en 4 salles permanentes.
Chacun des 35 chapitres est titré en quatre langues: français, néerlandais, anglais et latin.
Plusieurs documents didactiques sont également disponibles pour le public scolaire.
3 ères géologiques sont bien représentées dans la région : le calcaire du VISEEN (carrières de Souvré), la houille du WESTPHALIEN (charbonnages de Cheratte et Blegny) ainsi que la craie et le silex du CRETACE (montagne Saint-Pierre) : les fossiles de ces époques sont remarquables comme le mosasaure, reptile marin disparu il y a 65 millions d’années, concrétisés par des dents, le moulage d’un œil et une vertèbre..
Le silex fut exploité intensivement, surtout par l’homme néolithique, dans la région des Fourons (3.000 ACN). On détaille son débitage, du bloc de matière première à l’outil retouché : grattoirs, perçoirs, haches, pics, scie…
A l’époque gallo-romaine, Visé devient une bourgade (vicus de Viosatium). Les fouilles réalisées en 1960 dans la cour du centre culturel ont livré une vaisselle variée (sigillée, vernissée, commune) et une remarquable grille de soupirail de cave, en fer forgé. Il faut voir aussi le mobilier de tombes à incinération de la rue de Sluse, la reconstitution d’une toiture en tuiles, la famille gallo-romaine dans son mobilier et la variété des matériaux découverts à cette époque.
La situation des ponts sur la Meuse s’est modifiée au cours du temps : les 2 pilots en chêne d’un des plus vieux ponts mosans sont datés par dendrochronologie du 5e (époque de Clovis) et du 8e s. (Epoque de Charlemagne). Un autre pilot date du 18e s.
Un mobilier funéraire mérovingien de Lixhe, de nombreuses croix de chemin, des dalles funéraires dont celle du prévot Pironnet (1789) ou des obiit peint ou en bas-relief dans les églises soulignent la variété du culte des morts.
Il existe peu de gravures et de cartes du vieux Visé : l’archéologie joue son rôle, soulignant l’importance portuaire de la Bonne Ville, témoignant des vicissitudes de l’histoire tels les environs du port, rue de l’Eau ou ces maisons de la rue Basse incendiées en août 1914 .
Visé et les villages de la Basse-Meuse ont souvent eu un destin opposé en fonction de leur appartenance : Principauté de Liège, Duché de Brabant ou avant 1288, Comté de Dalhem ou Duché de Limbourg puis plus tard du royaume d’Espagne ou de l’Empire Autrichien ou de la République des Provinces-Unies…
On définit l’apport de la généalogie et de l’héraldique, avec par exemple les cloches de l’Hôtel de ville, frappées aux blasons Martin. On l’oublie pas de rappeller une généalogie célèbre, celle des souverains belges.
LA DEUXIEME SALLE D’ARCHITECTURE des églises, des maisons et des châteauxL’église de Warsage est assurément un fleuron architectural par son style roman et ses fresques médiévales. La plupart des édifices religieux se signalent par une tour occidentale massive, des nefs souvent remaniées en briques au 18e s. et un chevet plat ou à plusieurs côtés. Mais le 19e s. est le plus étonnant avec le style néo-médiéval et néo-classique, sans oublier au 20e s. les reconstructions après les 2 guerres mondiales comme à Visé, Lixhe, Blegny, Sarolay, Housse..
600 maisons furent incendiées à Visé le 15 août 1914. D’autres témoignent du style mosan développé au 17e siècle, ou de l’architecture à pans de bois.
Le château d’Argenteau au Moyen Age et les comtes de Mercy-Argenteau aux 18e et 19e s. marquèrent notre histoire. Au 17e s., les châteaux forts médiévaux furent modifiés et devinrent des châteaux de plaisance (Cheratte, Oupeye). Sans omettre les fermes des ordres croisés ou les châteaux « néos » du 19e s.
LA TROISIEME SALLE D’HISTOIRE, DES BEAUX-ARTS ET DE FOLKLORE : du Moyen-Age au bien-vivre L’installation des chanoines de Celles à Visé en 1338 et la présence de la châsse (11e et 12e s.) de saint Hadelin ont joué et jouent encore un grand rôle dans la vie des Visétois. L’église St Martin de Visé a vibré aux soubresauts locaux.
Le culte rendu aussi à Notre-Dame de Lorette et des témoins d’autres marques de pensée (Franc-Maçonnerie) sont aussi illustrés.
Les fondations religieuses des Sépulcrines (1616) puis des Récollets (1638), des Carmes (1691) et des Oratoriens (1751) ont aussi eu leur importance à l’époque moderne. L’histoire du bâtiment où le musée se trouve est particulièrement illustré.
Visé et sa région furent le berceau de grands personnages : le mathématicien René-François de Sluse, son frère cardinal, Jean-Gaultier ou Fromondus, dont vous voyez les portraits.
L’Hôtel de ville de 1612 reconstruit en 1925 par Paul Jaspar est typique de la renaissance mosane avec son clocher bulbeux, la variété de ses matériaux ou ses fenêtres à croisée.
En vis-à-vis, il y a le plan des destructions de Visé en 1914 et les projets d’un nouvel urbanisme, pour cette ville. Deux cadres montrent des coins de Visé avant et pendant la première guerre mondiale.
Visé frappa monnaie au 9e, 11e et 12e s. Une collection de médailles du 19e s. témoigne des grands moments de notre histoire nationale. Le célèbre orfèvre liégeois Bertholet Labeen de Lambermont oeuvra à Visé au 18e s.
Découvrons des aspects du travail du métal : limes, armes, clous, horloges « usteyes » N’oublions pas le charbonnage du Hasard de Cheratte (1905-1977) et le travail des Houyeux.
Le bien-vivre en pays visétois, c’est le bien manger et bien boire, l’hospitalité, le sens de la fête avec l’oie, symbole de Visé, les différentes fêtes locales et musiques (cramignon, Mati l’Ohé, macrale, carnaval, jumelage, St Hubert).
Des artistes locaux méritent d’être mieux appréciés comme le graveur Jean Donnay, les peintres Jacques Donnay, Pierrot Lensen, Jean et Joseph Cambresier, Pierre Deuse, Henri Daco, l’école de B.D. de Cheratte avec Mittéï et Walthéry mais aussi le violoniste Jean Lensen. A noter aussi le moulage de la tête du bourgmestre Flechet sculptée par le sculpteur herstalien Rulot.
LA QUATRIEME SALLE D’ARMES, des remparts aux cyclistes-frontières Tours de guets puis remparts ont défendu Visé jusqu’en 1833 mais des batailles ont eu aussi lieu dans la région comme les sièges de Maestricht en 1579, 1673, les batailles du pont de Visé en 1106, en 1790 et en 1914.
Sont conservées les clés des portes de la ville, la clé magistrale de la ville de Visé. La Basse-Meuse fut aussi réputée pour ses armuriers et platineurs.
Deux panoplies d’armes blanches (hallebardes et arbalète) et d’armes à feu (mousquets, fusils, pistolets) nous font survoler l’art d’estourbir son voisin.
Les compagnies militaires ont défendu Visé et ses remparts. Chacune de ces gildes maintient encore ses us et coutumes, traditions concrétisées spécialement en deux fêtes annuelles avec le réveil en musique, le cortège aux dignitaires, l’hommage aux défunts ou la grand messe, la prestation de serment, le tir ou le gast des dames. Ainsi deux fois par an Anciens Arbalétriers, Anciens Arquebusiers et Francs Arquebusiers ponctuent la vie festive de la cité mosane en gardant les us et coutumes
Visé fut la première ville martyre de la Grande guerre, le 15 août 1914 : à voir : les fusils des gendarmes Bouko et Thill tués le 4 août et la montre du commandant Naessens de Loncin, arrêtée à l’heure de l’explosion, le 15 août 1914, peu après 17 h.
Les civils qu’ils soient restés au pays, se soient réfugiés dans les pays voisins ou pour les hommes, aient été déportés en Allemagne gardèrent d’émouvants documents (Vitrine).
Les cyclistes-frontières de Visé (Mannequins) remplirent leur rôle défensif, le 10 mai 1940.
Le musée conserve maints souvenirs des premières années de l’indépendance de notre pays en 1830, de la dynastie des Saxe-Cobourg-Gotha et de l’époque de la conscription par tirage au sort jusqu’en 1909. (Tambour)
Le fonds communal comprend une collection de gramophones, de phonographes avec leurs pavillons colorés, des meubles, des phonos-valises ou un choix d’appareils pour enfants, sans oublier des inventions curieuses dans le cadre de la reproduction sonore.
SES COLLECTIONS SE DEVELOPPENT SANS CESSEGrâce à l’appui appréciable de la ville de Visé, et l’aide de généreux mécènes, le musée présente son exposition permanente au premier étage, son centre de documentation historique et ses archives au deuxième étage et ses réserves au troisième étage et au sous-sol.
Le musée accepte tous les dons concernant la région liégeoise ou illustrant les thèmes évoqués dans le musée.
En dehors des heures d’ouverture habituelles, le musée peut être visité toute l’année sur rendez-vous, tant pour les groupes scolaires que pour les groupes d’adultes. Une visite commentée tant du musée que du centre historique de Visé ou de la région peut être organisée à la demande. L’ASBL organise en outre des activités culturelles permettant de découvrir les multiples facettes du patrimoine régional dont les circuits-vidéos en car.
NOS 25 FACONS DE VOUS FAIRE AIMER LE PATRIMOINE LOCAL ET LE MUSEELes écoles maternelles et primaires (4-10 ans) Nous proposons les heures du conte au musée ou à l’école toute l’année
Les écoles primaires et secondaires (10-16 ans) Nous proposons les ateliers-découvertes, animés au moyen des documents eux-mêmes, de maquettes ou de photos.
L’école secondaire et la formation des adultes Le musée va à la rencontre de son public en proposant des conférences ou des visites commentées dans la région
Pour le grand public : vivons le patrimoine
Pour les connaisseurs : nos publications
Nos 10 bulletins (1921-1981)
Nos Infor-Archéologie,mensuels d’information
Nos notices Visétoises, revues historiques
Nos livrets, « Les Rendez-vous de l’Histoire »
Nos ouvrages par souscription, sur un domaine précis : architecture, archéologie, châteaux, art religieux, art industriel, beaux-arts, histoire locale, personnalités, généalogie, héraldique, les deux guerres, …….
Nos repros de l’histoire reprenant d’anciens ouvrages épuisés
Nos autres supports : gravures, cartes-vues, jeu de l’oie