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BIBLIO EN LIGNE : Cette rubrique prolonge notre bibliothèque (autrement dit l'Infor-Glan publié dans les infors jusqu'à son dernier numéro, le n°200 durant l’été 2010). Le dernier n° de livres dans l'infor papier était le n°1115.  Nous poursuivons ce rapide compte-rendu de la plupart des -livres acquis au centre de documentation historique du musée régional de Visé. 73 comptes-rendus d’août à décembre 2010 et 182 comptes-rendus pour l’année 2011
FEVRIER 2012- 1386 – PREMIERE GUERRE – NICOT Jean, Les poilus ont la parole, Dans les tranchées , lettres du front : 1917-1918, Editions Complexe, 2003, 592 p. Au plus fort de la guerre, les lettres dramatiques . Grâce à la censure, on dispose de documents exceptionnels qui permettent de comprendre ce que fut la réalité du front. Le service du contrôle postal va sonder méthodiquement la correspondance de chaque unité combattante. Pour la première fois, les lettres de poilus recopiées par les services de censure, sont livrées à la connaissance du public. L’auteur a voulu mettre en perspective cet immense matériel restituant la parole à tout un peuple citoyen dans la force de l’âge : une plongée au cœur des représentations des soldats des tranchées. L’auteur avait publié entre 1968 et 1995 l’inventaire des archives de la Première guerre mondiale. Le censure, les courriers, les Alliés, l’arrière, la lassitude des combattants, la grogne, les désirs de paix, le fléchissement du moral, un fatalisme confiant, la paix en 1918, l’arrière tiendra, ils ne passeront pas, les premiers chocs du printemps 1918, la dépression du moral, la surprise de l’Aisne, la victoire du Matz, la Victoire qu’on n’osait plus écrire, l’essouflement et enfin la délivrance ,et ses problèmes aussi. Index final.
FEVRIER 2012- 1385 – MOYEN_AGE – BEFFEYTE Renaud, L’art de la guerre au Moyen Age, Le Grand Livre du Mois, Ouest de France, 2010, 128 p. L’auteur a réalisé de nombreuses machines de guerre médiévales et les a testées. Les machines de l’antiquité mais surtout les machines rencontrées au Proche-Orient ont servi de modèles pour les machines de siège au Bas Moyen Age. Elles ont nom de scorpion, catapultes, tours, béliers, balistes avant l’arrivée de l’artillerie à poudre au 14e s. Les formes de batailles et de sièges : les acteurs (chevaliers, fantassins, mercenaires), les batailles en mer, les armes et armures en cours : les armes d’attaques, les armes blanches, les armes de jet comme les arcs, les arbalètes, les armures, les casques. L’art du siège aussi bien du coté des assaillants que des assaillis, les trébuchets, et quelques exemples de sièges. Les machines ont nom pierrière, bricole, mangonneau, trébuchet, couillard (étude des boulets aussi), arbalète à tour, beffroi, bélier, trépan, tonnelon, louve, sape. Il y a aussi les traités militaires , les ingénieurs, les théories mathématiques et surtout les matériaux utilisés. La poudre arrive, les canons qui ont nom fauconneua, chèvre à moufle, bombardelle. Ouvrage expert avec de superbes illustrations
FEVRIER 2012 – 1384 – ARCHEOLOGIE Le blé, l’autre or des Romains, Bavay-Treignes, 2010, 112 p. et annexe avec 15 objets,  Nous avons eu l’occasion de voir l’exposition à Bavay, reprise au musée de Treignes. Du général au particulier, les techniques de l’agriculture au nord de la Gaule, les meules de Bavay, les témoignages littéraires et archéologiques sur le blé, l’art du pain sous l’antiquité, les moules à crustulum. Le catalogue passe en revue des semailles aux moissons (faucille, serpes, houes, socs, joug, vallus) ou de la terre aux croyances (corne d’abandonace, Fortuna, Mater, Cérès) ou des champs aux greniers (monnaies, Dolium, sceaux, marques, moules, bouteilles en verre, poids) et enfin de la farine aux pains (méta et catillus, meules, pains, vaisselles). Un des seuls pains connus est celui tiré des fouilles de Pompéï.
FEVRIER 2012 – 1383 – ARCHEOLOGIE Le néolithique en Europe, Editions du Cedarc, Document pédagogique n°5, 2006, 36 p. Une bande dessin et des schémas en N et B pour donner la définition du néolithique et l’importance de cette nouvelle économie : changement de mode de vie, le schéma des cultures néolithiques,  les outils anciens et nouveaux en pierre et en os et en bois de cerf, ce qu’ils mangeaient par l’élevage, l’agriculture, la chasse, la pêche et la cueillette, leur habitat et leur urbanisme, les métiers de ces premiers sédentaires comme potiers, tisserands, le culte des morts comme l’érection des menhirs et des dolmens de différentes structures.
JANVIER 2012 – 1382 – BEAUX-ARTS – FORSTER Robin et WHITTAKER Tim, La patine du temps, Hoebeke, 2004, 192 p.  Le charme intemporel qui se dégage des intérieurs anciens tant de la « vieille Europe » que des Etats-Unis se dévoile dans ce livre aux riches photos qui va à la rencontre des maisons anciennes : la structure des maisons : les salles de séjours, les sièges, les portes, les baies, les meubles, les cheminées, les pièces de réception, les instruments de musique, les décorations et peintures, la cuisine et la salle à manger, leurs matériaux, la vaisselle, la chambre à coucher, les coiffeuses, les lits ouverts ou fermés, les armoires et garde-robes, la salle de bain entre baignoire et douche, le jardin et les annexes. Le rappel des techniques anciennes : vestibules, escaliers, lambris, sols, cheminées, rangements, collections, expositions, décorations, tissus, papiers et meubles peints, dorures, peintures et badigeons. Un glossaire et surtout des adresses utiles en France.
JANVIER 2012 – 1381 – PATRIMOINE IMMATERIEL – Historia spécial et Ouest-France- aux origines des fêtes bretonnes, Octobre-Novembre 2011, 114 p. ,Les fêtes illustrent une volonté de vivre ensemble….on suit le breton et la bretonne dans les pardons (7847 saints dont seuls 3 sont reconnus par Rome) et les pélérinages, les veillées, les festivals (les Woodstock bretons ou les vieilles charrues),  les festou-noz (les expatriés bretons organisent des fêtes partout même à Pekin), les fêtes maritimes ( dont Brest tous les 4 ans), la musique (Bombardes, binious, harpes, violons), la danse (Trihori, gavotte, le rond, à Guingamp), St Patrick au 17 mars et St Yves Hélory né en 1253 fêté le 19 mai , puis les foires et les marchés boostés par le chemin de fer avant que ce livre évoque les costumes qui servent à se situer dans l’échelle sociale.Le retour de Pascal Jaouen. Une liste de livres et un index des noms cités.
JANVIER 2012 – 1380 – ART RELIGIEUX – L’abbaye Notre-Dame de Leffe, Editions Gaud, 2002, 144 p. A l’occasion de leur 850e anniversaire, les chanoines de St Augustin au nombre de 16 – à ce moment- ont édité ce livre où ils marquent de leur empreinte la communauté dinantaise car ces chanoines de l’ordre des Prémontrés fondés par St Norbert se fondent dans le siècle. Pas seulement avec leur bière ! De la Circaria Floreffiae à laquelle pour notre pays s’ajoute celle du Brabant et des Flandres, soit 16 abbayes avant 1795 (avec des biens à Herstal, Jupille, Soumagne, un prieuré à Grivegnée et deux couvents de femmes à Cornillon et Beaurepart, actuellement siège de l’évêché). Après la tourmente révolutionnaire, il restera 5 abbayes ainsi que Leffe. Suivent l’histoire de la fondation, les saints issus de l’ordre, l’abbaye de Floreffe, l’histoire de l’abbaye (rien ne reste d’avant l’incendie de Charles leTéméraire en 1467), le développement du culte de N.D. de Foy, la belle période du 18e s., la révolution et les bâtiments utilisés par une verrerie puis une papeterie avant de redevenir une abbaye en 1903, grâce à des Prémontrés français venus se réfugier. L’effroyable guerre 14-18 puis l’exil de 40-45 jusqu’à la situation en 2002. Ensuite, la bière dans tous ses états, dont la tradition ancestrale fut reprise en 1952. L’accrochage paroissial puis la rôle des Prémontrés actuellement et en quoi consistent leurs journées.
JANVIER 2012- 1379 – BEAUX-ARTS ET RELIGION - GERSTEN Anne, De la grande déesse à la vierge en majesté, Classe des Arts de l’académie royale de Belgique, 2011, 168 p., Histoire d’un mythe par l’image ou instrument d’une réflexion.Un archétype de la Grande Déesse qui se serait mué dans la vénération de la Vierge Marie. Mais l’auteur se contente et ce n’est pas mal du tout du domaine de la sculpture des Vénus aurignaciennes au Sédes Sapientiae. Mais on passe par les déesses néolithiques comme les idoles cycladiques, les sculptures mégalithiques, les divinités grecques et égyptiennes comme Déméter et Isis mais aussi Cybèle. Puis triomphe le christianisme dès le 3e s., les polémiques vis-à-vis de la mère divine, face aux cultes orientaux et le paradoxe de la vierge-mère quant aux dates de ses fêtes, à ses incantations. L’auteur revient sur le concept des images que certains cultes refusèrent (juifs, orthodoxes). Les thèmes se confrontent entre la mère allaitant et Isis et Harpocrate, Theotokos et Sedes Sapientiae…..on suit les différents styles orientaux et occidentaux et on se demande parfois si la dévotion chrétienne ne s’assimile à du paganisme comme les vierges noires, mais les sedes allant de l’an 1000 à 1250 occupent pas mal de pages de ce livre fort bien documenté. A lire
JANVIER 2012 -1377-1378 – HISTOIRE REGIONALE - DIERKENS Alain, LOIR Christophe, MORSA Denis et VANTHEMSCHE Guy, Villes et villages Organisation et représentation de l’espace, Mélanges offerts à Jean-Marie Duvosquel, à l’occasion de son soixantième-cinquième anniversaire, 2 tomes, Le livre Timperman, 2011, 1018 p. Quel beau cadeau pour une retraite studieuse ? Après la riche bibliographie du jubilaire, Une série d’articles pour le plus célèbre des Cominois, territoire des Pays-Bas catholiques…..articles évoquant l’ancien régime des villes et quelquefois des villages : de la sociologie, de la cartographie, de l’espace vécu, de la populaire, de l’influence religieuse, de l’urbanisation, des paysages ruraux, les structures militaires, les localisations de certains patrimoines, la chasse, l’œuvre d’art face à la ville, la vie économique, la vie sociale Beaucoup sur Bruxelles, le Nord de la France, la Franche-Comté, mais aussi sur des territoires comme Chimay, Han, Ath, Pont d’Oye, Goé, Vaucelles, Ardennes, Arras, Bruges, Luxembourg, Anvers, Gand, Tellin  et même Constantinople, le Congo et Amsterdam. Intéressants pour notre région, les résidences des élites à la Belle Epoque, les compagnies bourgeoises,  le cosmopolitisme des rencontres dans les villes, la cartographie évolutive des forêts belges, les Archives de la cathédrale de Liège. Un beau cadeau finalement.  
JANVIER 2012 – 1376 – HISTOIRE - Historia – Hors série Point de Vue : de quand ça date, l’étonnante histoire de…….,2011, 130 p.. Vous saurez tout sur l’origine des éléments de la table (18 dont l’assiette, les sorbets ou les nappes), de l’habillement (du blue-jeans au chapeau ou le bikini), de la santé (du rasoir au scanner), du mobilier (du lit au tapis), des jeux (des cartes au mot croisé), des fêtes (de la dinde aux dragées), du numérique ( de l’@ au gps). Intéressant et pointu.
JANVIER 2012 – 1375 – HISTOIRE MODERNE - XHAYET Geneviève et HALLEUX Robert, Ernest de Bavière (1554-1612) et son temps, l’automne flamboyant de la Renaissance entre Meuse et Rhin, Brepols, De Diversis Artibus, 2011, 340 p. Ceci n’est pas un catalogue mais une série d’articles sur le rôle joué par ce premier prince évêque de Bavière. Les articles suivent d’ailleurs la structure de l’exposition : un homme d’état et homme d’église. La situation de la principauté à la fin du 16e s., son élection. Que veut-il faire ? : moderniser l’état, augmenter ses ressources, manier les Liégeois et rester neutres. Son catholicisme tridentin avec Jean Chapeaville. Un prince praticien : il s’entoure d’une cour savante, est disciple de Paracelse, alchimiste et veut moderniser les structures médicales (l’hôpital de Bavière et les eaux de Spa). Il devient même opérateur industriel : houillerie, sidérurgie, chimie. Il est protecteur des arts : l’architecture spécialement civile et urbaine comme notre hôtel de ville, les peintres entre Lombard et Douffet avec souvent des dynasties d’artistes : Durbuto, De Fraipont, Furnius, Lampson, Pesser, Pietkin, Ramey, Vaenius, Walsschartz. La sculpture, avec Tollet, Thonon, de Froidmont, Fiacre, la gravure et le vitrail dont ceux de St Servais. La musique. Nous ne saurons pas grand chose sur ses affaires privées………..ne fut-ils pas contemporain d’Henri IV.
JANVIER 2012 – 1374 – ARCHEOLOGIE – COPPENS Yves, Le présent du passé au carré, la fabrication de la préhistoire, Odile Jacob, 2010, 220 p., En réalité, il s’agit de chroniques prononcées sur France Info entre 2005 et 2007. Les grands singes, les préhumains et Lucy trente ans après, l’homme envahit l’Europe et la Chine, les principales fouilles comme Terra Amata, l’homme de Neandertal et son ADN et les plus anciens colliers, arcs, calendrier, peintures, mains peintes, Rouffignac. Arrive le Néolithique et la première domestication, non pas le blé mais le figuier, les premières architectures du monde : les mégalithes et les alignements , Zacharie le Rouzic, le nouveau monde enfin  avec le Brésil, ‘île de Pâques ou encore le Québec…les sépultures celtiques, …..les notices sont intéressantes car l’auteur a fait un tour du monde archéologique. Puis il termine avec les méthodes de datation et revient au final avec qui est l’homme, qui fait l’archéologie, et ce final, « sans hier et sans demain, aujourd’hui ne vaut rien »…pensons-y à chacune de nos démarches patrimoniales.
JANVIER 2012 – 1373 – HISTOIRE – D’ASTRES Charles, Petite encyclopédie insolite de l’histoire, faits étonnants, anecdotes et autres petites curiosités, City Edition, 2011,208 P ; Vous aimez les anecdotes, la petite histoire, la vraie origine des mots, des listes curieuses et cet auteur a passé en revue des données de la préhistoire à la toute dernière actualité. Nous nous sommes régalés de ces faits qui en disent long : parmi les 1000 et unes , Ichtys, les oies du capitole, l’ambiance de bazar dans les thermes, l’argent n’a pas d’odeur, tuez les tous, Bloody Mary, la monnaie des singes, les échecs, les deux couronnes d’Alienor, le valet de carreau, le calendrier révolutionnaire, les mazarinades, Louis XIII suit les ébats de sa demi-sœur et comprend enfin !, l’oreille de Mozart, les trente blessures de Ouidinot, le masque de fer, la jatte-téton de Marie-Antoinette, les 43 conquêtes du Vert Galant !!, les croates et leur cravate, le chevalier d’Eon, la carpe de Louis XIV et Louis XV et ses mœurs, Pasteur, le dentier de Washington, Clémentine, le vrai Arsène Lupin, les mots comme gadget, limoger, pêche Melba, boycott, …mais aussi la tendance de l’économie : les jupes avec ourlet en dessous du genou signe de la crise…..bien vite la mini-jupe !, le zouave de l’Alma, Blériot, les premiers camps de concentration furent espagnols à Cuba , le comte Sandwich et le docteur Guillotin, ………une chronologie
JANVIER 2012 – 1372 – TRADITIONS POPULAIRES – Traditions et artisanat de nos régions, Editions Atlas, 2002, 360 p. Vaste somme de quelques traditions de 22 régions françaises. La France du Nord accueille le lecteur : les géants à l’origine controversée, les ducasses, le carnaval de Dunkerque, les spectacles historiques, les jeux divers les carillons. Pour Paris, les saintes processions, les jardiniers et bateliers, les chansonniers….Suivent les autres régions avec musique, processions, grandes fêtes, jeux, fêtes et sports populaires, danses, l’importance des animaux, la variété des vêtements. Les photos sont superbes dans cette richesse du patrimoine immatériel.Pour la Champagne-Ardennes, le breuvage bien entendu mais aussi les grands feux, les tenderies, la St Blaise, le carnaval des Chars et les marionnettes de Charleville et quelques légendes.
DECEMBRE 2011 – 1371 – ARCHEOLOGIE – L’inventaire des sites archéologiques. Le zonage archéologique en Wallonie, Wallonie, 2011, 12 p. L’inventaire des sites archéologiques se base sur des sources documentaires  écrites ou cartographiques. La datation se base sur l’étude des structures et du matériel. L’ensemble de ces données va être centralisée dans un zonage archéologique qui sera un outil d’intégration pour l’aménagement du territoire et pour les archéologues bien entendu.
DECEMBRE 2011 – 1370 – PREMIERE GUERRE - JOURET Alain, Dour 1914-1918, 2011, 404 p. Ce professeur auteur déjà de plusieurs ouvrages dont Dour dans Mémoires en Images a écrit cette somme que ce livre qui fait le point sur ce qui se passa dans cette commune du Borinage. Dour a vu les troupes anglaises et allemandes se faire face fin août 1914. Laurence Van Ypersele signe la préface. Un plan de l’entité puis une chronique : les conscrits, l’arrivée des troupes britanniques le 22 août. Une bataille inégale s’engage mais à 2 contre trois les Britanniques ne perdront que 1600 hommes contre 5000 pour les Allemands. L’occupation commencera pour plus de 4 ans le 24 août 1914. L’auteur consciencieusement analyse poas seulement pour Dour mais pour la région l’approvisionnement, l’aide sociale, l’enseignement sur fond de guerre scolaire, la vie économique dont les charbonnages, le maintien de l’ordre, l’utilisation des ressources comme les réquisitions, la résistance avec l’aide aux combattants, les sabotages et les renseignements, la vie associative, une ville de garnison ville étape puis la libération le 8 novembre 1918. La guerre ne s’est sûrement pas terminée le 11/11/1918, il y a les commémorations, la reconstruction puis la liste des personnes affectées par le conflit.
DECEMBRE 2011 – 1369 – NUMISMATIQUE – De fraaie frank, Belgische munten sedert 1830, Nationale Bank van Belgie, 1989, 316 p. L’édition française étant épuisée, nous nous sommes rabattu sur l’édition néerlandaise. Par règne successif, les différentes monnaies illustrées avec toutes leurs coordonnées : nom du graveur, poids, taille, cours : 112 monnaies et variantes puis 26 billets jusqu’en 1914, 24 billets jusqu’en 1940, 25 billets depuis que l’on nommait d’après le personnage entre le Mercator ou le Lombard….Une bibliographie et une liste des graveurs son des plus utiles.  
DECEMBRE 2011 – 1368 – NUMISMATIQUE – Le règne de Guillaume 1er Monnaies et billets de 1815 à 1830, Musée de la Banque nationale, 1997, 162 p., Il est indéniable que cette période de 17 ans entre 1814 et 1830 marqua pour nos régions un développement économique avec de nouvelles infrastructures et de nouvelles compagnies. Et les monnaies, leur nom, leur poids, leur frappe. Il y a la fondation de la Monnaie néerlandaise à Bruxelles et la frappe commencée en 1822 avec tous les aspects techniques déployés. Nous étions sous l’emprise des florins et des cents ; Il y eut aussi la fabrication de francs, de plaquettes et d’escalins. Un autre chapitre évoque la société générale des Pays-Bas et le papier monnaie de son règne.
DECEMBRE 2011 – 1367 – RELIGION - JACOBS Roel – Les mendiants de Dieu, des moines et des sœurs écrivent l’histoire de l’Europe à Bruxelles, Historia Bruxellae n°13, 2011, 64 p. Jusqu’au 18e s. si pas 19es., l’église a joué son rôle dans l’urbanisme bruxellois. Les ordres mendiants comme les Dominicains ou les Franciscains ont vu le jour au 13e s. et pronaient la pauvreté. Ils s’implantèrent surtout en ville. Les 4 réformes du 16e s. avec les Minimes, les Capucins , les Annonciades et les Capucines. Les Carmes …l’histoire de ces ordres permet d’entrevoir les crises subies par l’ église à l’époque moderne. L’inventaire des ordres : les Franciscains-Récollets, dans la forêt de Soignes, les Capucins fondamentalistes, les minimes d’Anderlecht, les Annonciades, les Capucines. Les Dominicains avaient 3 adresses Louvain, Val-Duchesse et Bruxelles. L’auteur évoque les Carmes et Carmels, les Augustins et les frères Sachets…….
DECEMBRE 2011 – 1366 – BEAUX-ARTS - GALAND Michèle, HOUSSIAU Jean et SYMONS Thérèse, La faïencerie à Bruxelles du 17e au 19e s., une industrie dans la ville au service de la vie quotidienne, Historia Bruxellae n°5, 2003, 64 p., Les autorités soutiennent la faïencerie même en contrefaçon. Les Mombaers à la fin du 17e s. dans la rue de Laeken mais aussi les autres comme les fabricants de porcelaine. Un petit rappel des matières, de l’équipement, de la fabrication, des ouvriers, des patrons, de la vente, des différents produits et les célèbres « végétaux ou animaux mais aussi des vases hygiéniques ou de pharmacie sans oublier le chauffage.  
DECEMBRE 2011 – 1365 – BERNARD Bruno et MASKENS Robert, La révolution brabançonne et les Etats Belgiques Unis (1789-1790), Historia Bruxellae, n°1, 2003, 64 p. Un principautaire s’interroge toujours sur cette dualité de révolution brabançonne, un parti qui veut restaurer le régime d’avant Joseph II et l’autre plus ouvert aux idées de 1789. Entre Vandernoot et ses statistes et Vonck et sa société secrête Pro Aris et Focis (le musée possède une de leurs médailles). On évoque aussi le départ des Autrichiens en 1789 et leur retour en 1790 avec la fin des Etats Belgiques Unis
DECEMBRE 2011 – 1364 – ARCHITECTURE – MIGNOT Claude, Grammaire des immeubles parisiens, Six siècles de façades du Moyen-Age à nos jours, Parigramme, 2009, 208 p. Très intéressant.Du discours muet des façades…on en sort plus instruit. Les chronogrammes et signatures, les noms des rues et leurs numéros. On commence par une syntaxe et une grammaire des immeubles : les portes, les baies et balcons, les saillies et couronnements, les matériaux, les ornements, les façades animées. Puis on se lance dans six siècles de façades : le Vieux Paris de 1400 à 1660, le grand style Louis XIV, le rocaille Louis XV, classicisme de la fin du 18es., le néoclassicisme jusqu’à 1830, le juste milieu sous Louis Philippe (avant 1848), l’éclectisme avant 1881, entre classicisme tardif et art nouveau avant 1902, la Belle époque entre art nouveau, néo rococo et classicisme floral (premier quart), l’immeuble comme modèle universel, l’art déco d’entre les deux guerres, les trente glorieuses et son modernisme puis le post-modernisme.
DECEMBRE 2011 – 1363 – MOYEN_AGE – GUENEE Bernard, Histoire et culture historique dans l’Occident medieval, Aubier-Montaigne puis Flammarion, 1980-2011, 480 p. Oui, le Moyen-Age a eu ses historiens contemporains. L’archéologie du livre d’une certaine façon. D’abord qu’est-ce l’histoire au M.A., de l’événement et surtout une école de vie. « Histoire que fais-tu ? Je fais les bons ensuivre ». Ce fut d’abord une activité secondaire à l’abri des cloîtres puis au hasard des cours et des places. Mais quelles sources utilise-t-il ? des témoignages oraux, les monuments et leurs inscriptions, les chartes, les archives et enfin les livres. Comment constitue-t-il la documentation…il référencie. Puis il faut élaborer l’histoire. Faire preuve de critique historique avec les faux et les apocryphes. Une difficulté, trouver la bonne date car l’ère de l’incarnation n’arriva que très tard. Comment composer ? Des annales, des chroniques, des histoires mais l’auteur a sa façon d’écrire et son style, va-t-il aider le lecteur par des notes, des illustrations et sera-t-il lu ? Plus de 6O manuscrits valaient un succès !Trois villes phares près de chez nous Louvain, Liège et Cologne. Mais quels étaient les vecteurs de diffusion…toute une série d’interrogations que se pose l’auteur décédé en 2010. Et de citer les historiographes qui ont déjà classé leurs collègues dans des « ouvrages ». Mais ne nous cachons pas, l’histoire alors fut aussi propagande : dans un monde qui n’admettait pas la nouveauté, le passé était toujours appelé à justifier le présent. ; Nombreuses références et actualisations. Index des auteurs d’alors et actuels et des personnes citées. Référence pour le médiéviste.
DECEMBRE 2011 – 1362 – PREMIERE GUERRE _PORTE Remy, Chronologie commentée de la première guerre mondiale, Perrin, 2011, 645 p., Une chronologie française car il faut bien le constater beaucoup d’auteurs d’outre-Quiévrain ne savent pas que la Belgique a été mélée à la 1ère guerre ou si peu. Le livre se veut une approche globale mais ordonnée ! Quand est annoncée l’entrée en Belgique des troupes déjà le 2 août puis le 4 août 1914 ! D’autres erreurs belges se continuent comme l’assaut sur Dinant le 12 août et la reddition du dernier de Liège le 17 août. Utile mais à vérifier de près aussi pour les données françaises.
DECEMBRE 2011 – 1361 – SECONDE GUERRE – GALLO Max, Une histoire de la 2e guerre mondiale 1943 le souffle de la victoire, Le Grand Livre du Mois, 2011, 366 p. On ne présente plus Max Gallo. L’année 1943 marque le début de la fin pour les forces de l’Axe. 1943, c’est la victoire de Stalingrad, tournant de la guerre, c’est le régime de Vichy aux abois, c’est la Tunisie française, c’est la confrontation entre de Gaulle et Giraud, c’est la guerre totale préconisée par les fascistes, ce sont les travailleurs volontaires en Allemagne, c’est la suite de la solution finale, c’est Goering désavoué comme dauphin, c’est le ghetto de Varsovie en révolte, c’est la conquête de l’Italie succédant à la victoire sur l’Africa Korps, c’est la chute de Mussolini, ce sont les bombardements quotidiens sur les villes allemandes, c’est un Hitler décontenancé par l’offensive estivale ratée en Russie, c’est la déification de Staline par son peuple, ce sont les diverses attitudes allemandes face à la persécution des juifs, c’est la guerre civile en France entre les collabos et les résistants. Très bien narrés, ces événements ne laissent pas indifférents et l’auteur en fait une question d’hommes, sondant les cœurs des principaux protagonistes : Staline, De Gaulle, Hitler, Rommel, Churchill, Roosevelt, Petain et sa clique….
DECEMBRE 2011 – 1360 – SECONDE GUERRE – GHEUR Bernard, Les étoiles de l’aube, Weyrich, 2011, 334 p. Magnifique roman historique basé sur une expérience, les souvenirs de la guerre 60 ans après publié dans la presse régionale à Liège, recherche transcendée par la quête d’un jeune pilote américain, Jim Brady. L’arrière petite fille de l’héroïne, Jeanne veut retrouver cet américain sauvé par un louveteau. Le lecteur sera entrainé comme dans un jeu de piste à la rencontre d’une magnifique histoire dont le héros ne saura jamais finalement ce qui s’est réellement passé. La plume de cet écrivain Bernard Gheur est captivante. A lire
DECEMBRE 2011 – 1359 – HISTOIRE MODERNE – SARMANT Thierry, Le Grand Siècle en mémoires, Perrin, 2011, 508 p.  Oui, le monarque qui a marqué le grand Siècle a joué une pièce que relatent, via ce livre les mémorialistes (Retz, St-Simon, et même Louis XIV ou Mme de Motteville), les épistolières (Mmes de Sévigné et la Palatine) ou les diaristes (d’Ormesson…). Une compilation qui suit le règne du roi-soleil : le lever du soleil (1638-1660) entre jeunesse et fronde avec portraits d’Anne d’Autriche et de Mazarin – le règne glorieux (1661-1684) avec portraits de Colbert, Fouquet et son procès, Le Bernin vient en France, Vatel se suicide, la guerre de Hollande, les Poisons, la Montespan supplantée par la Maintenon, la disgrâce de Pomponne, Colbert disgracié et Louvois relevé, disgrâce de Charles de Perrault,..) - Tourments et tourmentes (1685-1700) : la révocation de l’édit de Nantes, mort du Grand Condé, sa grande opération, St Cyr, exil du roi d’Angleterre, les dévôts, Fénélon, Versailles, duc d’Anjou devenu roi d’Espagne – Déclin d’un âge (1701-     ) : mort de Monsieur, les derniers ministres, Mort de Vauban et de Mansart, le grand hiver de 1709, Monseigneur décède à 50 ans, puis son fils, la mort de Louis XIV le 1/9/1715). Impressionnant.   
DECEMBRE 2011 – 1358 – GUERRE 14-18 PROST Antoine, Ecrit du front, lettres de Maurice Pensuet, 1915-1917, Grand Livre du mois, 2010, 382 p. Ces lettres furent transcrites par Jean Pensuet et Marie-France Daudin. Encore des mémoires directes des événements de 14-18 : 500 lettres écrites dans les pires conditions par ce futur horloger engagé comme caporal en avril 1915. Il fut deux fois blessé et raconte ainsi sa vie sur le front dans les lettres envoyées à ses parents. Il passe sur l’Argonne, puis à l’est de Nancy, à Verdun et en forêt d’Apremont, à Sommedieue puis en Champagne. Emouvante en postface, la lettre du neveu à son oncle : il lui dit que sa vision a changé. Il se met surtout à sa place. Tranchée et retrouvailles.
DECEMBRE 2011 – 1357 – HISTOIRE ET CIVILISATION – BERNARD Bruce, Siècle Cent ans de progrès, de régression, de souffrance et d’espérance humains, Phaidon, 2002, 1236 p. Magnifique petit dictionnaire car avec des photos bien typées surtout anglo-saxonnes, on suit le mouvement du 20e s., en 7 sections chronologiques : avant 1914 insouciance et grandes espérances, de 15 à 33 les plaies restent vives, de 34 à 45 essor et déclin de l’innomable, de 46 à 65 la paix nucléaire sur la corde raide, de 66 à 85 entre Vietnam et effondrement soviétique, de 86 à 99 espoir et chaos puis 99 à 2001, un épilogue avec les Twin Towers. A chaque période, les grands noms et des photos pas seulement du pouvoir mais de la vie quotidienne et de tous les pays. Décapant et étonnant. Pour notre pays, signalons les soldats de 14, Passchendaele en 17 avant et après la bataille, Léon Degrelle en 37, l’arrestation de membres de la Gestapo et la bataille des Ardennes en 44,  Baudouin au Congo en 60, le Heysel en 85. Pourquoi la Belgique si peu représentée car la violence ne fait pas partie de nos mœurs et c’est tant mieux.  
DECEMBRE 2011 – 1356 – HISTOIRE – Destruction et reconstruction des villes du Moyen-Age à nos jours, Actes du 18e colloque international de Spa en 1996, Crédit Communal, Collection Histoire, n°100, 1999.464 p., Un livre déjà ancien mais qui nous intéresse au premier chef, depuis le siège d’Ypres en 1383, celui de Liège par les Bourguignons en 1468, les petites villes flamandes détruites par les flammes et l’épée, Malines au 16e s., l’honneur et la gloire, bases des guerre du 16e s. concrétisées par des sièges comme à Binche ou à Dinant, le siège d’Ostende entre 1601 et 1604, les sièges de Namur au 17e s., Luxembourg en 1671. Qui nous intéresse particulièrement, la reconstruction d’Ypres après 14-18, Mons et St-Vith en 40-45, l’archéologie des destructions à Bruxelles, les aspects juridiques de ces destructions.
DECEMBRE 2011 – 1355 – ARCHEOLOGIE – Journées d’archéologie wallonne, résumé des communications, Namur, Décembre 2011,83 p.  L’archéologie wallonne se porte bien : une quarantaine de communications centrées souvent sur des rapports de sciences auxiliaires comme les datations, la géologie, l’étude des restes botaniques et zoologiques. Depuis les sols paléolithiques jusqu’à la découverte d’un avion de la 2e guerre, l’archéologie est foisonnante. Pour la région liégeoise, la nécropole protohistorique d’Hermalle-sous-Argenteau, la décoration du fanum de Jupille, la production du plomb en Gaule, les céramiques d’un couvent liégeois, les recherches dans le centre urbain d’Herstal entre place Licour et église St Orémus.
DECEMBRE 2011 – 1354 – HISTOIRE – Le musée Carnavalet, histoire de Paris, Connaissance des arts, 2011, 64 p. Musée qu’il faut voir dans le quartier du Marais, car il évoque les grands moments de l’histoire moderne et contemporaine de la France. Des reconstitutions notamment de salons ou de chambres. Les origines de Paris sont aussi évoquées de la préhistoire au 15e s., Paris a son autorité, Paris est l’objet de l’attirance des peintres, Paris révolutionne (1789,1830,1848,187). Un grand point est l’ensemble des intérieurs parisiens. Ce qui nous a séduits, ce sont les enseignes, identification des maisons avant la numérotation dès 1805. Un plus aussi est l’évocation de la vie artistique comme celle de Madame de Sévigné, celle des comédiennes célèbres  
DECEMBRE 2011 – 1353 – HISTOIRE GENERALE – Grands documents de l’histoire de France, Archives nationales, 2007, 128 p. La France et son histoire, ce n’est pas la Belgique. Mais souvent quand la France tousse, la Belgique éternue. Et ces documents ont souvent concerne notre belle petite nation. Une chronologie détaillée (jour, mois et année). Les documents d’archives photographiés et traduits et le contexte évoqué. On y voit le plus ancien document conservé : acte de Clotaire II en 625 puis on suit l’histoire : Charlemagne, Capet, Philippe Auguste, traité entre l’Empire et le royaume, Saint-Louis fonde la Sainte Chapelle et écrit ses comptes, l’interrogatoire des Templiers en 1307, le maintien de la résidence royale, des listes de blasons et des chroniques, le Roi René, la Pucelle mentionnée dans un assaut, des censiers, des inventaires, des traités entre François 1er et Henri VIII, les guerres de religion, l’édit de Nantes en 1598, Louis XIII s’en prend à sa mère Marie de Médicis qui ne veut pas quitter le pouvoir, la révocation de l’édit de Nantes en 1685 qui fut une catastrophe économique, le testament de Louis XIV, les pièces à conviction du régicide Damiens envers Louis XV, l’affaire Calas, l’éducation de Louis XVI, les atours de Marie-Antoinette, le serment du jeu de Paume, la déclaration des droits de l’homme, la dernière lettre de Marie-Antoinette, un décret de Napoléon conférant la Légion d’honneur à Goethe.., le testament de Napoléon, les pièces à conviction pour le procès de Choiseul-Praslin, Baudelaire demande assistance à Eugénie, la séparation de l’église et de l’état en 1905, les congés payés en 1936, la constitution de la Ve république…..un bel aperçu.  
DECEMBRE 2011 – 1352 – ARCHEOLOGIE – Qui étaient les Gaulois ?, Universcience, Editions de la Martinière, 2011, 211 p., Magnifique exposition interactive au palais de la Science à Paris, les Gaulois du mythe à la réalité telle que fournie par les dernières fouilles archéologiques. Entre ce qu’en disent les auteurs antiques horribilisés par leurs coutumes barbares et les résultats des fouille , Quatre questions : où vivaient, que faisaient, que pensaient les Gaulois et qu’en avons-nous fait ? Ce n’était pas un peuple des bois, de piètres architectes ou des dévoreurs de sangliers (Merci Goscinny et Uderzo). Ils étaient d’habiles artisans (bois,argile, métal), des commerçants avisés dans l’import et l’export et des guerriers tacticiens. Non, pas de société primitive, les dieux n’avaient pas élu domicile dans la nature mais bien dans des temples, les morts avaient des sépultures avec souvent un riche mobilier et enfin une écriture et le mythe gaulois utilisé e.a. à des fins politiques par Napoléon III ou Vichy sans oublier les apports commerciaux…..belle production. Un conseil, allez voir cette exposition très interactive. Les témoignages sont surtout tirés de la Gaule chevelue !
DECEMBRE 2011 – 1351 – TECHNIQUE – SABENA, le progrès venait du ciel, l’histoire du transport aérien belge, Borgerhout et Lamberigts, Musées royayx d’art et d’histoire, 2011, 244 p. Il a dû faire son chemin, l’avion face au train et au bateau. La SABENA se lâche en 1923, la sécurité aérienne, le cœur au Congo, l’aéroport de Zaventem et l’expo 1958, le progrès de l’aviation, le siège d’avion, l’affiche une invitation au voyage, les hôtesses de l’air et l’équipage, les repas et les autres conventions, les charters, l’histoire d’une faillite, l’émergence des low cost et le devenir du transport aérien devant la pénurie pétrolière. Le dernier chapitre évoque l’évolution du costume de la gent féminine : du très beau au superbe.
DECEMBRE 2011 – 1350 – TECHNIQUE – DECRAENE Stevens, DENRUYTER Peter et SCIOT Geert, Sabena Air Nostalgie, Editions Labor, 2002, 234 p. La société anonyme belge d’exploitation de la navigation aérienne a sombré en 2001 après 78 ans de bons et loyaux (et couteux) services. Levée de boucliers. Le livre présente de nombreuses photos bilingues….la matériel, la délicatesse et le professionnalisme des équipages, les installations au sol….le tout avec une pointe de nostalgie. Des points ignorés et qui (je pense) ne sont pas d’actualité dans les low cost : la prise en charge des enfants, des animaux, des stars ! de la bonne cuisine. l’Afrique et le Congo en points forts. L’intérêt est de voir l’évolution du matériel. On y parle de voie royale, de chemin ecclésiastique mais aussi de pont aérien ou d’accidents (le dernier en 61).
DECEMBRE 2011 – 1349 – MOYEN AGE – L’affaire des Templiers, du procès au mythe, Archives Nationales, 2011, 68 p. les Templiers ont toujours fasciné plus que tout autre ordre religieux car on l’oublie, c’étaient bien des moines soldats. Les archives nationales françaises ont sorti quelques éléments de leurs archives : la mort programmée sous Philippe IV le Bel. Oui, il y a eu des dérives dans cet ordre puissant, une rivalité avec l’ordre des Hospitaliers où les biens des Templiers ont abouti. On peut considérer la mise au pas des Templiers comme une offensive contre la papauté dont les Templiers étaient les affidés. Mais les rumeurs vont perdre cet ordre à qui le roi de France ne fait plus confiance. Pourtant le roi les apprécie jusqu’en 1307. Et l’argent conservé au Temple doit servir à financer une nouvelle croisade. Il fallait faire céder le Pape Clément V et le résultat des tortures et des interrogatoires musclés après le coup de force du 12 octobre 1307 devaient prouver les allégations lancées par les rumeurs. Mais point de possibilité de revenir sur ses aveux, on est relaps et mis sur le bûcher. Comment aussi le roi réussit à distraire le pape de l’affaire des Templiers par d’autres minimes affaires : celui-ci n’en finissait pas de purifier son royaume. Mais l’ordre du temple va renaître au 18e s.et ses liens avec la franc-maçonnerie sont importants.
 
NOVEMBRE 2011 – 1348 – GUERRE 14-18 – Le musée de la Grande Guerre, Pays de Meaux, Un nouveau regard sur 14-18, Cherche-Midi, 2011, 160 p.,  Comme tour récit d’histoire, un musée est contemporain de son temps, des interrogations que l’on s’y pose. La collection de Jean-Pierre Verney a servi de base à ce nouveau musée (dans le cité de Jean-François Copé). Le musée prend son envol en 2005, avec un conseil scientifiqu On évoque l’accouchement de ce musée. Mais ce qui nous intéresse est l’étendue de la collection et ce qui s’en dégage : les mentalités avant la guerre, le théâtre de la Marne, on met en confrontation les divers armements spécialement français et allemands, les tranchées ou l’homme redevient primitif même s’il existe un artisanat des tranchées, il y eut aussi une 2e bataille de la Marne au printemps 1918. Les mentalités après guerre mais aussi les nouvelles techniques de guerre avec grenade, avion…..entre mobilisation et tactique et stratégie. Le service de santé a joué son rôle. Mais ce fut aussi une guerre mondiale entre colonie et yankees. La femme et son rôle. Bel ornement pour un nouveau musée en qui on nourrit beaucoup d’espoir.
NOVEMBRE 2011 – 1347 – ARCHEOLOGIE - HAUZEUR Anne, JADIN Ivan et JUNGELS Cécile, 5000 ans avant J.-C., la grande migration ?, Collection du patrimoine culturel n°3, 2011, 240 p. La collection de Louis Eloy acquise par la fédération Wallonie-Bruxelles et déposée au Préhistosite de Ramioul est le prétexte à évoquer ces premiers agriculteurs venus féconder la terre hesbignonne mais pas seulement. 102artéfacts sont décrits venus de plusieurs sites et surtout de Vaux-et-Borset, Dommartin, Limont, Anixhe ou encore Chapon-Seraing. Histoire des découvertes puis que sont ces villages constitués de maisons en bois, de palissade, de puits (en Allemagne) et de fosses. Un seul cimetière connu en Hesbaye (Hollogne-aux-Pierres). Les espèces végétales et animales sont décrites de même que les matières premières dont le silex bien entendu mais aussi les autres utilisées pour la fabrication de ce nouvel outil qu’est l’herminette entre lave, amphibolites, grès à mica et phtanite. La décoration des céramiques est-elle à diviser en styles chronologiques (nous l’avions déjà prouvé dans notre mémoire en 1975 !) . La technique de fabrication des vases et d’autres objets curieux, les objets de parures. La question qui taraude les archéologues européens : d’où sont venus les courants de néolithisation en Europe : Danube puis Rhin-Meuse ou la rencontre entre le cardial et le rubané. Y-aurait-il eu deux vagues : des pionniers puis des colons plus nombreux. Mais qu’en est-il des céramiques du Limbourg et du Blicquien. Comment les Rubanés ont-ils disparus. L’objet archéologique est défini dans une thèse hardie par Marcel Otte. Ce que nous avions retenu de ce chercheur, c’était les articles détaillés sur un type précis d’objet, unique ou rares. Sa collection est en bonne main. Finalement quelle était cette société néolithique, les premiers collectivistes ! On n’a pas fini d’en parler.A voir dans une exposition à Ramioul  
NOVEMBRE 2011 – 1346 – TRADITIONS – BOECKMANS Jean-Marc, DVD Folklore en héritage : le carnaval de Rio, 2011 (vendu au prix de 15 €), 120 ‘ Vous aimez le carnaval de Rio, ce dvd de 2 h. vous est destiné. Vous serez catapulté dans ce spectacle qui voit s’affronter 12 écoles de Samba sur 2 nuit. On suit un destaque, Alain Tailiard un des rares belges à avoir été si haut dans les responsabilités. On est emballé par les chants des Sambas et la succession des groupes constitués de plus de 4000 participants. Les coulisses et l’expérience d’un groupe de français venu à Rio pour se lancer dans la sarabande.  
NOVEMBRE 2011 – 1345 – HISTOIRE – LEE Laura, Et s’il avait fait beau, de l’influence de la météo sur les grands événements de l’histoire, Acropole, 2007, 416 p. 55 petites histoires, depuis l’homme de Néandertal, le déluge, la bataille de Teutoburg, Kubilai ne peut envahir le Japon, le Groenland et les Vikings, le grand schisme, les chasseurs de sorcières, la guerre des deux Roses, l’hiver russe face à Napoléon et Hitler, l’invincible Armada, Stradivarius profite d’un refroidissement du climat, le cerf-volant de Benjamin Franklin, Washington, Robespierre manque son coup à cause de la pluie…l’auteur américaine évoque bien entendu des faits historiques américains. Mais il y a aussi Waterloo, la guerre 14-18, la bataille des Orcades, El Nino, le débarquement, Hiroshima, les faiseurs de mousson au Vietnam, la tempête du désert et enfin les fusées sensibles à la météo. Oui le temps peut influencer les évènements.
NOVEMBRE 2011 – 1344 – PATRIMOINE - BARATON Alain, Vice et Versailles, Crimes, trahisons et autres empoisonnements au Palais du Roi Soleil, Grasset, 2011, 202 p. Quelle écriture, ce jardinier de Versailles. Il nous rappelle en 14 chapitres tous les crimes et morts tragiques qui se seraient passés à Versailles : les brigands du 16e s., les suicides, les jardins dangereux la nuit, les accidents de travail, les rencontres gays de Louis XIII, le masque de fer, la maison des horreurs ou si on y regarde bien ces sculptures, elles sont terrifiantes, les poisons, les attentats dont le régicide Damien, la vie de Marie-Antoinette : se serait-elle détruite via la rumeur entre les vivats de la foule et à mort l’Autrichienne ou la calomnie ne peut être arrêtée. Dans un style très fleuri, l’auteur ne manque pas de remarquer les horreurs de la révolution, de la campagne de 1870 et de ces jardiniers morts en 14-18. Oui, il faudrait une simple plaque rappelant les morts qui ont eu lieu dans cet endroit qui n’est pas si « joli ». Merci de nous avoir fait découvrir les coulisses de ce château……  
NOVEMBRE 2011 – 1343 – SECONDE GUERRE MONDIALE – COSTELLE Daniel et CLARKE Isabelle, Apocalypse Hitler ou comment Hitler a – il été possible, Grand Livre du Mois, 2011, 170 p. Oui certainement avec Staline, le dictateur européen le plus sanguinaire du 2Oe s.Que peut-on retenir de ce mégalomane, piètre stratège : la théâtralisation de ses meetings, une mort indigne d’un Führer ( ?), son livre vénéneux Mein Kampf qu’on renait pour une fiction. Il disait avoir une « mission » . Son antisémitisme va le suivre partout. Le livre suit sa biographie : son enfance autrichienne, sa découverte de Vienne, son retour en Bavière en 1919, la secte Thulé, un putsch raté en 1923, sa prison, la S.A., l’entrée au parlement en 1928, la 2e force politique en 1930, Hitler rate la présidence et les élections de 1932 mais il devient chancelier en janvier 1933 et fait brûler le parlement le mois suivant, des élections truquées et puis les premiers camps de concentration, l’autodafé puis la fin de la république de Weimar, la nuit des longs couteaux en juin 1934 et l’engrenage infernal se poursuit avec la dictature absolue : la nuit de cristal. Le livre s’arrête en 1935. Suite peut-être de sa folie meurtrière dans un autre livre. Photos d’archives superbes. .
NOVEMBRE 21 – 1342 –PATRIMOINE MEMORIEL – LEGGE Jacky et PIERARD Christiane, Le cimetière de Mons, 150 sépultures pour approcher l’architecture et la symbolique funéraires, Hainaut, culture et démocratie, 2011, 288 p. Une introduction signée Xavier Deflorenne, une histoire de l’espace cemeteral par C.Pierard avant que Jacky Legge, un des spécialistes belges en donnent un aperçu de 150 tombes qui donneront par ordre alphabétique du nom de famille des défunts :une photo, en rouge les inscriptions et la description du monument et l’explication de la symbolique ; La plupart de ces monuments sont antérieurs à la 2e guerre mondialee et surtout de la fin du 19e s., époque glorieuse de la symbolique funéraire ; Un petit chapitre sur la nature ; Une table onomastique, des symboles, des images, des décorations, la liste des collaborateurs et surtout un plan , de quoi faire une promenade culturelle et esthétique.
 NOVEMBRE 2011 – 1341 – HISTOIRE – Adieu franc, la Belgique et sa monnaie, une belle histoire, Lannoo, 2001 , 96 p. A l ‘époque, l’euro allait sortir de terre, c’était le moment de rappeler l’histoire de notre monnaie qui allait perdre définitivement ( ?) sa frappe. J’ai appris que ce fut une société privée (la famille Allard) qui s’occupa de la frappe de monnaie jusque bien tard…..tous les billets et monnaies sont reproduites. Nostalgie entre le Magritte et le Horta….intéressant à se remémorer alors que les 10 ans de l’Euro se pointent à l’horizon
 
NOVEMBRE 2011 – 1340 – GUERRE 14-18 - COEURDEVEY Edouard, Carnets de guerre 1914-1918, un témoin lucide, Pocket Terre humaine Poche, 2008, 1233 p. Vaste somme, ces carnets bien mis à l’abri sont un procès verbal impitoyable. Non, Edouard ne fut pas seulement un poilu des tranchées mais aussi un soldat de l’arrière, qui dans un bureau s’occupa du matériel et de la logistique mais qui deviendra interprête lors de l’occupation en Allemagne. De jour en jour, il observe les faiblesses de l’organisation, les inepties de la bureaucratie, s’interroge sur le brassage social et voit au travers de tout cela la camaraderie ou les inimitiés, le courage mais aussi la couardise. De la mobilisation, des avancées suivies de reculs »stratégiques », les douces lettres aussi de la famille qui rassurent. Il y a aussi les rumeurs les plus folles sur les trahisons, sur les armes secrêtes, sur les ordres insensés…..on s’y croirait. Les fêtes religieuses scandent ses écrits. « Journée pieuse, j’ai rangé les bribes matérielles de mes pauvres amours harassées »Entre défaitisme, les « boches sont les plus forts » et exaltation patriotique….à la fin carte du front, pertes humaines (10 millions en 14-18 et prèsde 50 millions en 40-45, succession des gouvernements en France et chronologie de la guerre (Non, la Belgique n’est pas envahie le 3 août 1914 ! Pauvre petite Belgique dans l’historiographie française !)
NOVEM EBRE 2011 – 1339 – LITTERATURE WALLONNE – TARGE Jean-Claude, Jean Targé, une vie pour la langue wallonne, Bibliothèque communale d’Oupeye, 2011, 84 p. Lorsque nous avons fait le rendez-vous de l’histoire sur Marcelle Martin, nous avions rencontré l’auteur, fils de l’écrivain wallon Jean Targé. De son métier, policier communal, rien à dire de particulier mais de sa passion wallonne, ce livre reprend les multiples facettes : auteur de quelques pièces wallonnes intégrées dans l’histoire de sa région (2e guerre, féodalité, Charles le Téméraire, l’inquisition, Nativité…). Ses personnages ont des destins très sophocléen tel Antigone…..Il est à ses heures poète, conférencier, professeur et surtout metteur en scène. Le livre préfacé par l’échevine Arlette Liben passe en revue sa biographie, l’évocation de ses différentes facettes et surtout le résumé de sept pièces et quelques extraits bien choisis. Un Homo Wallonicus qui fit de sa vie un apostolat pour sa langue.
 
NOVEMBRE 2011 -1338 MOYEN AGE- Carte Guillaume Sur les chemins de l’Europe cistercienne, 20 volets, Il s’agit d’une route relative à la vie du liégeois Guillaume de Saint-Thiery, auteur mystique (1075-1148). On évoque leepères chronologiques d’alors et sa rédécouverte et les construction d’alors. La carte suit un itinéraire allant jusqu’à Reims et en Champagne. Bénédictin puis cistercien puis chartreux, il cotoiera St Bernard. Une route suit la Meuse et une autre descend par St Hubert. On s’arrête à Château-Thierry et on va jusqu’à Clairvaux.
NOVEMBRE 2011 – 1336-1337 – B.D. ET HISTOIRE INDUSTRIELLE – Gordinne, Images populaires, 60 p. et Robert Gordinne, 11.11.1931 – 09.05.2010, 48 p. Dans la chapelle des Sépulcrines, rue du Collège à Visé, se tient une exposition qui rend hommage à la production de l’Imprimerie Gordinne de Liège, qui œuvra de 1830 à 1959. Deux incendies privèrent les historiens et les amateurs de documentation( en 1946 et en 1959). Sa production se concentre dans de magnifiques affiches, des images d’Epînal, de la littérature pour la Jeunesse, et les premières bandes dessinées. On évoque la généalogie des Gordinne (avec Visé et Sarolay e.a.), l’évolution du matériel et de la production mais même aussi un cinéma, les auteurs comme Fromenteau, Marijac, Chargill, Thomen, Le Rallic, Peclers, Pinchon, Rigal Georges Ista mais aussi plein d’autres dont la liste est citée. Un essai de production est aussi publié avec albums de jeunesse, romans policiers, albums à colorier. Le premier essai signale aussi la difficulté de la recherche car les exemplaires tant des images d’Epinal que les livres ne signalent pas toujours la provenance et des variantes existent. Mais la liste se développe sans cesse. La chronologie détaillée de l’imprimerie est indicative du développement de cette firme et de ses déboires dans la famille 50. La fin évoque les différentes machines d’imprimerie.
OCTOBRE 2011 – 1335 – HISTOIRE RELIGIEUSE – DOUCET Jean-Marie et CHARNEUX Jacques, Hubert d’Ardenne, Histoire d’une légende universelle, Musée en Piconrue, 2011, 262 p.,  Magnifique ouvrage sur ce saint principal de l’Ardenne mais d’abord il fonda la cité de Liège puis devint patron et défenseur de l’Ardenne, ce pays de forêts, de lande et de féérie. Le miracle du sanglier , sous le signe du cerf crucifère, il protège le vénerie médiévale. Guérisseur de la rage avec son étole céleste. A l’époque de la réforme, il triomphe des rages iconoclastes puis au siècle classique devient le héros des fêtes princières et préside aux chasses sauvages. Il se retrouve dans 13 pays comme l’attestent les vocables Saint-Hubert et maintenant entre chasseurs et écologistes, St Hubert développe son cerf crucifère malgré la diminution de la pratique religieuse comme du nombre de chasseurs. Jacques Charneux fera ensuite les riches heures de l’abbaye entre 687 et 1797.
OCTOBRE 2011- 1334 – GUERRE 40-45 - CORNIL Philippe – Belgique : Septembre 1944, les véhicules américains de la Libération, Editions de Krijger,  2008, 84 p. Dès le 2/9/1944, les troupes américaines sont en Belgique et le livre présente ville après ville des photos de véhicules : la jeep, les half-track, les blindés comme le Greyhound, Sherman, les M8,les ambulances Dodge,  les dépanneuses, les GMC, le chasseur de char M10, les tracteurs. Des vues d’Eijsden, de Fouron, de Riemst, d’Heure-le-Romain.
OCTOBRE 2011 – 1333 – MUSEE- M LEUVEN LE MUSEE ET SES COLLECTIONS, Lannoo, 2010, 126 p. , Le musée de Leuven –Louvain rénové avec bonheur tant dans sa présentation que dans son nom bref et percutant que dans ses nouvelles missions trois expositions par an et travailler l’art contemporain. Départ de la fondation Vander Kelen-Mertens, puis l’architecture de Stéphane Beel ; 50 œuvres sont présentées depuis un verre apode mérovingien jusqu’à une œuvre orientalisante du 20e s. On y trouve piéta, mausolée, christs, œuvres de Van der Weyden et de Thierry Bouts le louvaniste, cadran, la tête de St Jean Baptiste, les statues et un collier de gilde du 16e s., les triptyques de Coxie. Remarquons le combat de Carnaval et Carème, la tête de la géante, l’intérieur de l’église St-Pierre, les Verhaghen, l’Ensor, le Jef Lambeaux, le Constantin Meunier, quelques scènes de genre, Anto Carte. On attend les prochaines expositions.
OCTOBRE 2011 – 1332 – PETIT PATRIMOINE – Comblain-au-Pont, Inventaire du petit patrimoine sacré, Chapelle du Mont asbl et Qualité-Village-Wallonie asbl, 2011, 144 p. Après avoir réalisé notre inventaire de ce petit patrimoine sacré visétois en 1989 (Croix, potales et chapelles au Pays de Visé), c’est un plaisir de voir ce livre utilisé comme une des références pour ce livre très détaillé et qui voit passer en revue par types de patrimoines tout ce qui se trouve sur les chemins et sur les façades comblainoises. Les 6 églises et 3 chapelles, 3 éléments de façade, 35 croix existantes sur 50 avec leur mission. On trouve pour chaque patrimoine crucifère, une datation, une description, des éléments décoratifs, la fonction et leur histoire, 110 potales. L’intérêt est aussi de s’occuper des représentations de ces monuments : les 21 christs en croix, les 36 vierges seules, les 35 vierges à l’enfant et les 14 autres représentations (dont des saints..peu nombreux finalement par rapport à d’autres terroirs). Une synthèse des 151 ensembles et des cartes pour situer. De la belle ouvrage sans nul doute que nous recommandons aux spécialistes et aux autres amateurs.
OCTOBRE 2011 – 1331 – GUERRE 40-45 – DEBLANDER Bruno et MONAUX Louise, Apocalypse en Belgique, 1940-1945, Destins singuliers, Racine RTBF, 2011, 206 p., 15 vies souvent familiales évoquées pendant la guerre. Des tranches de vie, des témoignages percutants : des Belges partis en Angleterre, des étudiants et des professeurs résistants, des jeunes C.R.A.B. dans le sud de la France, la vie d’un jeune cycliste un certain Pino Cérami, des juifs déportés, des familles prisonnières des Japonais en Chine, des soldats en 18 jours de débandade, un père collaborateur, un adolescent veut en découdre, un polonais débrouillard, les volontaires en fin 44, deux quincailleries bruxelloises opposées, un journaliste au cœur du 3e reich. Intéressants points de vue. Cela se lit comme un roman. Un 3e tome bientôt ?
OCTOBRE 2011 – 1330 – HISTOIRE – STEVENS Fred et TIXHON Axel, L’histoire de la Belgique pour les nuls, First Editions, 2010, 460 p. Trente chapitres pour une histoire d’un pays qui se maintient de part une large majorité de sa population< ; une bonne synthèse : la préhistoire, les Romains, Clovis, l’essor chrétien sous Charlemagne. Déliquescence du siècle de fer et de plomb au 10e s., les principautés prennent leur essor : Flandre, Hainaut, Brabant et Liège. Du rêve bourguignon au rêve josephiste en ce siècle de malheur. La rupture avec les révolutions, la ci-devant Belgique. De l’amalgame parfait ! à l’amour sacré de la patrie. Un état « libéral et bourgeois » avec polarisation , guerre scolaire et partis constitués. Ce premier pays industriel du continent voit aussi la naissance du mouvement flamand. Resurgit la question sociale et la nécessité du suffrage universel. L’âme belge s’exalte durant la Grande Guerre mais les Allemands créent la diversion. Les promesses d’Albert 1er : acquis sociaux, suffrage, question linguistique, union nationale. Les années folles puis la Grande crise avec les démocraties en question, la seconde guerre et Léopold III. La modernité, la fin du rêve colonial, les Golden Sixties, les réformes de 1970,1980. Autour des symboles comme le perron liégeois, les bières et chocolats et des monuments tout de l’Yser, Atomium, béguinages et beffrois. Dix personnalités de Notger à Eddy Merckx avec Hergé, Elisabeth ou Brel. Dix sites dont Waterloo, Bois du Luc mais rien en Liège. Une chronologie, une carte et une bibliographie pour terminer cet intéressant parcours.
SEP
TEMBRE 2011 – 1329 – HISTOIRE – THIELEMANS Marie-Rose, Goswin, baron de Stassart 1780-1854 Politique et Franc-maçonnerie, Académie royale de Belgique. Classe des Lettres, 2008, 832 p., Ce baron fut-il une girouette politique ? Mais loin de cela, l’homme était d’une intégrité au dessus de tout soupçon. Sous le régime français, ce fut l’université de la jurisprudence, puis auditeur au conseil d’état puis intendant aux armées avant d’être sous-préfet puis préfet à Avignon (1810) puis à la Haye (1811). Le gros hic, ce sont les conscriptions. 1813 et la traversée du désert : français ou belge ! Puis député aux Etats Généraux et une manière de réduire ses dettes. Il aimait s’autoflatter. Il prône la liberté d’enseigner. Il est membre du congrès national. Devenu persona non grata en Hollande, il prône le rattachement à la France. République ou monarchie ! Il est gouverneur de la province de Namur puis président du Sénat de 1831 à 1838 et gouverneur du Brabant en 1834. Il devint Grand Maître du Grand Orient de Belgique, après avoir été initié en 1802.Le roi Léopold III ne fut pas étranger à cette nomination. Mais le clergé  combattit l’ascension du baron qui perdit la présidence du Sénat en 1838. La recherche d’autres honneurs mais aussi la perte du gouvernorat du Brabant en 1839.Il fut diplomate à Turin en 1840. Mais il suscitait beaucoup d’hostilités. Il resta sénateur et malgré tout unioniste. L’auteur passe en revue ensuite les réseaux d’influence : le joséphisme, le bonapartisme, le patriotisme belge, la maçonnerie. Un aspect moins connu est sa carrière d’académicien, d’écrivain (chansons, fables, pensées de Circé, biographies, critiques littéraires), de bibliophile (20.000 livres et une collection d’autographes) avec de nombreuses amitiés littéraires. Avec Eugène Van Bemmel, un philologue, sorte de fils adoptif. Dans le privé, un capitaliste proche de la Société Générale. Et sa fin de vie, son testament  Extraverti, époux d’une femme toujours soucieuse. Intéressante recherche sur un homme multiple.
SEPTEMBRE 2011 – 1328 –MUSEE – JAUMAIN Serge, Les musées en mouvement Nouvelles Conceptions, nouveaux publics (Belgique, Canada), Editions de l’université de Bruxelles Centre d’étude canadiennes, 2000, 212 p. Ouvrage collectif de 21 scientifiques qui rappelle le colloque de 1999. Qu’attend-on des musées à l’aube du 21e s. : les musées font une tranquille révolution avec le public et l’innovation en ligne de mire. Les rapports complexes avec l’université entre modernité et postmodernité. Faire l’histoire au musée : de l’historien partenaire à l’historien alibi ou de l’objet fétiche à l’objet document, la cohabitation difficile entre université et musée soit au Canada, soit à Louvain-la-Neuve. Faut-il avoir peur du privé : les sponsors sont des banquiers et des partenaires, l’ISCI de Montréal et le monde des entreprises, que savons-nous des publics des musées ? Le musée peut-il être un changement en éducation. Le musée et le politiquement incorrect. L’Afrique en vitrines à Tervuren ou les vitrines de l’Afrique ; Comment interpréter les cultures autochtones ? Un écomusée : le Fier Monde à Montréal. La Fonderie est-elle un musée ou un pôle de développement urbain.Les musées et la technologie de l’information.
SEPTEMBRE 2011 – 1327 – MUSIQUE - Carnet de chansons, De Borée, 2007, 390 p. Une successions de 286 chansons plus ou moins connues réparties en 4 chapitres : Amour, Ambiance, Nostalgie et Divers. De vieilles chansons surtout d’ambiance et d’autres plus connues, point de partitions mais que des textes. De la poésie souvent, l’ordre alphabétique du titre est de mise. Tous les grands noms de la chanson française s’y retrouvent dont quelques belges, Brel, Adamo, Halliday,Cordy. Un bréviaire agréable pour chanteurs en herbe.  
SEPTEMBRE 2011 – 1326 – ARMES – GAIER Claude et JORIS Philippe, Guide des armes et accessoires, ordres et décorations exposés au Grand Curtius, Le Grand Curtius, Département des armes, 2010, 64 p. Les Amis du musée d’Armes propose ce guide aux visiteurs du Grand Curtius. On suit d’abord le parcours chronologique de la section préhistorique aux mérovingiens (dont la tombe d’un guerrier franc à Herstal p.9), puis dans les acteurs du pouvoir, dans la révolution de 1789 et ses suites –Napoléon. Egalement des armes dans la section consacrée à Jean Curtius. La galerie des armes évoque la fabrication dont les canons fabriqués à Nessonvaux, , les ciselures et bascules herstaliennes, le fusil Browning et les graveurs Funken et Pirard. L’industrie des armes, c’est la F.N. avec les Mauser, les cartouches, les fusils automatiques légers (FAL), les fusils Browning, la firme Pieper-Bayard. Les armes militaires présentées dans une galerie : armes blanches, équipement défensif dont les casques, la révolution de 1830, les armes à feu dont un fusil Pieper de 1888, et produits par la FN : un pistolet UZI, le fusil FAL, la mitrailleuse MINIMI, le pistolet P90,le fusil d’assaut F2000TM, le pistolet Five-sevN Tactical. Les munitions FN Légia , les 7.65, les 7.62, les 5.56, les 5.7. L’artillerie avec les roquettes mais aussi différents mortiers et canons répartis dans le musée. Les conflits du 15e au 18e s. sont aussi évoqués :  sièges de Huy, de Dinant, de Namur, la bataille de Rocourt. Les armes de dotation collective dont les mitrailleuses, les fusils mitrailleurs (voir le Browning). Les armes de la Grande Guerre avec les forts, les héros liégeois dont le général Bertrand (voir son masque funéraire). La 2e guerre avec les armes du conflit, les drapeaux. Les armes de traite (en Afrique) et les armes ethniques. Les ordres et les décorations . Une autre galerie présente les armes civiles tant blanches qu’à feu avec des systèmes locaux comme le Marnette de Herstal, FN ou Pieper. On parle des armes de compagnie ou d’armes d’exception, des poires à poudre, des pistolets dont Martiny de Herstal, FN semi automatique 7.65 ou encore de J.Marck. Les armes à système étonnantes. Enfin un panel de photos complète ce guide qui sera suivi , on l’espère, par d’autres thématiques
SEPTEMBRE 2011 – 1325 – LITTERATURE - BOUSSART Jean-Denys, BEAUJEAN Joseph, Liège de Simenon, Noir Dessin Production, 2010, 168 p. Peut-on encore parler de Simenon, cet homme aux facettes multiples qui est toujours resté attaché de près ou de loin à son pays natal. L’auteur connaissait personnellement le célèbre écrivain et avait réalisé depuis longtemps un itinéraire : ses différents lieux de vie : sa naissance, garçon d’Outre-Meuse mais aussi d’autres lieux que nous suivons avec Jean-Denys : par ex. St Georges, Nanesse la petite revue, Dans, la mère de Simenon, le Maigret, l’hôtel de ville, la pipe et le tabac, St Pholien, les Hiboux, la Caque, les artistes, le pendu, l’enfant de chœur, Outre-Meuse, St Nicolas, Gretry, Vrindts, la cage, Bavière et son quartier, le chemin des écoliers, la Passerelle, St Denis, le carré, Monsieur Monde mort en septembre 1989. Enfin l’itinéraire touristique de la Place St Lambert à Outremeuse puis St Pholien pour terminer rue Lulay des Febvres. Joseph Beaujean nous fait le détail des tombes de la famille Simenon (André, Brull, Schrooten, Coomans, Croissant, Chantraine), des membres de la Caque, des amis de Simenon et beaucoup d’artistes tant à Robermont qu’à Sainte-Walburge et dans les environs. Bravo
SEPTEMBRE 2011 – 1324 – HISTOIRE – COVIELLO A. Les ordres féminins, Origines, Organisation, Grandes figures, Editions de Vecchi, 2005, 238 p. Oui, le monachisme féminin se développe en Orient. Puis en Occident, les ordres monastiques avec la règle de Basile le Grand puis de Césaire d’Arles puis enfin de St Benoît sanbs oublier Héloïse et Hildegarde de Bingen. Puis viennent les Cisterciennes dont Lutgarde e Tongres, Béatrice de Nazareth ou Ida de Louvain. Chartreux, Franciscains et Dominicains ont aussi leur branche féminine. Arrive la Réforme au 16e s et la Contre-Réforme et la fondation de nouveaux ordres religieux surtout d’enseignement ou de santé : la clôture est générale et les couvents se renferment à  l’intérieur des localités. La suite jusqu’à nos jours . Sont passés en revue 58 ordres féminins dont la plupart datent d’après 1789 et furent fondées le plus souvent en Italie et en Espagne. Mais on connaît les Sœurs de Notre-Dame de Namur (qui fondèrent une école à Visé).
SEPTEMBRE 2011 – 1323 – GUERRE 14-18 – Mouscron 1914-1918, N’oubliez pas, Musée de Mouscron, 2004, 24 p.. Une série d’articles parus dans vers l’Avenir : du 23 août 1914 au 18 octobre, Mouscron fut occupé par les troupes allemandes. Bilan 141 morts au combat, la faim qui tenaille, les premières tensions communautaires, la garde civique, les biens réquisitionnés, les papiers, le ravitaillement, , les espions, , le journal des poilus mouscronnois, 33 civils morts sous les bombardements, la grippe espagnole, les écossais libèrent la ville, les monuments aux morts, entre musée du folklore et société d’histoire. Bel exemple de sensibilisation.
SEPTEMBRE 2011 – 1322 – HISTOIRE et GEOGRAPHIE GENERALE - DUBOIS Philippe, La Belgique, notre pays, Erasme, 2004, 80 p., : Manuel d’histoire avec les questions habituelles : des pistes de réflexion, des données et des éléments d’information puis des questions avec les chapitres successifs : un pays dans le monde, un pays de fleuves et de canaux (infrastructures et régime aquatique), un pays au relief varié entre basse, moyenne et haute Belgique, un climat tempéré, la population (nombre, répartition, densité, population active), une économie dynamique, ouverte sur l’extérieur, le commerce, des villes et des villages , Anvers un port international, les localités près d’un cours d‘eau, la Hesbaye, les régions industrielles, la sauvegarde de la planête, un état fédéral, un lexique et les socles de compétence recherchés.
SEPTEMBRE 2011- 1321 – HISTOIRE LOCALE – SWERON Guido, Voeren, de legpuzzel van een Rijk Verleden, 2007, 40 p. La riche histoire des Fourons narrée par le conseiller culturel flamand des Fourons :terre riche en silex, nombreuses villas romaines, près du centre névralgique carolingien, comté de Dalhem, la bataille de Woeringen et l’entrée en Brabant, les pays d’Outremeuse, la séparation des deux Pays-Bas en 1568, les différents traités de Westphalie (1648), du oartage (1661) et d’Utrecht (1713), les périodes françaises et hollandaises, en Province de Liège pendant 133 ans, les lois de 1932, le combat de la langue ! culturel et scolaire, les différents accords en 1988 et en 200. Parlons dialecte entre « Diets », Nederlands et Nederduits. 6 villages en Un : Mouland, la porte des Fourons, Fouron le Comte et ses origines gallo-romaines et sa réserve naturelle d’Altenbroek, Fouron-St-Martin carrefour de voies diverses , Fouron St Pierre et les restes de l’ordre teutonique, Teuven dans la vallée de la Gulp, Remersdael dans le terroir hervien. L’eau vive des rivières fouronnaises. Les blaireaux, les constructions traditionnelles, les Fourons par ailleurs, le blason.
SEPTEMBRE 2011 – 1320 – HISTOIRE MILITAIRE – VERNIER Franck, Le fort d’Eben-Emael, Tome 1 Génèse et description de l’ouvrage, Editions du Patrimoine militaire, 2011, 100 p. Ces trois livres acquis auprès du CLHAM ; Celui-ci évoque le fort mythique d’Eben-Emael. Que recommande la commission d’étude du système fortificatif du Pays. On décrit le terrain, le tracé de la ligne d’infanterie, on réduit le nombre prévus d’infrastructures et d’année en année, les problèmes continuent par manque de coordination. Le comité technique des fortifications suit les travaux : le gros œuvre du fort est terminé en automne 1935…..l’histoire jusqu’à nos jours ? Quels sont les composants du fort d’Eben-Emael : son armement, les installations souterraines, la ventilation, la force électromotrice, les transmissions, les organes de défense passive. La description du fort : les blocs 1,2, Canal Nord, Canal Sud, 4, 5 Sud, 6, Mi nord, Mi Sud, Coupole Nord , Coupole 120, Maastricht 1 et 2, Visé 1 et 2, Cheminée d’évacuation, 01….On attend le 2e tome pour l’histoire de la prise du fort
SEPTEMBRE 2011 – 1319 – HISTOIRE MILITAIRE – LOTHAIRE Roger, l’artillerie légère de campagne belge de 1900 à 1940, Tome I, Editions du Patrimoine militaire, 2011, 118 p. Une étude qui manquait : le matériel, l’organisation et la mise en oeuvre de l’artillerie belge. Comment des bouches à feu sont devenues une artillerie moderne. On pense au célébre 75 Cockerill sans cesse remanié et testé puis les Krupp. La différence canon, obusier et mortier. Les difficultés d’aboutir à des résultats. L’armée belge se réorganise en 1910 et son organisation en 1914, sur l’Yser. On a besoin d’atelier et on adapte au sol les batteries. L’entre-deux-guerres et les nouveaux canons 75 G.P.. La motorisation se poursuit et les chevaux remplacés par des tracteurs (Jeffery, Cleveland, Cletrac, Fordson, Latil, FN) . Le corps de cavalerie, les chasseurs ardennais et la situation au 10 mai 1940. Nombreux dessins et photos qui permettent de suivre l’évolution de cette arme.
SEPTEMBRE 2011 – 1318 – HISTOIRE MILITAIRE – HALON Michel et MIGNOLET Philippe, L’école du Génie, 60 années de présence à Jambes (1947-2007), Musée du Génie de Jambes, 2009, 90 p. Dans les classiques historiques militaires (unités, régiments, écoles), on évoque les origines (Anvers) et la situation des deux guerres puis après un camp de prisonniers, l’école de génie passa de la côte à Jambes. L’inauguratin eut lieu le 25/9/49 avec le monument Dewispealere qui fit sauter le pont d’Yvoir le 12/5/1940. On y développe les activités multiples du Génie et l’école s’agrandit et ses missions se développent : pont, puits, minage, l’île Vas-t’y frotte, le fort Marchovelette  et la saga de la fin des années 90. Ainsi que les services rendus à la nation.
SEPTEMBRE 2011 – 1317 – TECHNIQUE - MARTY Daniel – Histoire illustrée du phonographe, Edita-Vilo, 1979, 194 p., Parmi la quinzaine de livres que le centre de documentation possède sur la reproduction sonore, celui-ci nous semble très intéressant : très bien illustré et très documenté :après les précurseurs et Charles Cros, on ne peut passer sous silence Edison puis l’essor de l’industrie aux Etats-Unis : le graphophone et Columbia, le gramophone, Bettini puis en Europe dont le déclencheur est l’exposition de 1889. Henri Lioret et les frères Pathé, le zonophone, les marques françaises et allemandes et d’autres marques en Europe. Deux noms d’artistes sortent du lot : Caruso et Yvette Guilbert. Les applications du phonographe sont légion : à sous, de bureau, messagers, pour l’étude des langues, les horloges, les jouets, les gadgets, les violons. La collection communale possède la plupart de ces variantes. Autour du phonographe, les boites à aiguilles, les affuteurs d’aiguille, les indicateurs de vitesse, les boites de cylindres, les disques. Un glossaire et une bibliographie bien utiles.  
SEPTEMBRE 2011 – 1316 – GUERRE 14-18 – MIQUEL Pierre, La Grande Guerre au jour le jour, PLURIEL, 2010, 450 p.   Un des auteurs les plus prolixes sur le premier conflit mondial évoque quelques moments forts de la Grande Guerre comme les fusiliers marins français sur le front de l’Yser, la Légion au feu, les Vosges et chaque petit chapitre passe en revue tous les fronts : en première ligne (les gaz), on n’arrête pas le progrès (les camions de la voie sacrée, le camouflage, la radio, le TSF, l’audiovisuel), les oubliés de la guerre (tirailleur sénégalais, les poètes, les ambulanciers, l’assiégé d’Anvers, les as des as, les correspondants de guerre,…), la vie quotidienne au front (la soupe, le réveillon, la pipe du poilu, la poste, les mercantis, les poilus à 4 pattes, le rire du poilu, le sport, le théâtre, la musique, les permissions), la vie continue (à Lille, en Alsace, l’école meurtrie, les cloches de Belgique, les ponts, les arbres fruitiers, les mines, Lille en 1917, le canon de Dunkerque..), du côté des alliés (Lord Kitchener, les maharadjahs, les femmes-soldats, les Anglaises aux champs, les Anglais, le mal de mer), aux quatre coins du monde (les Suisses sur pied de guerre, la Hollande, Pétrograd et la révolution, la retraite de Serbie, les Arméniens à Port-Saïd, le cuirassier Bouvet, l’amiral Magon, Bagdad-Bakou, le Maroc, l’Indochine, le Pôle Sud, Madagascar), le retour de guerre (l’Armistice, les veuves, le premier soldat de France, le retour de guerre, les prisonniers français, l’aérobus, le tunnel sous la Manche, les auditeurs et les historiens écrivent l’histoire).
SEPTEMBRE 2011 – 1315  - MOYEN-AGE – LHERMEY Claire – Mon almanach médiéval, Equinoxe, 2011, 128 p. Tel un livre d’heures du moyen-age, par les caractères et les illustrations, ce livre se goûte avec délectation : ls mois se succèdent, les saints à vénérer, les fêtes à vivre, il y a des recettes  de cuisine, des savoir-faire, des divertissements comme les danses et chansons (carole, branle, pastourelle, branle double, lai ,fabliaux, basse danse, pavane, chanson de geste, jeux, miracles ) les plantes et fleurs du mois, les travaux des champs, ainsi que des métiers (copistes, menuisier, travail du cuir, travail de la laine, bâtisseurs,  tisserands, musiciens, teinturiers, tailleurs, apothicaires, enlumineurs).     
SEPTEMBRE 2011 – 1314 – MOYEN-AGE – Collectif – Principes et éléments de l’architecture religieuse médiévale, Guide mémoire, les éditions Fragile, 1997, 36 p. Dans cet intéressant guide, on commence toujours un repère chronologique, le plan de l’église, les origines du plan basilical, le choix chrétien,les fidèles : magistrats, fidèles et pélerins ou chacun doit être à sa place, les périodes. Un titre évocateur : la maîtrise des forces : le roman cherche l’équilibre, le gothique cherche la lumière (au cœur d’une église gothique) et les abbayes cherchent la clôture. Les éléments porteurs : les arcs, les voûtes, les charpentes, les supports comme les colonnes et les piliers, les baies, les outils et les matériaux, les épaulements et contrebutements.
SEPTEMBRE 2011 – 1313 – MOYEN-AGE - FLORI Jean , Brève histoire de la chevalerie – de l’histoire au mythe chevaleresque, Guide mémoire, les éditions Fragile, 1999, 40 p., Dans la couverture, l’évolution de l’armement en rapport avec la chronologie: l’armure, les casques, les épées. L’origine est à situer vers l’an mil et le lancement de la féodalité. L’église recrutera des chevaliers d’église, fera appel à des avoués protecteurs et limitera la violence des chevaliers par divers serments (paix de Dieu). Son rôle dans la société médiévale, simple soldatesque devenue élite militaire, répondant à des prescrits comme l’adoubement. Son armement qui évolue très vite, L’armure au dessus de la cotte de mailles, la lance de plus en plus grande, le grand harnais blanc, la guerre et le tournoi, l’idéologie chevaleresque : l’éthique, le service de l’église, le service du seigneur, au service de la dame, le mythe chevaleresque entre romans et films……
AOUT 2011- 1312 – LITTERATURE – VANDER CRUYSEN Yves, LECLERCQ Tommy, La Wallonie vue par les grands écrivains, Luc Pire, 2011, 160 p., La Wallonie fut souvent terre d’exil et les hauts-lieux historiques ont retenu toute l’attention de nombreux écrivains surtout français comme Hugo, Dumas, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire mais aussi nos auteurs locaux Destrée, Verhaeren, Carême ont exalté les hauts-lieux : les vallées de la Meuse, de la Semois, de la Vesdre, les villes historiques comme Tournai, Namur, Liège, Spa…. L’introduction vise à parler des différents lieux. Hugo tient la corde. Puis de superbes images des hauts-lieux de rencontres avec quelques extraits de textes…Point de lieux dans la Basse-Meuse mais Liège et les débuts de l’Ardenne , Liège et la lourde industrie……La liste des auteurs voyageurs et un index des lieux cités…..
AOUT 2011 – 1311 – BEAUX-ARTS – Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, le guide des collections d’art ancien et d’art moderne, Musées et Alice, 1999, 224 p.  Comme précédemment dans des catalogues plus austères (voir n°1208 et 1209), une actualisation était plus nécessaire. Le guide classique par localisation et détails des peintures, de leur auteur ainsi que leur illustration. On passe du forum (statues) à l’art ancien par siècle : le XVe avec la Flandre bourguignonne dès 1369 Van der Weyden, Bouts, Christus, Van der Goes, les Maîtres, Bosch, Cranach, David. Le XVIe dont Metsys, Patenier, Van Orley,les Breughel, le legs Delporte. Le XVIIe dont Beert, Rubens, de Vos , Snijders, Van Dyck et Jordaens….que du beau, mais aussi e.a. Teniers, Rembrandt, Hals et Maes. Le XVII et XVIIIe s. français et italiens : Vouet, Le Lorrain, Ribera, Tiepolo. L’art moderne et le XIXe s. et ses différentes écoles avec… Godecharle, David, Navez, Rude, Ingres, Géricault, Gallait, Courbet et De Groux, Stevens,  Carpeaux, Hermans, Meunier, Evenepoel, Smits, Van Gogh, Khnopff, Degouve de Nuncques, Mellery, Van den Woestijne, Servaes, Boulenger, Monet, Sisley, Claus, Signac, Van Rysselberghe, Gauguin, Bonnard, Vuillard, Ensor et Rodin. La galerie des sculptures avec Geefs, Wiertz, Harzé, Minne, Rulot de Herstal. Le XXe s. avec e.a. Oppenheim, Bury, Gentils, Moore, Bacon, D’Haese, Bertrand, Wouters, Bacon, Paerels, Spilliaert, Kokoschka, Chagall, Matisse, Braque, Picasso, Léger, Jespers, Permeke, De Smet, Tytgat, Picabia, Delvaux, Marïen, Klee, Magritte, de Chirico, Ernst, Miro, Tanguy, Dali, Anthoons, Appel, Alechinsky, Dotremont, Hartung, Poliakoff, Vasarley, Fontana, Magnelli, Delahaut, Mendelson, d’Haese, Calder, Broodthaers, André, Panamarenko, Vermeiren…..On ignorait alors qu’un Musée Magritte allait se développer alors. Mais le choix des œuvres que l’on peut voir est un bon panel pas seulement d’art belge mais aussi d’art français et européen.
AOUT 2011 – 1310 – BEAUX-ARTS – VEYNE Paul, Mon musée imaginaire ou les chefs d’œuvre de la peinture italienne, Grand Livre du Mois- Albin Michel, 496 p. La peinture italienne est une de celles qui ont le plus influencé l’art européen. Paul Veyne en donne les principaux témoins « selon lui » depuis le 13e s. (Pisano, Ruccellai et Cimabue) puis le phénomène Giotto et son évocation de St François (peintures présentées de 1295 à 1320), le Trécento voit en Sienne et Florence ses trésors avec des Martini, Gaddi, Lorenzetti. Les dernières splendeurs du Gothique international avec Uccello, Pisanello. Masaccio actif après 1425, le prieur Fra Angélico (1435-1450), naturalisme et perspective chez Piero Della Francisca (1442-1462). Le Quattrocento ..Lippi, di Cosimo, Le Pérugin, Verrochio. Trois maîtres non toscans Mantegna, Antonello et Melozzo. Vers 1500, le toscan Signorelli et le vénitien Carpaccio. Puis Bellini le vénitien (1475-1515). Arrive Botticelli (peintures choisies allant de 1470 à 1495) , Léonard de Vinci le multiple (actif de 1472 à 1514), le peintre Michel-Ange plus connu comme sculpteur (de 1508 à 1541), Raphaël est-il la peinture même ! (de 1504 à 1516), le mystérieux Giorgione mort jeune de la peste en 1510. Le classicisme du 16e s. (del Sarto), le doux Corrège (1512 à 1531). La vague maniériste dès 1525 (Fiorentino, Le Pontormo, Le Parmesan, Le Bronzino). Le Titien, portraitiste des rois (1515 à 1575). L’auteur continue sa visite de ce musée imaginaire. On arrive à la salle XXII. Le Cinquecento avec Solario, Dossi, Savoldo, Baroche, Carrache…). Lorenzo Lotto le lombard (de 1506 à 1533). Jacopo Bassano le vénitien (1560 à 1580), Véronèse et son bonheur de vivre (peintures de 1527 à 1583), le moderne classique Tintoret (1548 à 1587), Le Caravage surprenant (1595 à 1609), le suite du Caravage comme Gentileschi, Guido Reni (1605 à 1630), Bernardo Cavallino de Naples (1630 à 1650). Seicento et Settecento (Carrache, Crespi, Le Dominiquin, Fetti, Pretti, Carriera). Piazzetta et Tiépolo. Les Védutisti comme Canaletto et Guardi. Magnifique somme.
AOUT 2011 – 1309 – GUERRE 14-18 – LAURENT André, 1918 en Picardie, les dernières batailles, Editions Martelle, 1998, 192 p. Après le film de la guerre en 1917 avec le désastre du Chemin des Dames et la bataille de la Malmaison, on se retrouve au début 1918 avec une menace sérieuse, l’Allemagne est en position de force et Ludendorff profite d’avoir ramené des troupes de l’Est pour engager la bataille décisive entre le 21 mars et le 10 juin. Comment voit-on les choses en Picardie. Puis coups durs et coups de chance entre mai et juillet 1918 avec la bataille de Reims et l’entrée en scène effective des soldats américains. L’offensive tempête pour la Paix entre le 15 et 17 juillet, dernier coup de dés de Ludendorff, mais déjoué par les Français avec la deuxième victoire de la Marne entre le 18 juillet et l 4 août. Soissons puis les victoires du Santerre du 8 au 22 août et celle de l’Andre du 21 au 28 août….l’Armistice. Foch aurait tant aimé rentrer en Allemagne. Illustrations petites mais efficaces. Une bibliographie conséquente. Les témoignages captivants.
AOUT 2011 – 1308 – MUSEE – NYST Nathalie, Guide des musées 2011-2012 Wallonie-Bruxelles, Communauté Française, 2011, 298 p. 484 musées à la 15e édition précédente en 2009 et 495 à la 16e édition 2011. Nous en avons visité pour notre part 230 au moins, donc il nous reste encore un peu de chemin à faire. Mais le lecteur trouvera pour chaque notice (classée par entité fusionnée sauf Bruxelles qui compte pour un tout). Le type de musée en monogramme, différents symboles d’accessibilité tant physique (bus, PMR) qu’intellectuelle (visite guidée) puis les collections représentées (décrites succinctement), l’ouverture, la documentation et les informations utiles (téléphone, site internet ou encore adresse internet). Point de noms de conservateurs, car là n’est pas le propos. Une mine de renseignements. Les grandes villes ont de multiples musées (Tournai, Liège, Mons, Arlon). Mais plusieurs villes moyennes ont de 6 à 7 musées sur leur territoire Rochefort (7), Comines, La Louvière, Spa, Treignes et Visé (6), ce qui doit être un atout très appréciable. A la fin un index des lieux – anciennes communes , par types de collections et des cartes. La province de Liège compte au moins 125 musées dont 1 à Aubel, 3 à Blegny, 1 à Dalhem, 1 à Fléron, 2 à Herstal, 1 à Herve, 1 à Oupeye, 1 à Thimister et 6 à Visé.    
AOUT 2011 – 1307 – MOYEN AGE – Châteaux du Moyen Age, énigmes et secrets au temps de la féodalité, Sélection du Reader’s Digest, 2008, 224 p.,la première phrase dit tout : par leur architecture aux formes simples mais fortes, par leur ampleur ou leur cadre géographique, les châteaux féodaux disent beaucoup plus que leur histoire. Ils appellent des images du passé et , avant les combats, font revivre le travail titanesque de leurs bâtisseurs. Magnifiques illustrations sur 2 pages le plus souvent. Par régions françaises, dans l’Ouest et le Centre, 11 ch. dont Château-Gaillard, Fort Lalatte,  Angers, Chinon et Loches. Le Sud présente 12 châteaux dont Bonaguil, Peyrepertuse, Montségur, Carcassonne, Avignon. Dans l’Est et le Nord de la France, 11 fortifications dont Haut-Koenigsbourg, Coucy, La Ferté-Million, Provins et Pierrefonds. Les renseignements pratiques (téléphone et site internet) en fin d’ouvrage.
AOUT 2011 – 1306 – GUERRE 14-18 – VALODE Philippe – Les dossiers secrets de la Grande Guerre, Alphée, 252 p., 2011. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur cette guerre et que vous n’osiez pas demander, c’est dans ce livre. Il brosse un panorama de toutes les énigmes et des (contre-)vérités : d’abord les points forts du conflit, l’impréparation des Français, la sale guerrre (Visé et ses déportés et les autres villes martyres ; les gaz, les destructions lors du retrait des Allemands en 1917), la guerre secrète (code et espion-nes), la guerre navale (U-Boot, Lusitania), 25000 avions de guerre, les armes françaises qui ont assuré la victoire (le char Renault, le canon 75, le crapouillot, le lance-flammes, les grenades, les animaux et les camions Berliet), les forces coloniales de tous les continents (2 millions de soldats), moins connue la guerre en Asie et en Afrique (où les Japonais récupérèrent des îles allemandes : les Mariannes,les Carolines et les Marshall), les Turcs, Caporetto le plus grand désastre de la Guerre côté italien, 900.OOO prisonniers (on les met au travail), les chars armes secrètes (peu utilisés par les Allemands mais qui développèrent les armes anti-chars), l’irruption américaine décisive (Pershing), la grippe espagnole, un bilan entre 1,3 et 1,7 millions de victimes (Russes en tête puis allemands, français…). Un livre qui se lit du début à la fin avec passion et réflexion.
AOUT 2011 – 1305  - ART RELIGIEUX – ERLANDE-BRANDENBURG_Alain, Qu’est ce qu’une église, Gallimard, 2010, 334 p. Oui, l’église et le cimetière voisin ont façonné le paysage local. Ce lieu de rassemblement des chrétiens réunit clergé et laîcs pour célébrer le dialogue permanent des fidèles avec Dieu. Cette création humaine par son architecture et son décor présente aussi ce dialogue de l’église avec la société. Naissant dans la société romaine où l’image est omniprésente, la pastorale chrétienne utilisera la création artistique de Constantin à nos jours. L’empire romain tardif, la basilique, l’organisation de l’ecclesia, de la ville à la paroisse rurale, l’évolution des plans, la réforme carolingienne, les abbayes et St Benoit, l’an mille, la réforme grégorienne,  évolution des cathédrales, des abbatiales et des paroissiales au 2e millénaire : art roman :… églises de pèlerinages et images du portail - art gothique…voûte d’ogives, spiritualité, les ordres mendiants - église tridentine…l’église jésuite, baroque, des temps récents et la réforme de Vatican II.
JUILLET 2011 – 1304 – GUERRE 14-18 _ LOODTS Patrick et MASSON-LOODTS Isabelle, La Grande Guerre des Soignants, Médecins, infirmières et brancardiers de 1914-1918, Mémogrames, les éditions de la Mémoire, 2009, 576 p. Un sujet quelque peu novateur, décrire la pratique médicale durant ce premier conflit mondial. Les doutes qui étreignirent le personnel médical face au désarroi, aux incessantes menaces de morts ou ou à l’inutilité prévisible d’une intervention parfois risquée notamment pour les brancardiers. Le service de Santé dut se former sur le tas dès le début de la guerre. Pénurie d’abord. On suit l’évolution des combats Liège, Namur, Anvers, Yser, les blessés évacués vers la France ou l’Angleterre. L’Océan à la Panne et le docteur Depage. Bilan belge pour cette guerre : 76.035 morts dont 23000 civils (dont 2000 lors de la quinzaine tragique liégeoise en août 14). Les autres chapitres évoquent les progrès médicaux opérés durant ce conflit dont ceux de Fleming, la radiologie, les soins psychiatriques. Les portraits de plusieurs brancardiers dont quelques prêtres, des infirmier(e)s dont la comtesse ven den Steen de Jehay et la reine Elisabeth, des médécins dont le docteur Depage ou encore Derache. Intéressants portraits

JUILLET 2011 – 1303 – ARCHEOLOGIE – KINGSLEY Sean, Barbares en méditerranée, De la Rome tardive au début de l’Islam, Periplus, 2004, 178 p. Une carte du Bas-Empire, l’Europe byzantine est à la pointe. Les rapports économiques et les productions : céramiques, huiles, or, verrerie, pierres, céramiques. Une carte des épaves datées du IV au Xe s. et quelques découvertes exhibées dont les amphores. Découvertes de Yassi Ada, de Skerki, de Bozburun. Comment lire la coque d’un bateau. Parco du Teodorico, Olbie, Tantoura, les épaves sarrasines de Provence. Les épaves fantômes : Cefalu, Mayence, Saint-Gervais. Les ports balises d’espoir dans des eaux troubles : Césarée, Dor, Kenchreai , Aperlae, Constantinople, Anthédon, Maréa. En conclusion, les futures frontières.

JUILLET 2011 – 1302 – ACTUALITE – L’Europe au quotidien, 2008, 24 p., La journée d’un européen et ce que l’Europe lui donne : nom de domaine, les appels vers l’étranger, les villes culturelles, les indications sur les produits, Galiléo, l’Europe sociale, la TVA, les langues, la mobilité, l’Euro, les transports aériens, la budget européen et un glossaire.

JUILLET 2011 – 1301 – ACTUALITE – Votre guide du traité de Lisbonne, Union Européenne, 2010, 16 p. L’entrée de l’Union dans le XXIe s. : le nouveau traité, les objectifs et les valeurs de l’UE. Points clés : plus de démocratie, plus d’ouverture, prise de décision plus rapide, modernisation des institutions, une politique économique et l’union européenne dans le monde. Rôle dans la défense et la sécurité, dans la justice et la lutte contre la criminalité, une politique sociale et les droits de l’homme. Le chemin qui mène à Lisbonne avec la ratification du traité le 1/12/2009 après le double réferendum de l’Irlande. Les institutions changent : un parlement, un conseil européen préside par Herman Van Rompuy et non plus par le responsable du pays présidant l’Europe, le conseil, un haut représentant pour la défense et la commission européenne . Les parlements nationaux ont aussi leur rôle réajusté. Une révolution pour une Europe qui se cherche.
JUILLET 2010 – 1300 – ACTUALITE – Bienvenue au Parlement Européen, 2010 60 et 24 p. Jaquette constituée de deux livrets. Très fort, le parlement travaille pour vous, un budget bien géré, gardien des libertés et de la démocratie, les élargissements de l’UE, les droits de l’homme, les rouages, les contacts, les lois européennes, les mots clés de l’Europe et les dates-clés comme novembre 1993, date de l’entrée en vigueur du traité de Maestricht de 1992. La suite évoque les visages du parlement européen : la distribution par groupe politique, la conférence des présidents, le bureau du parlement, les commissions parlementaires, les délegations, Loupe sur nos élus.
juILLET 2011 – 1299 – ACTUALITE – Rèves de 60 et d’aujourd’hui, PAC, 2010, 16 p. Petit fascicule relatant les 50 ans de la Grande Grève de 60 : Grève du siècle ou grève d’un autre siècle, au cœur des mémoires, fédéralisme et réformes de structures. Hiver 60 un tournage à haut risque.Y-a-t-il des raisons pour se mobiliser ?  La chronologie de ce conflit et la personnalité d’André Renard. La vie du syndicat ; La suite. L’éducation populaire. Jusqu’aux mobilisations de 2010….
JUILLET 2011 – 1298 – PATRIMOINE – BOTTA Vincent et NEVE François-Xavier, Liège belle et rebelle, Editions du Perron, 2010, 156 p., 6e ouvrage de collaboration entre ce photographe et cet écrivain, professeur d’université à ces heures. La confrontation entre le passé du XXe s. et l’actualité : sa place St Lambert, ses rives de Meuse. Quelques coins récemment restaurés : ses monuments publics, l’hôtel de Soer de Solières, l’îlot St Michel, la gare des Guillemins, EVS, l’aéroport, le futur Trilogiport, la cour St Antoine, Liège de nuit en rouge ou en bleu, dialogues savoureux comme Liège sur le divan du psy…le Grand Curtius. Le rayonnement de Liège : sa basilique, ses places , le musée de la Vie Wallonne et le Sauvenière, le belvédère de la Citadelle, la Médiacité, la future esplanade Charlemagne devant la Gare, la capitainerie, le viaduc du Pays de Liège, le Balloir, le vertbois et une poésie typique de FXN …..appui du GRE et de Liège Demain.
JUILLET 2011 – 1297 – ARCHEOLOGIE – DENGIS Jean-Luc, Trouvailles et trésors monétaires en Belgique, VIII Province de Liège, La période gallo-romaine , Moneta, 120, 2011, 172 p. Jean-Luc Dengis poursuit les inventaires parachevés pour les périodes du moyen-âge à la fin de l’ancien régime et s’attaque à la période gallo-romaine. Pour notre région bassis-mosane, voilà les trésors : 1 Constantin (ARGENTEAU non pas le long de Berwinne mais de la Julienne !), 1 Trajan (AUBEL), des Marc-Aurèle, Sévères, Trajan, Gordien et Constantinien à BASSENGE, 137 pièces de la fin 3e au début du 4e s. trouvées dans la villa du Pireux à BERNEAU par Jean Polmans, 1 Constantin à BLEGNY, 2 pièces à BOIRS, 2 Domitien et 1 Commode à BOMBAYE, 157 pièces trouvées jusqu’à Postume avant 1896 le long de la chaussée romaine à EBEN, 1 Domitien au tumulus de Heijse à EBEN, 1 Valentinien et 1 Valens à EBEN La Guizette, 1 Antonin et 1 Septime à EBEN Sol Pireu, 1 Auguste et 1 Tetricus à EBEN Steni, 5 monnaies à EBEN Sur les Jardins et 2 pièces à EBEN, 12 monnaies d’Auguste à Postume à HACCOURT Villa romaine, 1 Domitien au tumulus de HERSTAL, 1 Dioclétien à HERSTAL Hayeneux, 1 Follis à HERSTAL Hoyoux, 1 Salonine à HERSTAL Brunehaut, 6 monnaies à HEURE-LE-ROMAIN Sur les Moulins, à JUPILLE 10 pièces découvertes en 1911, 1112 pièces découvertes en 1895, 13 pièces à GIT-LE-COQ en 1872, 10 pièces à JUPILLE, 14 monnaies à LIXHE Buisson Maréchal, 6 pièces à MILMORT ? & Faustine à MORTIER, 1 Fausta à VISE Navagne, 1 Commode et 1 Faustine à VISE Athénée en 1960, 1 Domitien à VISE Warnant en 1921, 1 Maximin, 1 Alexandre Sévère, 1 Elagabale à VISE Rue Haute en 1922, 1 mention curieuse sûrement erronée : à Visé Daalwezet à la Groenstraatbeek 2 monnaies !, 1 Magnence et 1 Dioclétien à VIVEGNIS, 1 Constance à VOTTEM ; 89 pièces à WANDRE, 1 Faustine et 1 Constantin à WONCK ;
JUILLET 2011 – 1296 – ARCHEOLOGIE – Trier – Trèves, civilisation, art et histoire, Treasures of Europe, Rahmelverlag, 96 p., Edition bilingue néerlandais-français moins synthétique que le livre suivant (1295) et suivant un itinéraire précis avec de superbes photos : la Porta Nigra sous toutes ses faces, le musée municipal, la cathédrale, l’église Notre-Dame, le musée épiscopal, le marché central, l’hôtel de ville et le musée du jouet, la maison rouge, la siméonstrasse, la pharmaci Löwen, la croix du marché, la taverne romaine, St Gangolf, le château du Prince Electeur, la basilique, le palais du Grand Electeur, les thermes impériaux, les thermes de Barbara, l’amphithéâtre, le musée des Thermes, le palais Kesselstatt, la maison de Karl Marx, la Tour Franco, le théâtre municipal, les fontaines, le musée régional rhénan, St Matthias, St Paulin, la vieille grue de 1413, le pont romain. Un plan bien entendu.  
JUILLET 2011 – 1295 – ARCHEOLOGIE – Trèves, édition Michael Weyand, 34 p. Ville romaine mais aussi ville religieuse, son histoire, ses principaux sites : la Porta Nigra, le musée municipal, la maison es rois mages, la place du Marché avec la fontaine et la croix, la cathédrale, l’église Notre-Dame, la basilique, les thermes impériaux, l’amphithéâtre, le champ de course des chars, les thermes du forum, les thermes du Barbara, le pont romain, la grue, les anciens couvents, le musée régional, le musée épiscopal, le trésor de la cathédrale, le musée municipal, la maison de Karl Marx qui y naquit le 5 mai 1818, le musée du jouet, le trésor de la bibliothèque municipale et aux environs, les églises St Maximim et Paulin, et St Matthias, le Pflazl….cité catholoqie car ne comptant pas moins de 94 églises et chapelles comme l’église des Jésuites.
JUILLET 2011 – 1294 – ARCHEOLOGIE – Thermes impériaux de Trèves, Edition Burgen, 2007, 20 p. Un site comme Trèves connu dans un rayon de 100km se doit d’avoir des éditions aussi en Français. Vu l’augmentation de la population à la fin du 3e s., il se fit nécessaire de construire des thermes publics qui étaient long de 250 sur 145 M ; Les travaux arrêtés en 316 et inachevés. Les ruines servirent ensuite de cantonnement. ….Le projet des thermes avec un complexe en deux parties. L’entrée à l’ouest, les bains à l’est et une palestre . Les casernes réutilisèrent les structures faciles à remettre en état . Le circuit de visite proposé : le bain froid, le bain tiède circulaire, les bains chauds, les salles de chauffe ou praefurnium, les couloirs techniques qui passent sous le bain froid et les canalisations.
JUILLET 2011 – 1293 – ARCHEOLOGIE – Rheinisches Landesmuseum Trier, introduction aux collections, Trèves, 1994, 40 p. L’histoire de Trèves, capitale de la Gaule Belgique dès le 2e s., sa suprématie au 4e s. – le musée régional – la section pré et protohistorique avec la brillante civilisation de l’Hunsruck-Eifel, la Trèves du 1er s. l’apogée bourgeoise des 2e et 3e s., les monuments funéraires (voir n°1292), les mosaïques, le culte des dieux, la résidence impériale au 4e s. avec l’atelier monétaire installé dès 293, les débuts du christianisme dans la 2e moitié du 3e s., les sections suivantes : mérovingiennes, médiévales puis des temps modernes dont les taques en fonte de la région e l’Eifel.
JUILLET 2011 – 1292 – ARCHEOLOGIE– VON MECHTHILD Neyses-Eiden,  Holz erzählt geschichte, Dendrochronologische Forschungen zwischen Mosel und Hunsruck, Trier Musée régional, 2005, 36 p. Tout le monde croit connaître le principe de la dendrochronologie, le calendrier du bois et ses problèmes, les découvertes de la préhistoire comme des puits, puis de l’époque romaine comme des maisons, un camp de légionnaires, des ponts (comme à Visé), des puits, des pompes, puis plus tard dans les habitations, dans les églises. Le travail du bois est aussi évolutif, des reconstitutions sont remarquables comme les découvertes celtiques de Wederath-Belginum – tables et vaisselles en bois.
JUILLET 2011 – 1291 – ARCHEOLOGIE – Fundstücke, von der Urgeschichte bis zur Neuzeit, Rheinisches Landesmuseum Trier, 2009, 228 p. 100 trésors du musée régional de Trèves que nous avons eu l’occasion de visiter en compagnie de classes du Collège St Hadelin le 13 mai. 5 de la préhistoire (dont pendeloque magdaléenienne, pointe mésolithique, céramique rubanée et grandes haches polies) 14 des âges des métaux (restes d’un puits haches en bronze, bracelet, vases, cruche, épée, décorations en or, faucille, monnaies), 53 romains (inscriptions, lampe, portraits, bas-reliefs de combats, de Danaé, d’Epona, d’un couple, d’Isis et Sérapis, de Mithra, de la triade capitoline, d’une classe, d’une femme à la toilette, d’un bateau chargé de tonneaux, de Sucellus,  statuettes de vieille dame, de taureau, de Mercure, de Vénus, d’Amazone, d’athlète, d’Attis, d’un jeune porteur du cucullus, de l’empereur Gratien, d’un philosophe  peintures des thermes de Trèves, de Jason et la Toison, médaillon, monnaie, mosaïque d’un quadrige, des muses, de Triton, gemme, gobelet, sarcophage, fibules avec inscription, calice et coupe en verre, cruche et pyxide chrétiennes).              16 du Moyen Age (verre,fibule, couvercle et céramique mérovingiennes, chapiteaux, céramiques peintes, statues d’un jeune homme, de deux apôtres, de la vierge, d’un Ecce Homo, relief de la vierge à l’enfant, vitrail de la crucifixion, verres) et 12 de l’ancien régime (autel, verre, médailles, statue de Cléopatre, de l’allégorie du Printemps, gobelet en monnaies, canon, peinture de Suzanne et les vieillards, une vue de Trèves……..un riche musée.
JUILLET 2011 – 1290 – HISTOIRE REGIONALE – La région de Bruxelles-Capitale, Histoires et patrimoines de Belgique, Racine, 2011, 624 p. Les éditions Racine ont réussi un challenge : faire l’histoire de chacune des communes de notre beau pays. En tant qu’auteur des notices de trois communes de la Province de Liège (Blegny,Oupeye et Visé), nous avons pu acquérir à un prix d’amis pour le musée les riches encyclopédies des 5 provinces wallonnes et celui-ci qui commencera notre tour des provinces. L’histoire commence par les découvertes archéologiques puis la vie des paroisses de la région bruxelloise, l’ancien régime et son « ammanie », la modification de l’urbanisme, la suppression des octrois,Bruxelles dans ses 5 côtés avec l’ajout de Laeken, Neer-over-Hembeek et Haren en 1921, un ensemble imposant de cartes, la construction du canal, les implantations économiques et le renouveau architectural mais aussi la vie socio-culturelle mais aussi politique. Les mêmes découvertes pour St Josse (son chiffre de population fortement en baisse), Schaerbeek (son P.A. = patrimoine architectural), Evere (population fortement en hausse), Etterbeek, Ixelles (Matonge, le musée), St Gilles, Molenbeek (la FONDERIE), les 2 Woluwe, Auderghem, Watermael-Boitsfort (ses cités-jardins), Uccle (Observatoire et cimetière), Forest, Anderlecht ; Berchem-Sainte-Agathe, Koekelberg (Basilique), Ganshoren, Jette (vub). Un deuxième chapitre passe en revue les différents patrimoines de la région, sorte de visite guidée bien plaisante dans le même ordre géographique que ci-dessus. Louons les belles illustrations notamment en affiches et en publicités industrielles. Un index bien utile.
JUILLET 2011 – 1289 – GUERRE 14-18 – ASTORI Antonella et SALVADORI Patrizia, Histoire illustrée de la première guerre mondiale, Edition Place des Victoires, 2000, 192 p. Un livre qui serait venu à point et à temps, l’édition originale est italienne. Les chapitres au centre, les illustrations riches et encartés la biographie des protagonistes, les armements,les batailles. Les années phares d’avant 14, 14 : les canons d’août, 15 : la grande illusion, 16 : l’inutile massacre, 17 : l’année la plus longue, 18 : les derniers feux. Les problèmes d’une paix escamotée.  Intéressants les « camemberts » des victimes de chaque bataille, la vision italienne et aussi des chapitres sur des aspects bien précis de la guerre. Une chronologie, une bibliographie. Une des plus intéressantes synthèses sur le sujet.  
JUILLET 2011 – 1288 – ARCHEOLOGIE – MIGNOT Philippe, BONATO Stéphanie et LIMBREE Christian, La Villa Romaine de Malagne à Jemelle, Carnets du patrimoine, 46, 2008, 32 p. A part Aubechies, le site de la Malagne est le seul musée installé sur les ruines d’une villa, celle de Jemelle dans l’entité de Rochefort. En bordure d’une terrasse.la villa a fait l’objet de travaux archéologiques : un corps de logis en 6 phases avant la phase de destruction en 259 (les matériaux mis en œuvre), la cour agricole, les annexes dont des fours, les quelques découvertes. Ce domaine était une exploitation agricole avec une activité métallurgique. Jemelle serait-elle une villa impériale habitée par après par Valentinien 1er (364-375). L’opuscule se termine par le rôle de l’archéoparc de la Malagne.
JUILLET 2011 – 1286-1287 – ANTIQUITE – WEISS Walter M., Toutankhamon, son tombeau et ses trésors, Catalogue de l’exposition du Heysel, Semmel Concerts, 2011, 132 p. et livret d’accompagnement pour les jeunes, 2011, 76 p. A défaut d’aller visiter la vallée des Rois et le tombeau de ce jeune roi tué à l’âge de 19 ans lors de sa 10e année de règne (accident ou meurtre !) ou les trésors qui en sont sortis et conservés au musée du Caire, rendez-vous à Bruxelles. Des reconstitutions fidèles, exactes : l’antichambre, la salle du trésor ou la chambre funéraire comme elles furent trouvées puis le détail de chaque partie….impressionnant. Pour la publication, une initiation à la vie dans l’Egypte antique : les périodes, les sites principaux, la XVIIIe dynastie avec Thoutmosis III, Hatshepsout, l’épisode atonien avec Aménophis IV alias Akhénaton, puis qui était véritablement Toutankhaton devenu Toutankhamon, la découverte en novembre 1922 de son tombeau dans la vallée des Rois, le découvreur Howard Carter, « nous avions tous les yeux qui brillaient » ou l’ouverture de la chambre funéraire le 17 février 1923, dix ans pour vider ce précieux contenu dont l’exposition donne le détail : les insignes du pouvoir : canne, éventail, trône - la chasse et la guerre : les arcs et leur étui, le char -  les coffres et les vêtements : les sandales - les souvenirs du pharaon : les cercueils miniatures, les canopes, la chapelle portative, le coffre aux canopes- les statues des divinités – les oushebtis – les modèles pour l’au-délà avec les modèles de bateau – les peintures murales – les cercueils et la momie – le masque. Comment l’idée de cette exposition est-elle née et sa réalisation avec des répliques fidèles de tous les objets fabriqués par des artistes égyptiens. / Une bonne initiation au langage des hiéroglyphes : plongée dans l’Egypte, le monde des dieux et des hommes, Toutankhamon, sa famille, sa vie, regard sur le monde inférieur, la maison d’éternité, sur les traces des archéologues, à la découverte des fabuleux trésors. Synthèse très pédagogique.
JUILLET 2011 – 1285 – ARCHEOLOGIE – MOHEN Jean-Pierre, Pierres vives de la Préhistoire, Dolmens et Menhirs, Ed.Odile Jacob, 2009, 290 p.    Un des noms les plus connus de la préhistoire française, Jean-Pierre Mohen signe un nouveau livre sur ce phénomène fascinant : l’érection de menhirs et de dolmens par les premiers sédentaires. Il aborde les antécédents, les signes avant-coureurs de cette culture sur la franche atlantique. Folie que de déplacer d’énormes pierres (2000 ans avant l’érection des pyramides d’Egypte).Les sites majeurs sont Bougon dans les Deux-Sèvres, l’Algarve au Portugal, l’Espagne, les Iles Britanniques,le Morbihan et ses tombeaux géants dont Barnenez et Carn, les mégalithes noyés dont Er Lannic, les idoles brisées dont Locmariaquer ou Barnenez, les alignements de Carnac et les datations et interprétations, Avebury et Stonehenge, les Orcades, l’Irlande et Newgrange et enfin un détour par la Scandinavie et la Méditerranée               . Expériences, étude des pierres, les décorations des pierres, la physique expérimentale et la solidarité sociale sans oublier l’aspect cérémoniel qui résidait dans de telles structures. Fascinant.
JUILLET 2011 – 1284 – MOYEN AGE – CERRINI Simonetta La révolution des Templiers, une histoire perdue du 12e s., Ed .Perrin, 2007, 320 p.  L’auteur a soutenu une thèse en 1998 sur les Templiers à travers leurs manuscrits de la règle qui a tant changé les choses. Ils jouèrent un rôle dans la relation entre profane et sacré.L’auteur aborde ici l’histoire de la naissance de l’ordre et le rôle majeur dans la spiritualité. Ne pas confondre la règle édictée en 1129 à Troyes et ce que St Bernard voulait faire du Templier (De Laude). Les Pauvres compagnons de combat du Christ et du Temple de Salomon ont voulu atteindre la sainteté mais n’ont jamais eu de saint fondateur ! Tous les manuscrits sont détaillés. Prononcer les trois vœux mais prêter service militaire. Peut-on être religieux et soldat (donc appelé à tuer un ennemi sans pêcher), situation qui sera SOUVENT esquivée dans les textes. Le partage entre prières, repas, nuits, habits blancs du converti et du chaste, Finalement des chevaliers avec un code antihéroïque. Les lignes de conduite, les sanctions, le nécessaire de guerre, l’attitude vis-à-vis du monde. Les Templiers furent les seuls à ouvrir en Palestine des passerelles avec les autres religions, accueillant un chef musulman Oussama venu prier dans l’ancienne mosquée Al Aqsa, lieu central des Templiers. Révolution spirituelle de 2 siècles
JUILLET 2011 – 1283 – REGIONALISME – GUYOT Guillaume, Chroniques blegyntoises et dalhémoises, Editions de Blegny-Mines, Comté de Dalhem, 2011, 204 pages. Présenté par Paul Bolland et illustré par François Walthéry, ce volume raconte des histoires déjà présentéeie, s dans l’hebdomadaire Blegny-Initiatives. De petites anecdotes parfois croustillantes, humoristiques, qui préserve la mémoire  de beaucoup de gens de chez nous : les a-côté du sport, la maréchaussée, qui va à la pêche tire la chasse, les ménages cachent bien leur jeu, entre musique et théâtre, l’animal en bonne compagnie, une goutte c’est bon mais deux gouttes bonjour les dégâts, les nouvelles technologies, les promenades et les vacances, l’auto, le goût des saveurs, les métiers de chez nous, les canulars. A lire et à rire.
JUILLET 2011 – 1282 – ANTIQUITE – SCHUTZ Jean-Luc, Les bronzes mithriaques d’Angleur, 2011, 28 p. Le conservateur de la section d’archéologie du musée Curtius s’est pris de passion pour ces 20 bronzes d’Angleur trouvés en 1881 qui relatent une des religions orientales implantées chez nous à la fin du 2e s., le culte de Mithra. Ces pièces viennent d’être classées comme patrimoine mobilier majeur de la communauté française. Des pièces sont des signes du zodiaque. Mais ce serait une partie d’une scène de tauroctonie (Mithra qui sacrifie un taureau dans une grotte) ; Deux autres pierres trouvées à Juslenville portent aussi la marque de cette religion dans notre région.
JUILLET 2011 – 1281 – RELIGION – 100 personnages clés pour comprendre la bible, Bayard, Grand Livre du Mois, 2011, 212 p. Pour qui est sensible aux religions du livre, l’Ancien et le Nouveau Testament fourmillent de personnages « symboliques » De Adam à Noé dans le mythe des origines (5), d’Abraham à Joseph ou l’entrée dans l’histoire (11) , de Moïse à Samuel avec le retour en Canaan (8), de Saul à Judas Maccabée ou le temps de l’histoire (10), les 10 prophètes de Débora et Elie à Zacharie et enfin les 6 héros de roman de Job à Tobie. La transition avec le Nouveau Testament est prise par Jean Baptiste. Jésus et sa famille (5) de Joseph à Elisabeth, le peuple (7)  de Hérode aux Mages, les douze apôtres, ceux qui reconnaissent Jésus de Syméon à Joseph d’Arimathie (8), ceux que la vie de Jésus bouleverse du paralytique à Luc (11) et les premiers chrétiens d’Etienne à Philémon (7). Une superbe manière de resituer ces personnages dans leur temps et leurs lieux.
 JUILLET 2011- 1280 – ARCHEOLOGIE - OUZOULIAS Pierre et TRANOY Laurence, Comment les Gaules devinrent romaines, La Découverte, 2010, 320 p. Les Gaulois auraient-ils effectivement accédé à la civilisation en devenant romain. Pas tout à fait, les deniers gaulois, les plans des villes, les traditions agropastorales, le commerce des vins tout exhalait la puissance gauloise. Des fouilles le prouvent : le dépôt de Naves, l’urbanisation de la Gaule du Nord , la circulation du vin de l’Italie en Gaule, l’économie agraire entre petits exploitants et aristocrates terriens, l’occupation militaire de César à Tibère, une villa romaine éphémère à l’est du Rhin à Waldgirmes, une administration religieuse et politique, du Nimes gaulois au Nimes romains, l’évolution des villes et des campagnes au début de la période romaine, romanisation et développement dans les campagnes des Gaules, quelle place pour les Villas ? aux confins du nord des <gaules, la romanisation de la cité des Ménapiens. Viticulture et oléiculture, la fruiticulture en Gaule du Nord…les fruits un privilège, l’identité des pratiques funéraires romaines : crémation ou et inhumation.  
JUILLET 2011 – 1279 – CINEMA – 2010-2011 Documentaires, Centre du cinéma et de l’audiovisuel, Wallonie Bruxelles-Images, 216 p. C’est un peu la production wallonne de documentaires : des courts-métrages (le monde agricole, des travestis, des migrants,la solitude, les artistes…..mais aussi le patrimoine par la lorgnette d’écoliers), les moyens métrages (les étrangers, les sans-papiers, les italiens de Belgique, la guerre, les mineurs, l’Afrique, l’Espagne en 1936, Godefroid de Bouillon, les bucherons, le Maroc, la folie, la déforestation , le fleuve Congo, une aviatrice Christiane Devleminck, l’Iran, l’Amérique centrale, la Mine se souvient, la Laponie…..Dans les longs métrages, aussi des tranches de vie avec Allan Taylor, les jeunes africains englués dans le football, un Don Quichotte du 21e s., des jeunes rénovateurs, de jeunes danseuses du Caméroum, les réalités latino-américaines, Pasolini à la trace, les enfants de l’Indochine et une suite de films en cours avec les coordonnées de leurs réalisateurs : des réalités d’humanités qui vivent ou qui se rappellent d’une expérience…..
JUILLET 2011 – 1278 – TOPONYMIE – JESPERS Jean-Jacques, Le nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Ed.Racines, 2e éd., 750 p. En 2005, nous avions critiqué la première édition (revue n°503). Cent pages supplémentaires par rapport à la première édition. L’auteur et c’est bien entendu s’est basé sur les travaux des 4 mousquetaires de la toponymie dont Herbillon et Vincent. Il justifie ses choix, donne une histoire à la formation des noms de lieux. Il y a les communes fusionnées, les villages qui les constituaient et les lieux-dits repris au moins sur des cartes au 1/50.000e Bassenge, ses 6 villages et ses 58 lieux-dits, Blegny, ses 6 villages et ses 101 lieux-dits, Dalhem, ses 8 villages et ses 101 lieux-dits, Herstal, ses 4 villages et ses 43 lieux-dits, Oupeye, ses 7 villages et ses 80 lieux-dits, Visé, ses 6 villages et ses 66 lieux-dits. Quelques erreurs d’orthographes comme Herlène au lieu du Hennen ou de situation précise mais on peut parfois comprendre car l’erreur peut provenir de l’erreur du cartographe IGN, quelques raccourcis historiques à prendre avec prudence. Mais un travail de patience. Région wallonne puis bruxelloise puis de langue allemande et une liste des saints.  
JUILLET 2011 – 1277 – 2e GUERRE – BELGIUM IN EXILE 1940-1944, Gouvernement belge, réfugié et soldats en Grande Bretagne, catalogue du 9/12/10 au 3/4/11, 3§ p. , L’invasion, l’exode et l’exil, le gouvernement belge de Londres, on refuse la défaite, les pauvres réfugiés, la société belge de l’exil, remonter la pente en restaurant l’image de la Belgique et en augmentant l’effort de guerre envers les Alliés, on soutient la Belgique du dedans : la radio, l’image du roi, les alliés européens en exil, le cepag prépare le retour au pays, une période bien controversée.
JUILLET 2011 – 1276  – PATRIMOINE – 8 auteurs, Le savoir –faire wallon au fil du temps, le bassin mosan, berceau des techniques de pointe, Dossiers de l’I.P.W.,n°9, 2010, 314 p. Marc Suttor évoque la vie du fleuve Meuse : la navigabilité, les bateaux, les techniques de navigation (superbes illustrations), les infrastructures fluviales, le contrôle du fleuve. Philippe George expose un résumé d’orfèvrerie wallonne surtout religieuse depuis le          Moyen Age et une culture identitaire planté par la région liégeoise et l’Entre-         Sambre et MeusE ; le bassin armurier de la Meuse moyenne est décrit par Claude Gaier : une industrie médiévale qui se développa avec le 19e s.  Une carte des armuriers de la région prouve bien que la Basse-Meuse est une terre d’armurier en 1896 : 11362 Armuriers recensés en 1896 sur 60 communes dont 4357 à Liège et sur 28 communes de la Basse-Meuse, 5087 armuriers soit 72% de la région liégeoise hors ville de Liège. Herstal, Trembleur, Cheratte et St Remy. Pierres et Marbres de Wallonie de l’époque romane à l’époque romane : nos pierres inondent les pays voisins jusqu’en Baltique et Italie. Versailles est l’exemple le plus connu mais aussi chez nous comme l’hôtel de ville de Charleroi, le CHU de Liège. On rêve toujours de ce menuisier Rennequin Sualem et sa machine de Marly ou la maîtrise de l’eau par des ingénieurs wallons en France, les Wallons en Suède ou la sidérurgie suédoise nous doit beaucoup…le vallonbruk. Enfin Jean-Marie Cremer évoque les ponts de Cockerill au viaduc de Millau ou entre le fer, la fonte et l’acier et l’acier
JUILLET 2011 – 1275  – ARCHITECTURE – Sous la direction de HOFFSUMMER Patrick et EECKHOUT Jérôme, Matériaux de l’architecture et toits de l’Europe, Dossiers de l’I.P.W.,n°6, 2008, 256 p. et un DVD Le centre d’archéométrie de Liège a encore sévi pour la bonne cause : un colloque en 2005 auquel nous avions assisté. Importante est  l’histoire économique du secteur de l’architecture : pierre, bois et fer. La sources matérielles sont l’archéologie du bâtiment. Des exemples sont la grange de Ter Doest entre bois et briques, la chronologie des tailles de pierre varie selon le type de matériaux, que ce soit du grès , du calcaire de Meuse par ex. Une approche archéologique des fermes d’Ardenne, l’utilisation des alliages ferreux dans la construction monumentale au Moyen Age, adapter un outil pour relever les charpentes de toiture, un étude de cas en Pologne, nécessité d’une matériauthèque, autres pistes pour l’étude des charpentes, les traces du travail du bois, les traces technologiques de la fabrication et du levage des charpentes, chaque analyse dendrochronologique a sa problématique, l’archéologie des couvertures avec la tuile, les charpentes, le bois, un cas d’étude à Slavonice, à Chelmno et à Kielce
JUILLET 2011 – 1274 – ART – WODON Bernard, Dictionnaire de l’ornement, les Dossiers de l’I.P.W., n°4, 2008, 78 p., 2008 . Après un panorama chronologique de l’ornement allant de l’Egypte ancienne au 20e s., accompagnés de moults dessins, l’adornologie (étude des ornements) est une discipline sans cesse mouvante : éclosion d’un nouvel ornement, résurgence, éclipse, nostalgie ou sursauts….après vient un dictionnaire de l’ornement bien pratique pour donner le terme exact., tant d’un endroit, que d’un motif, que d’une manière d’ouvrager un matériau. UN bon dictionnaire.
JUILLET 2011 – 1273 – FAMILLES – HOUTART Jean-François, Anciennes familles de Belgique, Office généalogique et héraldique de Belgique, Recueil n°61 (LXI), Bruxelles, 2008, 600 p. Comment définir l’ancienneté d’une famille si ce n’est en retrouvant le plus ancien document. Mais en cas de disparition ? Un index donne le nom et l’ancienneté de ces familles existant encore au 20e s. et qui ont déjà fait l’objet d’une étude scientifique. IL ne faut donc pas en chercher l’exhaustivité. Le corps de l’ouvrage passe en revue 2000 familles classées selon l’ordre d’ancienneté de 976 (de Belgique) à 1800 (de Volder) : le nom actuel, le lieu d’origine, l’aïeul le plus lointain, les principales personnalités, un ouvrage de référence et d’autres. Pour notre Basse-Meuse comme lieu d’origine, citons la famille Delwaide de Vivegnis depuis 1515, , de la Croix de Wonck depuis 1531, Randaxhe de Trembleur depuis 1535, Guyot de Mishaegen de Hermalle-sous-Argenteau depuis 1565, de Quirini d’Herstal en 1570, Delwaide d’Eben-Emael en 1586, Stas de Richelle de Visé depuis 1601, de Loneux de Mortier en 1621, Gosuin de Vottem en 1641, Dodémont de Visé en 1645, Bettonville de Lanaye en 1648, Bartholomé de Saive en 1649, Cloes de Visé en 1649, Fias d’Eben-Emael en 1651, Cloes ou Claessens de Fouron-le-Comte en 1653, Dewandre de Mortier en 1661, Janssen de Mouland en 1687, Levaux de Saint-André en 1694, Purnode de Visé en 1719, Thonon d’Hermalle-sous-Argenteau en 1751, Thys de Visé en 1754. Ces indications sont tirées de généalogies publiées !
 JUILLET 2011 – 1272 – PATRIMOINE RELIGIEUX – WODON Bernard, L’ancienne abbaye Saint-Laurent de Liège, Carnets du Patrimoine, n°66, I.P.W., 2010, 32 p. Sur le Publémont, fut construit sous l’épiscopat d’Eracle (avant 971) un oratoire qui devint une abbaye bénédictine au 11e s. , dépendant de Cluny. Au 12e s. fit partie des moines Rupert de Deutz. L’histoire de ce haut lieu intellectuel se continue jusqu’à la sécularisation par Napoléon en 1809 qui voit la destruction de l’église. Le quartier abbatial devint une caserne dès l’époque hollandaise. Une maquette permet d’en retracer les principales parties : le portail d’honneur, le bâtiment principal, le Vivier, le bâtiment conventuel, le vide-bouteilles, et l’intérieur avec la chapelle. Le tout serait digne d’un classement.
JUILLET 2011 – 1271 – PATRIMOINE INDUSTRIEL – 9 auteurs, Le patrimoine campanaire de Wallonie : cloches, carillons, horloges, Carnets du Patrimoine, n°72,I.P.W., 2010, 64 p. Le patrimoine campanaire est un séduisant fournisseur de repères, la cloche est entendue de tous, mais souvent invisible. Sur la carte des 35 carillons, Visé est là avec 34 cloches. D’abord comment réaliser ou fondre une cloche. Depuis 1980, plus de fondeurs en Belgique. Il faut se tourner vers l’Allemagne, les Pays-Bas ou la France. La période de guerre est particulièrement étudiée car les Allemands exigèrent d’obtenir en vue de leur fonte 75% des cloches (elles avaient été réparties en 5 catégories selon leur ancienneté). Toutes furent photographiées, ce qui permit leur restitution, accueillie avec liesse par les habitants ou les paroissiens. Avant l’étude de la soixantaine de carillons dont 22 font l’objet de concerts, on explique que la cloche a un langage. Les critères de qualité, l’entretien, le répertoire, les carillonneurs, et un petit conseil à quel endroit peut-on écouter le mieux un concert ? Les horloges monumentales dont le principe de la roue dentée constitua le moteur, on explique le travail du fer, les différentes parties bien détaillées, les métiers impliqués, les grands noms de l’horlogerie, les artisans actuels dont Clock’O’Matic s’occupant de Visé, les lieux où l’on peut voir des horloges monumentales : les églises de Bolland, Feneur, Remersdael, Warsage ou encore l’hôtel de ville de Visé. Les actions de promotion, un glossaire et encore 5 endroits à visiter : les beffrois de Thuin, Tournai, les tours des églises de Wavre et de Malmedy et le musée de Tellin.
JUILLET 2011 – 1270 – ARCHEOLOGIE – HANUT Frédéric et MIGNOT Philippe, Virton-Vieux-Virton, les caves romaines sous le cimetière de l’église Saint-Martin, Etudes et documents, Archéologie n°19, 260 p. On aura une pensée pour le découvreur Gérard Lambert tué tragiquement par un voisin courroucé. En sous-titre, les instantanés d’une destruction violente à la fin du Haut-Empire en 259 PCN. Des objets de la vie courante  furent ainsi piégés dans 4 caves romaines et d’autres structures sous l’église. On décrit les structures (pp.16 à 23), les découvertes (p.26 à 217) avec la succession habituelle : les céramiques de luxe dont les sigillées de l’Est gaulois, les plus fines puis les céramiques communes surtout dolia et cruches, quelques rares verres, un boitier en bronze et des objets en fer, en plomb, en os, en pierre. Et chaque cave est ainsi répertoriée quant à son contenu. L’étude chronologique est intéressante car on trouve dans 3 des 4 caves , 734 « individus » soit des vases différents dont 30% des céramiques à dégraissants coquillier puis 37% de céramiques fines (sigillées 13%, métallescentes 13%). 11% de céramiques de transports comme les amphores et dolia. Le tout est typique de la céramique du 3e quart du 3e s. Dans la cave 2 isolée, furent découverts 475 vases, aucun n’étant brûlé, et peu étant complet, ce qui signifierait qu’ils furent déposés comme détritus peu avant la destruction des autres caves résultant du raid de pillards germaniques en 259 ou 260 ou un peu plus tard (275-276). On revient sur terre, en s’imaginant le traumatisme des civils spoliés.
JUILLET 2011 – 1269  - GENEALOGIE – DANSE Marie-Thérèse, Le latin dans les registres paroissiaux à l’usage des généalogistes débutants, 2011, 30 p. Exercices à l’appui, Melle Danse nous invite à la suivre pour ne pas commettre des erreurs en analysant des registres de baptêmes (confondre mère et fille selon la déclinaison latine), puis de mariages, des décès. A la fin, un lexique des termes latins . Attention aussi au peu de précisions de certains curés dans leurs actes, moteur de confusions !
JUILLET 2011 – 1267 – 1268 FAMILLE – WALTENIER Guy, Latin et Généalogie 1. Les localités, le service de centralisation des études généalogiques et démographiques de Belgique, p.149 à 158 2.Professions : p.18 à 40 et p.95 à 102 Outil de recherche pour celui qui se plonge dans des registres : les noms latins 1. des localités provenant de toute l’Europe. Pour notre région, relevons Aduacum Tongrorum ou Atuaca Tungrorum (Tongres), Baliviae de Juncis (Alden Biesen), Legia ou Leodium (Liège), Pons Mosae ou Trajectum ad Mosam (Maastricht),   2. des métiers allant du comptable albacistus au fabricant de bourse zonarius……utile
JUILLET 2011 – 1266 – FAMILLE – XHONNEUX Gerd- Alles über Xhonneux , Eupen, 2011, 249 + 261 p. La famille Xhonneux dans tous ses états et en deux langues: Xhonneux ou couvreur de Xhonne ou d’ardoises plutôt que l’habitant d’une aunaie donnant plutôt le toponyme Oneux ou Lhonneux connu à Argenteau, Bolland, Barchon, Trembleur. La graphie avec Xh, ch, sch, k, sk. Le premier à porter ce nom serait un Lambert connu par son mariage en 1630 à Thimister. La seigneurie Del Beuck s’étend sur plusieurs communes : Henri-Chapelle, Clermont, Thimister et Bilstain. Les Xhonneux et leur répartition géographique, les porteurs du nom célèbre dont un producteur de cinéma, Henri et son film réalisé avec Topor., un producteur de cactus Guy, une sorcière Marie, un entrepreneur Maurice, un historien Pierre, un chroniqueur Johann-Wilhelm, un espion Guillaume, un prêtre Nicolas, un évadé Gustave, un architecte Karl, un chef de gare Guillaume, un décathlonien Fred, un boxeur Armand, un arbitre Roger, un peintre Victor. Les Xhonneux se singularisent dans le tir (à Remersdael), il y a aussi des hommes politiques de tous les bords mais surtout cdh ;, D’autres personnes dans d’autres domaines. Des armoiries bien entendu et 5 annexes ainsi qu’un index complet. Pas une généalogie fièvreuse mais des coups de sonde très utiles.
 JUILLET 2011 – 1265 – ACTUALITES – La Wallonie 1980 – 2010, 30 ans d’autonomie politique, Wallonie, 2010, 70 p. L’histoire de notre région baptisée depuis peu Wallonie. On y évoque l’histoire, les moyens de communication, le soutien aux entreprises, le Feder, la recherche appliquée, la formation, les aides à l’emploi, l’accès aux droits fondamentaux et aux soins : petite enfance, handicapés, parc hospitalier, personnes âgées, les économies d’energie, le logement, le développement durable, la ruralité, l’amélioration du cadre de vie des Wallons, la promotion du patrimoine wallon, les déplacements : routes, autoroutes, Ravel, mobilité, dans les airs et sur l’eau, à l’extérieur, la fiscalité diminue, le sport et les loisirs
JUIN 2011 – 1262, 1263, 1264 – HISTOIRE CONTEMPORAINE – TALLIER Pierre-Alain, Passer la frontière. L’administration des étrangers en Belgique 1832-1952e, Actes des journées d’étude organisées le 26 mars 2009, Miscellanea Archivistica Studia, 190, Archives de l’Etat, 2010, 150 p. / STRUBBE Filip, Catalogue, 2009, 33 p. /les dossiers individuels des étrangers produits par la Sûreté publique (Police des Etrangers) 1835-1943, 16 p. Les dossiers individuels de la police des étrangers est une source majeure pour le devoir de mémoire : les dossiers individuels, le mémorial national des étrangers durant la guerre, la consultation des dossiers de la sureté nationale, le portrait des chercheurs des archives susmentionnées . Doit-on conserver la totalité des dossiers individuels de la police des étrangers après 1950 ? Comment s’opère la sélection des archives générales avec la vision des autres pays, comment se fait cette sélection de par le monde. Que penser de la dématérialisation ? L’émigration après la 2e guerre, défis archivistiques / un catalogue : dossiers individuels, quelques dossiers individuels, les manières de procéder aux questionnaires, les documents face aux étrangers indésirables, enquêtes sur leurs activités, sur les vagabons et mendiants étrangers, les étrangers et leurs implications dans la variété : exhibitions de noirs, d’indiens, arrivée de servantes hongroises, d’entrepreneurs étrangers, de colporteurs. Le cas des mineurs étrangers et notamment le contrôle de santé, les prisonniers de guerre allemands au travail. Un rappel de Karl Marx en 1845, des communards de Paris fugitifs, des terroristes et anarchistes, des jeunes espagnols venus en Belgique à la fin de l’épisode républicains, des tziganes, des juifs avant 1940 (établis à Anvers pour le diamant ou à Bruxelles pour la confection). / la forme d’un dossier d’étranger, comment les conserver et y accéder, comment effectuer des recherches et quels en sont les pistes, comment s’y prendre.
JUIN 2011 – 1261 - DRUEZ Laurence – Inventaire des archives de la chambre des comptes de la Principauté de Liège, XIVe au XVIIIe siècles, Supplément, Archives de l’état à Liège, Inventaires n°108, Bruxelles, 2008, 86 p.. La principauté de Liège se subdivise en 4 quartiers et un comté. Faisant partie du quartier de Liège, la recette d’Amercoeur avec Jupille et Visé et la Vallée (Vouerie de Nivelle) ou celle de Maestricht. Le livre donne un relevé des fonctions de la chambre des comptes
JUIN 2011 – 1260 – DRUEZ Laurence – Inventaire des archives de la cathédrale Saint-Lambert à Liège, XIV au XIXe siècles, Deuxième partie, Archives de l’état à Liège, Inventaires n°106, Bruxelles, 2008 , 113 p..  Comme pour le livre suivant, une riche introduction historique avant le rappel des différents organes de la cathédrale : le chapitre et sa composition, les affaires temporelles dont les activités des compteries, les affaires spirituelles, les communs benéficiers et l’avouerie de Hesbaye……soit 866 liasses différentes. Un index des noms et des lieux est indispensable.On y trouve maints lieux sur la rive gauche : Bassenge, Boirs, Glons, Haccourt, Hermalle , Herstal, Houtain, Liers, Lixhe, Milmort, Oupeye, Roclenge, Vivegnis, Vottem et quelques-uns sur la rive droite : Argenteau, Bombaye, Bressoux, Cheratte, Feneur, Saive, Visé, Wandre.
JUIN 2011- 1258-1259 – 14-18 – VANDEN BOSCH Hans, AMARA Michael et D’HOOGHE Vanessa, Guide des sources de la Première Guerre mondiale en Belgique en 2 volumes, Archives de l’Etat de Belgique,  2010, 1057 pages au total dont 768 dans le premier volume  Ouvrage bilingue (d’où son grand nombre de pages) qui rappelle d’abord le cours de la guerre puis les archives publiques (depuis la maison royale, le ministère de la guerre, les autres ministères, les administrations publiques, les hopitaux, les fonctionnaires, les groupes de pressions, les résistants, puis les archives photographiques et les films. Dans le second volume , les archives étrangères : Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, puis les données pratiques : liste des centres d’archives et index. Du travail pour le musée de Visé : conserver et inventorier dans ces différents centres d’archives tout ce qui se rapporte à Visé et à la Basse-Meuse durant ce tragique conflit pour les civils.
JUIN 2011 – 1257 – HISTOIRE LOCALE – LAMBIET Thomas, Herve et Aubel, deux capitales d’un plateau, Tempus, Mémoires en Images, 2010,128 p.
A part les entités d’Herstal,Bassenge et Dalhem, toute la Basse-Meuse et au-delà est bien représentée dans cette collection : Visé en 3 tomes, Fouron, Oupeye, Blegny, Liège en 3 tomes et maintenant Herve et Aubel et qui mieux que Thomas Lambiet, enseignant bientôt à la retraite à Verviers et président du centre culturel d’Aubel et de la société d’histoire du plateau de Herve et amateur de cartes postales pour rédiger cet ouvrage pour moitié consacré à Aubel et pour l’autre moitié à l’entité de Herve. Des commentaires bien sentis même si on le voit plus connaisseur d’Aubel que de Herve. On passe en revue l’histoire, les commerces nombreux avant 1940, le marché d’Aubel bien installé depuis longtemps, les châteaux et fermes nombreux dans les hameaux d’Aubel, les écoles, les guerres , St Jean-Sart, Val-Dieu et pour terminer la vie quotidienne. Herve est beaucoup plus riche au niveau « briques » patrimoine avec l’apport du 18e s. mais aussi les destructions de 14 puis les autres parties de l’entité sont rapidement esquissées : Bolland, Battice, Chaineux, Grand-Rechain, Julémont, Xhendelesse. Les industries, voies de communication et artisanats anciens et les festivités sont évoqués. Un bel aperçu (deux ouvrages auraient été mieux) de nos voisins « herviens »
JUIN 2011 – 1256 – LITTERATURE – BONMARIAGE Pierre, le temps comme la rivière, Mémoires d’un adolescent, Publibook, 2011, 158 p. M.Bonmariage a précédemment raconté sa petite enfance et maintenant il évoque son adolescence durant le temps de guerre toujours en Ardenne, Le pensionnat, la vie au village, le père instituteur, les prêtres l’ambiance religieuse permanente, la vie rurale, les farces de collégiens, du wallon aussi, l’attrait du sexe opposé, l’entrée dans le monde adulte et l’école n ormale. Plein d’anecdotes et de considérations sur cette période de vie dont on a tous « souffert ».
JUIN 2011 – 1255 – HISTOIRE MILITAIRE –JOHNSON J.E. et GIBSON Guy,  Héros de l’air dans la R.A.F. , Jourdan Témoignages Histoire, 2011, 320 p. L’histoire de ce M.Johnson, il termine la guerre et se rappelle ses débuts, son instruction, son vol sur un spitfire en pleine bataille d’Angleterre, les contacts avec les pilotes alliés, en décembre on met en pratique la tactique du combat aérien, l’évaluation des avions ennemis qui ne cessent de progresser, les joies de l’aviation face aux conditions atmosphériques et aux ennemis, notamment d’Abbeville. La peur au ventre quand on est poursuivi par plusieurs Messerschmitt. Les armes secrètes comme les redoutables Focke Wulf en 1942. La perte des camarades, les changements d’unité, la récupération des pilotes en terre ennemie. Puis ce fut la bataille de Normandie et l’installation d’un aérodrome. Les combats se succèdent sur la France en voie de libération. On vit véritablement les combats aériens. On suit l’avancée des troupes alliées , la région d’Arnhem, la traversée du Rhin, l’arrivée des avions à réactions allemands Messerschmitt 262 qui rendaient les Alliés impuissants. Il y eut l’attaque kamikaze de la Lutwaffe sur Bruxelles le 1er janvier 1945….Le second récit de Gibson est tout aussi passionnant car il s’agit d’un pilote de bombardier Short Stiling, Cela commence à l’invasion de la Norvège, la campagne de France, puis les bombardements en Allemagne ou sur Anvers e.a. le 15 septembre. Les raids se suivent, les amis qui ne reviennent pas. Une mutation dans la chasse.  Avec un avion assez périlleux, le Beaufighter chargé de détruire les bombardiers allemands puis ce fut le retour dans une escadre de bombardiers en mars 1942.A lire ce livre on comprend les tactiques et le genre d’opérations. Il y eut les Pathfinders porteurs de marqueurs et les nouvelles manières de bombarder avec efficacité de nuit les cibles comme Berlin ou encore les barrages de la Ruhr !.
JUIN 2011 – 1254 – HISTOIRE MILITAIRE - Le petit guide du musée de l’armée, Kate Art Editions-Catherine de Duve, 2007, 32 p. Catherine de Duve s’est faite une spécialité de ces guides pour la jeunesse. Une page d’explication, des illustrations et une énigme dans ce petit cahier d’école : les types d’armées, les armures, les armes blanches, les armes à feu, les uniformes, Waterloo, les musiques, les zouaves, les cosaques, 14-18, le camouflage, l’avion, le rôle de la femme, les animaux, la guerre et la paix, ….a voir cette collection dans www.happymuseum.com.
JUIN 2011 – 1253 – ARCHEOLOGIE - La préhistoire 1. Les âges de la pierre, document pédagogique n°2, 6e Edition du Cédarc 2010, n°4, 32 p. Ici, les illustrations sont de Sonja Souvenir. Bien expliquer la Préhistoire, la subdiviser, expliquer la place de l’homme dans la nature, son évolution, ses variantes, définir son environnement, expliquer son outillage en pierre puis en os tant du paléolithique que de la révolution néolithique , puis son habitat depuis l’abri, la cabane jusqu’aux premières maisons. Le tout divisé par des questionnaires adéquats.
JUIN 2011 – 1252 – ARCHEOLOGIE - La région du Viroin du temps des cavernes au temps des châteaux, document pédagogique n°1, 4e Editions du Cédarc 2010, n°4, 24 p. Avoir à sa disposition un dessinateur qui vous permet de composer une histoire de la région : de l’homme de Néandertal au châtelain du Moyen Age, c’est extra pour un musée et celui de Treignes a bien de la chance . Indépendamment du scénario qui explique la vie quotidienne dans la vallée du Viroin. De petits jeux, un calendrier archéologique, du vocabulaire à retrouver et des questions à poser. A ne pas photocopier avec une remarque pertinente à l’intention des écoles : non au photocopillage , oui au travail des auteurs.
JUIN 2011 – 1251 – HISTOIRE LOCALE - BOLLAND Paul et COUNET Victor, Blegny autrefois, Barchon, Blegny-Trembleur, ,Housse, Mortier, Saint-Remy, Saive, Noir Dessin Production, 2011, 164 p. Noir Dessin Production s’intéresse depuis quelques années à notre région : il y a eu d’abord les contes de la Basse-Meuse (de votre serviteur), puis Cheratte avec François W., Richelle avec Lambert A. , la Comtesse d’Argenteau et pas loin de là, Fléron par Léo J.….En 288 photos fournies principalement par M.Counet, l’ancien gouverneur de notre province signe un intéressant ouvrage qui vous promène dans les 6 villages de l’entité, pour y découvrir à la fois l’histoire et le présent des monuments. St Remy, patrie du collectionneur de cartes-vues qu’est Victor Counet et Blegny se paient la part du gâteau. Tous les patrimoines s’ y retrouvent : le petit patrimoine (croix, fontaines, monuments et chapelles), le patrimoine civil (halles, maisons communales, écoles, gendarmerie), le patrimoine privé ou social (rues, maisons, maisons du peuple, salles de réunions), le patrimoine rural (fermes et granges), le patrimoine économique (charbonnage, armuriers, magasins, voies routières ou vicinales), le patrimoine religieux (les églises) , le patrimoine naturel (prairies, bois, vergers) ou encore le patrimoine militaire (château ou fort) avec chaque fois derrière, la vie du village que Paul connaît assurément par ses nombreux contacts de mandataire. Chaque village est présenté historiquement. Cette entité de Blegny semble ainsi plus homogène avec son vicinal, son ancienneté historique, ses petits métiers, les dégâts de la première guerre et quelques poésies d’auteurs locaux. De la belle œuvre que nous vous recommandons, spécialement dans la comparaison d’un monument présenté à deux moments de son existence. Une second tome est annoncé pour les prochains mois avec l’accent mis sur la vie des habitants.
MAI 2011 – 1248,1249,1250 – HISTOIRES REGIONALES -Association des cercles francophones d’histoire et d’archéologie de Belgique, 8e congrès, Congrès de Namur, Actes, Tome 2,536 p., Tome 3, p.537 à 952, tome 3, p.953 à 1416, Namur Société archéologique de Namur, 2011.
Cette immense somme est appréciable. Nous nous contenterons d’évoquer les articles qui intéressent le patrimoine de notre région : Volume 2 : en architecture, les écuries de l’arvo de la Chartreuse à Liège, l’architecture du couvent des Célestines, l’expulsion des enfants juifs du réseau scolaire belge sous le régime nazi, les manuels d’histoire comme source historique, la loi du 19 mai 1914 sur l’instruction publique : une avancée démocratique, production et diffusion des sarcophages monolithique au Haut Moyen Age, la mine dans la ville à travers le vitrail, LA FN DE 1935 A 1948 DE LA VOITURE AU MOTEUR D’AVION, le haut-fourneau 5 d’Ougrée….. // Hercule et Viradechtis, les cultes de la cité des Tongres, Ste Rolende de Gerpinnes seconde épouse de Charlemagne ??, la fonction des épitaphes métriques, St Roch au temps du Choléra, l’art du vitrail en Wallonie au 20e s., voir la Trinité quête ou consécration de l’image de Dieu, le cartouche dans l’art de nos régions du 16e au 18e s. l’insertion de l’héraldique dans l’art funéraire du 13e au 15e.s., aspect de la microarchitecture dans l’art funéraire médiéval, l’épuration post-conciliaire dans les églises, les clefs de voutes sculptées des églises gothiques de la région mosane, // le recrutement du personnel des institutions centrales de la Principauté de Liège au 18e s., les administrateurs des monastères bénédictins, L’IMPORTANCE STRATEGIQUE DES CHEMINS DE FER AVANT 1914, les soldats belges dans l’armée romaine à l’époque impériale, le génie belge de 1936 à 1940,les empereurs romains et la défense de l’Impérium sur le Rhin, l’art de fabriquer les bombardes au 15e s. , l’armée du roi aux Pays-Bas espagnols (1621-1659), l’uniforme militaire dans les Pays-Bas espagnols, LA HAIE ELECTRISEE A LA FRONTIERE BELGO-HOLLANDAISE, impact du programme européen « Tous les chemins mènent à Rome, diffuser le patrimoine immatériel en Wallonie, les musées et Internet les enjeux de la numérisation, la méthodologie développée par la SPAQUE 
Pour ceux qui ne le sauraient pas, le prochain congrès se tiendra à Liège du 23 au 26 août 2012.
Les conférenciers sont appelés à se manifester à congres2012@ulg.ac.be
MAI 2011 – 1247 – ETHNOGRAPHIE - LE MUSEE DU QUAI BRANLY , Les plus grands musées d’Europe, le Figaro,2011 Collections ethnographiques avec les 4 continents :Océanie, Asie, Amérique et Afriques. L’accent est mis sur des points forts : masques, portraits, statues, instruments de musique, mobilier funéraire, armes…..peu de commentaires et superbes photos. Le livre est accompagné d’un DVD.
MAI 2011 – 1246 – LITTERATURE – JOB Armel et LIBENS Christian, Suivez mon regard, Institut du Patrimoine Wallon, 2011, 406 pages.  Les journées du patrimoine 2011 confronteront le patrimoine au regard des auteurs et écrivains. C.Libens s’en est fait une spécialité. Ce coup d’œil littéraire de 40 auteurs sur la Wallonie patrimoniale, ainsi que des illustrateurs. Pour les patrimoines qui nous intéressent, Vêves le château de Celles évoqué par Adamek, le petit Rouge à Liège Pierreuse par Luc Baba…Le livre est plutôt un livre d’ambiance : sentir le patrimoine des gens, atmosphère est- ce que ces patrimoines ont des gueules d’atmosphère….Johnny Personne à Liège par Guy Delhasse, la cathédrale de mon enfance à Liège par Bernard Gheur, Armel Job et le dolmen de Wéris ou Achille,  fait face à Dieu ! Pascal Leclercq est donc passé à Cointe. M.Libens nous plonge dans l’année 1468 à Liège. Karel Logist fait ses marches à Liège, Marc Pirlet et l’amitié à Milmort, Frédéric Saenen parle de notre langue et s’illustre par Walthéry, Irène Steyck nous vante Gretry…..des nouvelles « patrimoniales »
MAI 2011 – 1245 – PATRIMOINE – Le moulin de Haccourt, Association des vieilles familles de Haccourt, 2011, 24 p. Les moulins ont toujours intéressé les historiens locaux car ils sontle centrede toute une vie sociale, étant un passage obligé des manants du coin. Etude des moulins du coin sur l’Aaz et le Beaurieux, des données techniques d’un moulin et de l’économie locale, Les Collard eurent cette charge de 1598 à 1694 puis les Halen de Richelle de 1694 à 1921. Et les différentes parties architecturales avant les derniers propriétaires les Valoir de 1921 à 1990. En 2011, la propriété est vendue. Un patrimoine à ne pas mésestimer.
MAI 2011 – 1244 – ARCHEOLOGIE – PIRSON Stéphane et TOUSSAINT Michel, NEANDERTAL L’EUROPEEN, SPW, 2010, 128 p. , 8 sites néanderthaliens ont livré des restes humains en Wallonie. Couvin, Walou et Sclayn sont les trois derniers sites wallons à avoir fourni des restes anthropiques. Des australopithèques au Paranthropus et au genre Homo en ses trois ou quatre variantes. L’anatomie de l’homme de N. avec une intéressante comparaison entre H de N et homme moderne car nous avons tous en nous un peu de l’homme de Néandertal. Paléoenvironnement entre sédiments, restes animaux. Et ce qui intéresse l’homme du XXIe s.,c’est  son mode de vie, son habitat très difficile à appréhender car le peu d’aménagement conservé ne permet pas une représentation. Le feu, l’outillage, la chasse et l’alimentation, la taphonomie, le comportement symbolique dont la sépulture, des objets de parure, des colorants. Et après l’homme de Cro-Magnon et le néolithique début de l’économie de production. Le passage en revue des principaux sites wallons : Engis, La Naulette, Goyet, Spy, Fonds de Forêt, Couvin, Trooz Walou, Mons, Remicourt , Liège Mont St Martin.
MAI 2011 – 1243 – Ouvrage collectif, Le patrimoine de Blegny, Carnets du patrimoine n°77,2011, 60 p., 14 auteurs se sont attelés à décrire dans le détail les monuments principaux de cette entité de la Basse-Meuse. Un petit descriptif et pour chaque ancien village, l’histoire puis le patrimoine….Barchon d’abord et son fort, Blegny, ses moulins, ses croix, Mortier et un long chapitre sur l’histoire, l’église, le cimetière, la chapelle de Richelette, Trembleur et son charbonnage ainsi que le pilori du 17es., St Remy et son église et son environnement, Housse, sa ferme et son église, Saive et ses châteaux aux multiples blasons…….Entité pleine de diversités analysées dans ce livre vendu à la maison du Tourisme.
MAI 2011 – 1242 – DEJARDIN Valérie, BOULANGIER Corinne, Ma terre dans le secret des abbayes, Institut du Patrimoine Wallon, 2011, 200 p. Au n°1220, j’évoquais le 1er N° de cette série «télévisée» menée par une impératrice culturelle, C.B. Les abbayes jouent en effet un rôle majeur dans la protection du patrimoine en Wallonie. L’abbaye de Stavelot ou de la Paix-Dieu, , telles des phares non plus religieux mais patrimoniaux. Les abbayes sont des centres névralgiques, elles sont toujours en activités (Ora et labora). Puis les pérégrinations : Villers-la-Ville et ses merveilleuses ruines, Aulne et ses secrets techniques dont le réseau hydraulique cistercien, Hézélon le chanoine bâtisseur de St Séverin, un petit goût de Cluny en terre liégeoise. Orval, une abbaye qui ne voulait pas mourir ou les techniques de construction. Les fabuleux trésors des abbayes wallonnes : l’immobilier mais aussi les trésors comme la bible de Lobbes, ou de Stavelot, enluminures copiées par Mère Bénédicte. Val-Dieu et la collection de Servais Duriau constituée de gravures, dont une partie restaurée par M.Fassin. Nivelles c’est l’abbaye ensevelie, une des plus anciennes de notre région avec son église « romane » et les fouilles de sa place. Paix-Dieu et sa nouvelle vocation de lieu des métiers du patrimoine
 
MAI 2011 – 1241 – JONLET Lionel, les abris de la Position Fortifiée de Liège situés entre les forts d’Aubin-Neufchâteau et de Battice, de l’auteur, 2011, 80 p. Magnifique travail de ce jeune chercheur, professeur de biologie à la ville et passionné de la 2e guerre à la campagne car il a sillonné les chemins près de chez lui à la recherche des fortins ; il y a la ligne de PFL1 qu’il étudie avec soin, non sans évoquer le deuxième cercle la PFL2 reliant les différents forts. PFL1 c’est 60 km, 7 intervallés, de Visé à Aubin-Neufchâteau NV 19 abris et d’Aubin-Neufchâteau à Margarins MN 31 abris et de Margarins à Manaihant avec Battice au milieu 20 abris. L’auteur détaille l’intérieur des fortins et leurs variantes, en entreprend le dessin de détail. Les cloches supérieures, le rôle majeur des fortins d’observation (MN29). Les communications téléphoniques. Les témoignages sont aussi intéressant s. Le livre se termine par l’inventaire en photo des différents fortins. Protégeons-les. ON PEUT SE LE PROCURER AU MUSEE DE VISE AU PRIX DE 12€
MAI 2011 – 1240 – PATRIMOINE INDUSTRIEL - BOVY Armand, La ligne 24 Tongeren- Visé – Gemmenich 1919-2009, Tome II, C.C.C.C , 2011, 212 p.  Après un premier tome inspiré de la traduction de J.Nijssen et évoquant la construction de cette ligne, le C.C.C.C. raconte la suite de l’histoire de cette ligne : ses travaux, son évolution avec e.a. la suppression des lignes voyageurs puis l’électrification. Le livre ne fait pas l’impasse sur les évènements de guerre et e.a. le passage des déportés. Pour l’histoire économique, l’intérêt des dessertes dans les usines à l’époque où le chemin de fer était dynamique. Le tracé de la ligne, c’est aussi des cabines, des signaux, des tunnels, de nouvelles installations comme la gare de Montzen. La vie ferroviaire est faite aussi d’accidents. Plus de 200 documents illustrés : beaucoup (trop) de plans, des articles de journaux, des photos significatives. Ne reste plus qu’a sillonner cette ligne mais on ne circule pas le long des rails comme le long d’une route. Alors une seule solution, se plonger dans ce livre. ON PEUT SE LE PROCURER AU MUSEE DE VISE AU PRIX DE 24,5 €
MAI 2011 – 1239 – PATRIMOINE MEMORIEL – ROBERT J. – FUNERAILLES ET SEPULTURES, Vanden Broele, 2010, 402 p., Depuis 2009, la loi sur les funérailles et les cimetières a changé en Wallonie. Les définitions sont importantes. Les lieux de sépulture et le rôle des communes, la sécurité, les concessions et leur durée, leur renouvellement, les funérailles , les modes de sépulture et les rites funéraires,l’inhulmation, la crémation et l’inhumation, les signes distinctifs de la sépulture. Une liste synthétique des textes légaux, des circulaires ministérielles, des questions parlementaires, de la jurisprudence, et la doctrine.
MAI 2011 – 1238 – 2e GUERRE – La seconde guerre mondiale , Bande dessinée, Bayard Presse, Images Doc , 2004, 68 p. Adapté au public des jeunes, plusieurs chapitres avec des images fortes : en Allemagne sous la dictature de Hitler, la France bascule dans la guerre, les Français sous l’occupation, les gens ont faim, comment les Allemands contrôlent la France, 1942 : Anne Frank, les juifs un peuple persécuté. 1943 : la Résistance s’organise, …1944 : le Débarquement des Alliés, le Jour J. 1945 La libération et la fin des combats, la Japon vaincu, le procès de Nuremberg. Plus parlant, la liste de quelques grands hommes, les soldats au quotidien et quelques jeux pour bien comprendre le tout.
MAI 2011 – 1235-1236-1237- ARCHEOLOGIE – PIRSON Stéphane, DRAILY Christelle, TOUSSAINT Michel, La grotte Walou à Trooz(Belgique) fouilles de 1996 – 2004, Volume 1 Les sciences de la terre, 208 p ; Volume 2 Les sciences de la vie et les datations, 242 p ; Volume 3 L’archéologie, 332 p., Etude et Documents, Archéologie n°20 à 22, 2011. Monographies très détaillées : la grotte est décrite, localisée et l’histoire de la recherche détaillée dès 1985. Son contexte géologique et géomorphologique, sa lithostratigraphie et l’importance de la genèse des dépôts : la description des couches et leur origine, l’étude des 4  téphras (retombées volcaniques en – 13.000, - ,26.000, ), contexte paléoenvironnemental / les découvertes de fossiles : les différents vestiges animaux : les mammifères, les oiseaux, les anoures, les gastéropodes, les poissons, le pollen, le charbon, une prémolaire d’un néandertal.Les datations par thermoluminescence, les dates C14 / les industries préhistoriques : le matériel lithique des différents cycles : le paléolithique moyen et le moustérien, l’industrie aurignacienne, les industries plus récentes : le gravettien, jusqu’au néolithique. L’étude des matériaux principalement du silex. Une synthèse à lire et une riche bibliographie. La Grotte Walou était assurément un endroit de passage à rapprocher de la grotte de Sclayn et de Fonds-de-Forêt. Un exemple typique d’aurignacien comme à Maisières. La grotte vu sa fouille détaillée donne des résultats comparatifs idéaux. Un fossile directeur en grand !
MAI 2011 – 1234 – 1ère guerre – OFFENSTADT Nicolas – La grande guerre en 30 questions, Geste éditions, 2007, 64 p. Il est bon de temps en temps de refaire le point et ce livre le fait sur les questions que l’on peut se poser : le déclenchement, le mythe de Verdun, le miracle de la Marne, la guerre mondiale, 1918, la bataille en 14, les tranchées, l’expérience du front, l’endurance, l ‘économie, le front intérieur, la mort de masse, la femme, le traité de Versailles, les anciens combattants, le pacifisme, le paysage, la guerre de Trente ans du XXe s. (1914-1945)..
 
AVRIL 2011 – 1233 – 1ère guerre – JACQUET Michel – La grande guerre sur grand écran, Anovi, 2006, 112 p.  Cette guerre qui ne veut pas mourir, tel est le leit-motiv de cette publication.. Oui, le cinéma est un témoin à charge et le livre en fait l’histoire année par année surtout dans l’entre-deux-guerres et dans les deux clans : les Alliés et les anciens vaincus. Les écrivains jouent un rôle majeur. ON peut citer « J’accuse d’Abel Gance », Charlot soldat, la Grande Parade, Voyage au bout de la nuit, A l’ouest, rien de nouveau, l’adieu aux armes, Verdun, les croix de guerre, la fin de St Pétersbourg. La grande illusion  de Jean Renoir……en 1935., film de guerre sans guerre…ou Sergent York….Puis la guerre, la 2e arrive. Des films sont encore produits comme le diable au corps, les honneurs de la guerre, les sentiers de la gloire, la Grande Guerre, les Hommes contre, la victoire en chantant, le Pantalon, les voyageurs de l’Impériale, le Bel Eté 14, les destinées sentimentales, ou ces films où se mèlent l’atmosphère de la guerre et des crimes comme Landru. La vie et rien d’autre…..l’après-guerre est aussi en arrière plan. La femme aussi Marthe. Plus récent : la chambre des officiers et un long dimanche de fiançailles….la guerre fut diversement interpretée.
 
AVRIL 2011- 1232 – 1ère guerre – LECLERCQ Alain, La guerre 14-18 en Belgique racontée aux enfants, Jourdan le Clercq Editions, 2006, 132 p., En 16 chapitres, Pourquoi une guerre ?, Le prétexte Sarajevo, Pourquoi en Belgique ? La préparation, l’ultimatum allemand, l’Angleterre entre en guerre, à Liège, la place forte d’Anvers, les massacres, la Belgique occupée, à Anvers et sur la Marne, l’Yser, la guerre des tranchées, vers la victoire, Versailles et la paix signée le 28 juin, les grands noms Cavell, >Petit, Jacques de Dixmude, le caporal Trésignies. Un chapitre sur la résistance des forts de Liège, ou la dernière charge de cavalerie au sabre..
 
AVRIL 2011 – 1231 – Contes et légendes de la Belgique des campagnes racontés aux enfants, Jourdan le Clercq Editions, 2005, 190 p., 41 petits contes de chez nous où les bêtes sont souvent mises en partie, ainsi que le diable ou les familles nombreuses. Plusieurs ont été évoqués dans nos contes de la Basse-Meuse comme le langage des oiseaux, le garçon aux trois chiens, le pou et la puce. Le destin des pauvres, des cadets, des vieilles filles à marier, des cadets, de veuves….Par ex. St Pierre voulait être Dieu, les petits anges blancs et les petits diables noirs, la fleur qui chante, la Gatte et ses sept gadelots.
 
AVRIL 2011  – 1230 - HISTOIRE - DIERKENS Alain et PLOUVIER Liliane, Festins mérovingiens, Timperman, 2008, 240 p, De la grande cuisine romaine à la table des premiers rois mérovingiens. Oui, la nourriture est un langage et le festin un acte social. Les cinq sens le goût de la table, odorat et la mauvaise odeur des Burgondes, l’ouïe , le toucher et la loi salique, la vue (le beau c’est l’or). L’alimentation et le religion (les catholiques n’interdisent aucun aliment comme le font d’autres religions) mais il y a les jeûnes et des cas particuliers. Interrogation sur les festins : celui de Clovis et les auteurs gastronomiques. Les liturgies de la table : meubles, structure du repas, les manières de table, les vins d’aujourd’hui, la cuisine mérovingienne adaptée à notre époque, expérience faite. La partie la plus intéressante est la recette : lentille, herbes, choucroutes, langues de canard, tétines de truie farcies, sole, goujons, saumons, afratus,,pétoncles,brochet, cochon de lait, longe de porc, agneau, chevreau, moutons, estomac farci, vulve de truie, vache braisée, caccabina, sanglier, cerf, lièvre, navet, châtaignes, doliques, fêves, fénugrec. Les desserts : sureau, sorbe, douceurs, pates d’amandes, sirop de mûres, coings. Pains de glands, cervoise, hydromel, vin miéllé, oxymel : deux doses de miel pour une de vinaigre, absinthe. Quenelles de poulet, courts bouillons et verjus ; Quant au garum, pas la peine d’essayer de réaliser cette sauce à base de poisson fermenté mettrait une puanteur dans toute la maison.
   
AVRIL 2011 – 1229 - PATRIMOINE INDUSTRIEL – BODRY Georgette, Petits métiers d’autrefois en Wallonie, Tome 2, Noir Dessin Production , 2006, 160 p. Après un premier volume sur les métiers de la rue, un second album sur des métiers plus sédentaires divisés en 5 chapitres subdivisés arbitrairement : métiers issus de la main et de l’esprit, question de goût, métiers au service du public, métiers insolites et étonnants. Un index aurait été des plus utiles. Accoucheuse, armurier, artificier, bailli, balais (fabricant), banquier du Mont-de-Piété, blanchisseuse, bottier, boucher, boucheur, bourreau, boutiquier à 1 sou, brasseur, boulanger, bourrelier, briquetier, cantinière, carillonneur, caviste, chapelier, charcutier, charron, chauffeur de maître, chercheur d’or, cigarier, cloutier, coiffeur, confiseur, cordonnier, couquier, coutelier, couturière, créancier, croque-morts, dameur, déménageur, demoiselle de magasin, dentellière, dinandier, distributeur de circulaires, douanier, éclusier, fabricant d’aiguilles, fabricant de chapelets, facteur rural, femme de chambre, ferronier, ficeleur, fileuse, fondeur de cloches, fossoyeur, fraudeur, fromagère, gantier, garçon-boucher, garçon-livreur, garçon de recettes, garde-barrières, gardien de cimetières, gardien de parcs, gouvernante, laveuse de bus, lingère, livreur de pain, loueur de chaises, loueur de voitures, maître d’écoles, marchand de bondieuserie, marchand divers, marchand de mort aux rats, marchand de soupes, maréchal-ferrant, matelassière, médecin de campagne, menuisier, meunier, metteuse de chandelles, mitron, modiste, nourrice, paveur, perruquier, pipière, placeur de coq, pompier, pompiste, potier, ramasseur d’ordures, ravaudeuse, réparateur d’horloge ou de parapluie, repasseuse, sabotier, sauveteur, standardiste, suisse d’église, tailleur, tailleur de pavés, tailleur de pierres, tanneur, tasteur de fumée, télégraphiste, tenancière de bar, tisserand, tonnelier, tresseuse de paille, usurier, valet de chambre, valet de pied. Quelques commentaires mais surtout des dessins des cartes-vues anciennes.             
 
AVRIL 2011 – 1228 – PATRIMOINE INDUSTRIEL – GOEMARE Eric et alii, Terres, pierres et feu en vallée mosane : l’exploitation des ressources naturelles minérales de la commune d’Andenne : géologie, industries, cadre historique et patrimoines culturel et biologique. Institut royal des sciences naturelles de Belgique, 2010, 544 p. Cette somme phénoménale ne comprend pas que des études géologiques ou industrielles mais reprend l’histoire d’Andenne et de l’exploitation de ce riche sous-sol comme la ville au temps de la Préhistoire, de l’époque romaine, mérovingienne et jusqu’à nos jours. Il y a les calcaires et les dolomies et l’histoire de son exploitation ; les grès de divers étages dont le grès houiller, le charbon et son exploitation ainsi que l’alun, les minerais de fer, plomb et zinc, les terres plastiques avec la faïence, la porcelaine, les pipes et les poteries utilitaires. Il faut aussi parler d’eau, de ses fontaines. Enfin on ne quittera pas Andenne sans évoquer les saints et saintes honorés, la grotte de Sclayn, la fluorite, la faune et flore, le cimetière, les modifications du patrimoine,  et enfin le musée de la céramique. Nombreuses illustrations . Un bel exemple de travail collectif. Andenne fut et reste très riche dans sa géologie et son exploitation que nous connaissons, à notre niveau, surtout pour sa céramique, fossile directeur médiéval. J.Knaepen avait à une échelle plus réduite fait cela pour Visé
 
AVRIL 2011 – 1227 – ARCHEOLOGIE - MEULEAU Maurice – Les Celtes en Europe, Editions Ouest-France, 2011, 128 p.
L’histoire d’un empire raté ou plutôt qui n’a pas eu d’historiographes. Les Celtes étaient puissants avant d’être assimilés dans la république romaine avec César. Mais les territoires ne se résument pas aux pays de parlers celtiques (Bretagne, Irlande, Pays de Galles et Ecosse). La transmission orale qui était leur fort sera mise par écrit . Mais le problème est que des modes funéraires identiques peuvent appartenir à différentes civilisations comme les champs d’urnes. Mais au 9e s.,ils y sont. Les archéologues divisent ce premier millénaire en deux âges du fer : Hallstatt et la Tène, du nom de deux sites éponymes. Des princes d’abord, en contact tant avec la Baltique qu’avec la Méditerranée. La Tène voit la formation des Celtes historiques. Il est un fait : ils étaient des guerriers et des conquérants et secouèrent les civilisations en place entre 400 et 200 en Italie, dans les Balkans et en Grêce. La société celtique est de mieux en mieux connue : des rois, des clients et des dépendants. Des paysans mais aussi des artisans hors pair comme les nombreuses illustrations du livre le montrent. En religion, des prêtres (les druides), des sanctuaires, des cultes. Une façon particulière de se protéger dans des oppida. Un chapitre : les Celtes des îles. Les Celtes restent héroisés de nos jours.
 
AVRIL 2011 – 1226 – COMPAGNIES MILITAIRES - Per Saecula Conjuctis, Campagnie Royale des Anciens Arbalétriers Visétois, coffret de 3CD musicaux et d’1 dvd d’images sonores, 2011. Un coffret vendu au prix modique de 50 € comporte l’ensemble des musiques de la compagnie qui fêtait en 2010 ses 700 ans. L’occasion d’enregistrer toutes les musiques, que ce soit des tambours, de l’harmonie ou de la chorale César Franck. Une soirée ce 21 avril a permis d’en faire le tour : les airs du réveil, de la prise en charge des dignitaires, de la messe et du grand tour en ville (20 airs), la rentrée au local, la séance académique et l’après-midi si pas la soirée (20 airs) et un 3e cd sur les marches d’offrande et les chants (10 airs). Quant au DVD, grâce à des graphistes, il nous promène de février à août 2010, du spectacle d’inauguration de la collégiale en février, la cérémonie de lancement du 700e, les répétitions des musiques, les arbalétriers dans la Cité Ardente (Cathédrale et Palais des Princes-Evêques), le réveil de la ville , la St Georges 2010, en août avec l’Europe de l’Arbalète. On évoque aussi l’exposition St Georges et l’Arbalète, le gast des dames, un bétisier et quelques visages des invités étrangers. Un souvenir délicat et somptueux.
 
AVRIL 2011 – 1225 – HISTOIRE LOCALE - BOERSMA Henk – 1851-1860 Eijsden, een maasdorp in ontwikkeling, 2011, 285 p. Le petit village frontière au nord de Visé, Eisjden a connu une expansion économique dans cette décennie. La Maison Blanche, frontière avec Mouland, la vie politique avec 2 bourgmestres Pinckaers et Janssen, les finances communales, les employés, la population (1959 en 1851 et 2060 10 ans plus tard), les différents métiers exercés surtout en rapport avec l’agriculture, la vie des églises catholiques, protestantes et juives, l’enseignement, la santé , les services de sécurité, la douane. Quelques annexes et la suite des registres de population durant cette décennie à Breust, Caestert, Eijsden, Maarland, Oost et Withuis et un intéressant index de tous les habitants . Utile pour la généalogie.
 
AVRIL 2011 – 1224 – GUERRE 14-18 BECKER Annette – Les cicatrices rouges 14-18, France et Belgique occupées, Editions Fayard, 2010, 375 p. Une des meilleures spécialistes du premier conflit mondial se penche sur les atrocités qui furent exercées en Belgique et en France dès les premiers jours du conflits et se réfère aux témoignages, aux journaux intimes et aux lettres des habitants. La réalité vue de l’intérieure en quelque sorte. Confrontations entre occupants et occupés. Réalité ou mythes des atrocités : mutilations, Francs-tireurs, embuscades se répandent des deux côtés. Renouveau de la tradition orale qui colporte ces ragots. IL y eut 101 incidents majeurs en B, liés le plus souvent à des combats (avec plus de 10 tués) .6427 civils tués. Mais la réalité est là : les civils servent de chair à canons comme boucliers humains. Réaction normale : fuir, se réfugier ailleurs. Les Allemands sont là et parfois expulsent les populations civiles du front. Et les aides internationales qui arrivent difficilement. Oui, c’est la guerre totale et Belgique et Nord de la France sont soumises à ce régle. Le danger d’être massacré et les lois d’occupation de plus drastiques. On a faim et on doit subir des exactions, des réquisitions, si pas travailler pour l’ennemi ou pire être enfermé dans un camp en Allemagne. Le cas des femmes est aussi abordé. Le cas ensuite de la résistance : le renseignement et en contraire, les dénonciations. Enfin l’après-guerre et le souvenir ou l’oubli.
 
AVRIL 2011 – 1222 – 1223 - ARCHEOLOGIE - Mythique préhistoire Idées fausses et vrais clichés, Musée de la Préhistoire de Solutré, 2010, 168 p. et par TOUSSAINT Michel,idem , les sources belges, Préhistosite, 2011, 86 p. Ce que les manuels scolaires, les chromos, les cartes-vues,  les publicités, les bandes dessinées, les romans, le cinéma ont pu erronément présenter des périodes préhistoriques et anciennes et qui commencent dès les premières découvertes au 19e s. Les deux livres- versus France et Belgique- présentent les mythes erronés :    l’imaginaire conditionné : la représentation de l’homme ancien, son aspect physique, sa brutalité !, aurait-il mangé ses semblables ! Vécut-il avec les dinosaures !, passait-il ses journées dans les cavernes ? Le mythe de Solutré !, les villages lacustres ont-ils existé ! Non les Druides n’officiaient pas sur des dolmens ! Chaque fausse image est expliquée, est battue en brêche et puis la vraie réalité expliquée par la recherche actuelle. Michel Toussaint s’arrête aux bandes dessinées comme Tounga ou Tumak ou encore aux manuels scolaires. Plus spécifiquement belges, le mythe des fonds de cabanes ou encore des mineurs néolithiques. Michel Toussaint que nous avons souvent vu fréquenter les brocantes à la recherche de ces témoignages dressent un portrait de toutes ces sources. Ces deux albums servent de support à l’exposition de Solutré présentée avec son appendice belge au Préhistosite de Ramioul jusqu’au 30 septembre. A voir
 
AVRIL 2011 – 1221 – HISTOIRE – ROUZET Jacques, Les , grandes catastrophes en France, Au cœur des tragédies qui ont marqué le pays, Ixelles Editions, 2009, 350 p. Le 2Oe s. a été émaillé de nombreuses catastrophes humaines, techniques ou naturelles, qui ont marqué la France dans tous ses territoires : Naturelles avec l’éruption de la Montagne Pelée le 8/5/1902 (30.000+), les inondations de la Seine à Paris en janvier 1910 (150.000 sinistrés), l’effondrement de la colline de Fourvière à Lyon le 12/11/1930 (40+), la canicule d’août 2003 (20.000+)
Techniques avec un métro fou à la station Couronnes à Paris le 10/ 8/1903 (84+), le coup de grisou de la mine de Courrières le 10/3/1906 (1099+), le naufrage de bateaux fluviaux en mer au large de Nantes le 14/6/1931 (au moins 77+), le barrage de Malplasset se brise le2/12/1959 (423+), l’effondrement d’un tunnel ferroviaire à Vierzy le 16/6/1972 (107+), la chute d’un DC10 dans la forêt d’Ermenonville le 3/3/1974 (346+), une marée noire à Portsall avec l’Amoco Cadiz le 17 mars 1978 (340 km de côtes souillées), l’accident de car à Beaune le 30/7/1982 (53+), un camion en feu sous le tunnel du Mt Blanc le 24/3/1999 (39+), le vol Rio-Roissy le 31/5/2009 (225+) ; Humaine avec l’incendie d’une discothèque le 5/7 en octobre 1970 (146+) : le récit de toutes ces catastrophes est haletant avec des témoignages poignants. Certaines feront bouger les choses. Les procès aussi.
 
AVRIL 2011 – 1220 – PATRIMOINES - JORIS Freddy et BOULANGIER Corinne, Ma Terre, la Meuse pour horizon, Institut du Patrimoine Wallon et RTBF, 2010, 198 p. Cela commence fort avec la tranchée de Caster sur le canal Albert puis le Pont classé de Wandre sur les deux voies d’eau parallèles….et passent en revue les séquence de l’émission « Ma Terre » du 3 janvier 2010, les Wallons en Suède (et le logement ouvrier). Les Marbres wallons à Versailles et chez nous. L’eau jaillit à Modave et à Versailles ; Les faiseurs de ponts (Wandre for ever) et les confidences de M.Cremer….beaucoup de photos de Lanaye, la gare Calatrava de Liège. Le trésor d’Hugo d’Oignies. Le trésor de la cathédrale de Liège et Louis Pierre Baert, restaurateur du reliquaire de Charles le Téméraire. La Maison Lebeau-Couraly  et ses armes à feu. Un géographe Belayew et la découverte de  la vallée de la Meuse entre Dinant et Bouvignes. Les dinandiers ressortis de terre à Bouvignes. M.Suttor rappelle l’importance de la Meuse et rencontre lde dernier passeur d’eau. Un étonnant rappel des richesses des bords de Meuse.
 
AVRIL 2011 – 1219 –GUERRE 14_18  GLOGOWSKI Philippe, Ypres 1916-1918, le cahier du Sergent Henry, Editions du Triomphe, 2005, 32 p. Une bande dessinée des plus émouvantes. Deux anglais, amis liés à la vie et à la mort. On ne comprend pas, on voit un soldat allemand lire un cahier, oui, c’est bien celui du sergent anglais Henry que l’on suit depuis son engagement , de l’atmopshère dans les tranchées du côté d’Ypres : les hommes qui deviennent fous, les attaques , les amis qui y restent, les attaques au gaz, les amitiés, les prisonniers, les permissions, les champs de bataille, les cadavres, les amours de l’arrière et un combat à la loyale avec un soldat allemand…c’est celui qui raconte cette folle guerre en relisant les carnets de sa victime, le sergent Henry. Un vainqueur ému. La guerre est la même des deux côtés.
 
AVRIL 2011 – 1218 – JACQMIN Léon, Pays de Herve, ma terre, vie et souvenirs d’un homme du terroir, Noir Dessin Production, 2010, 248 p., Léon Jacqmin a mis en scène la vie de Joseph Pirard de St Hadelin-Olne (1921-2010). Homme du terroir, organiste, bourgmestre, il vint habiter à l’âge de 6 ans à Olne. Après des études à Marie-Thérèse, il travailla à la ferme familiale. Exode en mai 40, en France puis en Suisse où il passe la Nöel 40, Retour en janvier 40 , Résistance sous la houlette de l’abbé Davin, emmené à Berlin en mai 43. Retour en janvier 44 : la tragédie de Forêt à la Libération et la chute d’un B17 en janvier 45. Le métier d’organiste et son mariage en 1948 puis suivent tous les rituels de la vie dans une ferme du Pays de Herve : élevage, fruit, cochon, cheval, les premiers tracteurs qui remplacent les Jeeps. Sa vie communale, conseiller puis échevin puis bourgmestre à Olne. Les manifestations pour les agriculteurs. Une famille nombreuse , une maison typique. L’auteur parle ensuite des 7 curés qu’il a cotoyé. Sa ferme appartient au peintre Xhonneux. Les fermes deviennent modèles, (à Deigné et à Wergifosse. A la fin de ce récit, des rêves de l’auteur. Décédé le 9 août, il fut enterré le 12 août 2010. On rappelle l’hommage de son village . Quelques annexes sur la vie agricole de la région. Un bel hommage à la vie agricole hervienne que nous donne notre membre Léon Jacqmin, qui n’en est pas à ses premiers écrits
 
AVRIL 2011 – 1217 – MOYEN AGE – BALACE Sophie et DE POORTER Alexandra, et alii,  Entre Paradis et Enfer, Mourir au Moyen Age, Musée du Cinquantenaire, Fonds Mercator, 2010, 288 p.,
Exposition bien positionnée jusqu’au 24 avril. Plusieurs chapitres qui se suivent en toute logique : LES CAUSES DE LA MORT au Moyen Age, Mourir au quotidien entre réalités démographiques et sociales de la mort, la mort épidémique, vie et mort face à la médecine , Hygiène et santé : santé publique, alimentation, soins corporels, marcher bouger et saigner, apport de l’anthropobiologie. La mort au combat : les pertes, les blessures, la peur et le courage, la guerre comme outil de promotion sociale. Etude de deux contextes funéraires à Anvers au 16e s. / LES RITES FUNERAIRES : le dispositif et les rites funéraires jusqu’au 11e s., gestes et rites d’accompagnement de la mort au Moyen-Age pour le commun des mortels, pour les criminels et les marginaux, la sépulture des princes-évêques de Liège (non les princes-évêques ne furent pas tous enterrés dans la cathédrales loin de là mais tous ceux y enterrés étaient auparavant des chanoines locaux/ LA TOPOGRAPHIE FUNERAIRE : les monuments funéraires du 12e au 16e s., la peinture funéraire à Bruges du 11e au 16e s. , mourir à la campagne entre 550 et 1750, les sépultures des princes territoriaux du 9e au 13e s./ DE LA MORT A LA RESURRECTION : l’enfer au Moyen-Age, l’art de mourir, les donations pieuses l’au-delà et l’ici-bas, les soins du corps et de l’âme à la lumière de l’éternité, les cimetitères au 14e et 15e s. Suit le catalogue dont un pièce originaire d’Emael.
 
AVRIL 2011 – 1216 – CONTES – LACROIX Paul, Contes du Motyen-Age, les Contes du vieux Gisserot, Editions Jean-Paul Gisserot, 1999, 126 p. Paul Lacroix était conservateur de bibliothèque et composa plusieurs contes à rehaut médiéval. L’emprise située en 1405 avec Marie de France et Charles VI, le Baiser de 1436 sous Charles VII avec Alain Chartier et Jacqueline Pontus en épouse contrariée, le Petit bohémien en 1437 et la monnaie de singe.
 
MARS 2011 – 1215 – PREHISTOIRE – GAUCHER Gilles, La Préhistoire pour les nuls, First Editions, 2010, 352 p. Il y aura l’histoire de la préhistoire entre Cuvier et Marcel Otte, avec les principaux chercheurs qui ont mis un jalon dans la recherche comme l’anticlérical Mortillet et l’abbé Breuil ou Teilhard de Chardin. Des industriels, des médecins…puis des universitaires : Bordes, Leroi-Gourhan. Puis le livre explique les périodes : l’humanité ancienne et le berceau africain avec la succession des types humains..comme Ergaster, puis l’homo Erectus habite l’Eurasie avant Néandertal. Les fondements d’un nouveau monde au Paléolithique Supérieur et son Homo sapiens et les indsutries variées ; Comment vivaient les hommes ? : abris, foyers, sépultures. Et les richesses de la nature pour vivre : la cueillette, la chasse, la pêche. L’art des préhistoriques : les vénus, les bas-reliefs, l’art pariétal. Les derniers chasseurs à la fin des temps glaciaires. Pâtres et paysans au Néolithique du Proche-Orient, en Afrique, dans le Sud puis dans les plaines d’Europe comme les Danubiens, les cités lacustres. Les dolmens et les menhirs, ces sépultures collectives comme les cairns et quelques lieux aymythiques comme Gavrinis. Arrive la protohistoire avec sa métallurgie, le bronze et ses voyageurs. Les pratiques funéraires évoluent avec les tumulus, les champs d’urnes, les tombes plates. Des stèles plates et des gravures. Pour mieux se situer, le livre présente 1O sites préhistoriques : les Eyzies, Cuiry-les-Chaudardes, La Madeleine, Arcy-sur-Cure, Mallaha sur Jourdain, Telarmach, Pincevent, Tautavel, Atapuerca et Chauvet. Dix méthodes de recherche : la typologie, les fouilles, les analyses, les comparaisons ethnologiques, l’étude de la faune, les datations, l’étude des plantes, les expérimentations, les remontages et la tracéologie. 10 variations Lewis, Rahan, les parcs à thèmes comme Treignes et Tarascon, les bustes de Mascré, Malaterre, la guerre du feu du roman au film, Jean Courtin, les dessins de Burian, les romans de Auel. Parachèvent le tout, une chronologie, un glossaire et une bibliographie…….A acquérir pour qui se lance dans la connaissance de nos ancêtres/
 
MARS 2011 – 1214 – 14-18 – ADAM Remi, La Première guerre mondiale Dix millions demorts pour un repartage du monde, Eclairage Histoire, Les bons caractères, 2010, 128 p. L’avant et après 14-18
: la domination des grandes puissances qui voient une croissance des budgets militaires et la transformation des armées. La propagande patriotique dans l’école, la presse et les intellectuels, dénoncation de la guerre par la sociale démocratie…on croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels ! 1914 et l’échec de la guerre de mouvement, 1915 et l’enlisement, 1916 et l’enfer à Verdun et dans la Somme, la transformations des sociétés en guerre avec le renforcement des gouvernements, l’intervention des états dans l’économie de guerre, certains font de bonnes affaires et d’autres s’appauvrissent. En 17, la révolution à l’est, les USA entrent en guerre, les mutineries, la chanson de Craonne, l’offensive finale, la vague révolutionnaire et les traités de paix, porteurs de lourdes menaces, la puissance américaine se développe… ; 
 
 
MARS 2011 – 1213- HISTOIRE - NASSIET Michel, La violence, une histoire sociale, France, XVIe-XVIIIe siècles, Epoques Champ Vallon, 2011, 384 p., Unir trois aspects : la violence, l’honneur et la parenté. Une étude des sources : on ne peut dans une telle étude que faire appel à des données lacunaires. Les rémissions et les requêtes présentées au roi ; Les violences des armées : une brêche et la ville se rend, elle résiste et là arrive un déchainement de violences. La délinquance nobiliaire. Les relations sociales et familiales sont faites d’entraide, de solidarité et de charité…amitié, relation fraternelle très étroite,…et les conflits de voisinage agraire. Comment réguler les conflits sans faire appel à la justice ? par des accommodements. Comment la violence monte ? : de l’affrontement verbal à l’homicide (les injures les plus fréquentes : larron, ribaud, paillard, et fils de putain ; n). On peut jouer de la dérision avec le momon, les pets, les étrons, décoiffer, souffleter. Puis tuer….les épées et les duels. Mais plus pernicieux, l’assassinat par surprise comme la mort du duc de Guise. La violence et l’honneur : vengeances interdites mais enjeux d’intérêt. Les vengeances féminines face au viol, à une rivale. Une complaisance des confessions. Parlons ensuite de l’honneur de la famille conjugale : l’autorité du père, les crimes de sang, sur des enfants, sur des femmes (l’homme « cocu » au courant de son infortune ne pouvait sous peine de déshonneur que tuer l’épouse infidèle et recevait d’ordinaire le pardon royal !). La dignité ou la renommée et l’honneur qui est renforcé au 16e s. Peut-on tuer pour sa race ! Le patronyme, les ressemblances, les attitudes dans les relations de parenté …à la Renaissance, la résistance des jeunes gens, la fille sans frères, les sœurs données. Et pour cette fin de 16e s., la culture de vengeance dans les guerres de religion. Les siècle suivants voient la baisse de la violence avec l’individuation. Mais au 19e s., des survivances subsistaient ! Affaiblissement des liens de parenté parallèle avec le resserrement du lien conjugal !
 
MARS 2011 – 1212 – GUERRE 14-18 – DEBRUYNE Emmanuel et PATERNOSTRE Jehanne, La résistance au quotidien 1914-1918, Témoignages inédits, Racine, 2008, 224 p. Quand on parle de résistance, on pense rarement à la première guerre et pourtant elle a existé. La culture allemande et les Allemands appréciés avant la guerre sont honnis dès le début de la guerre. Visé et les villages voisins sont quelquefois évoqués : la tragédie des 15 et 16 août (38 civils tués non pas le 16/8 mais durant la quinzaine du 4 au 18 août. La résistance se fera par des réseaux de renseignements et non par des actions violentes ! Le pays est sous la tutelle du gouverneur général mais aussi les Etapes derrière le front, sans parler de la frontière électrifiée. Les historiens s’expliquent sur les documents souvent postérieurs à la guerre découverts sur cet aspect peu connu. Vers la Hollande, l’envoi de renseignements : les réseaux Cavell, Carlot, Bénazet (observations ferroviaires) avec des infiltrations de contre-espionnage. Les journaux prohibés : Jules Delchambre, le réseau Colon, le service VDB, le réseau Biscops en famille, le réseau M105 (toujours de l’observation ferroviaire), l’organisation Tinsley. Sur le fil, la sœur Marie-Joséphine Troch. En zone d’étapes, la Dame Blanche avec Emile Regnier, le réseau Brésil avec Edouard Lagasse de Locht et l’observation ferroviaire et la traversée du fil près de Visé (récit p.160 et suivantes). On parle de Julien Massin de Nivelle, de la veuve Leben et de ses deux filles de Devant-le-Pont ou M.Gaillard de Sarolay. Les conseils d’observation des voies ferrées sont étonnants !  Rebondissements, traitres, taupes, arrestations des Leben un véritable film d’espionnage. A noter aussi l’appui du clergé local.
 
MARS 2011 – 1211 – B.D. et PATRIMOINE IMMATERIEL - CASTEN D, DUSART M., THOMSIN P.H., WALTHERY F., Apprenez le wallon avec le petit Tchantchès, Noir Dessin Production, 2010, 88 p.  Une vaste collaboration. Le Wallon est menacé de disparition pas pour demain mais au XXIIe s. si on n’y prend garde! Un Cd wallon accompagne le livre qui présente les facéties et la vie de Tchantchès en deux pages : à gauche le français et à droite le wallon de la même histoire. Le petit François rencontre des personnages populaires du début du 20e s. comme Marcatchou et surtout parcourt les rues de Liège, suivi de Cumulet et Couperou et rencontre plein de personnages et de traditions : marionnettes, vendeur d’urine, marchand de trappes à souris, le cacafougna, Narène dui Boure, le sirop, Roture en guerre, le marché aux clicotes. A la fin l’explication de ces traditions et personnages populaires. Intéressant.
 
MARS 2011 – 1210 HISTOIRE - MASUY Rodolphe, Brigands et truands en Wallonie autrefois, Noir Dessin Production, 2008, 204 p. Le livrecommence avec un petit lexique des dénominations des « bandits ». Bandits Mythiques : au pays des collines, Saint Evermaire et Hacco à Rutten,Soiron et le château de Sclassin, Bandits historiques : Lidriel à Chévremont, les Brabançons sont redoutés et de sales types !, Chièvres et Thuin ou la conjuration des Ronds, Tristan de Morialmé, les Hurlus de Mouscron, le gibet Bastin à Geer, les Egyptiens à Ath, les bandits à Soignes, Pierre Colon à Folx-les-Caves. Spécialistes : faux monnayeurs à Orchimont, les écumeurs de l’Ourthe, les vrilleurs de Seraing, les contrebandiers de la Semois. Tueurs de sorciers : à Monceau et Chimay, Jean Delvaux un moine satanique de Stavelot. Empoisonneurs : La Brinvilliers         arrêtée à Liège, la Nicotine a tué à Peruwelz. Assassins : la famille Lamarmite à Pepinster, Jacques Pierlot abbé meurtrier de Verviers, les frères Renard à Hamoir, 4 meurtres des déserteurs de Spa. violeurs de nonnes à Eupen. Chauffeurs de pieds à Herstal, Bolland et Esneux. Moneuse dans le Hainaut. Les bandes organisées : Seigneur et Pérou, Coucke, Goethals et la bande noire, Noye l’Poyou l’Ardennais, les réfractaires wallons, Magonette et Géna bien entendu. Répression : Justice et vengeance en Namurois, la guillotine liégeoise. Anarchiste : des membres de la bande à Bonnot, les Liégeois sont de grands anarchistes. La nuit des trépassés à Herstal  
 
FEVRIER 2011 – 1209 – BEAUX-ARTS -Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Catalogue inventaire de la peinture moderne, Bruxelles, 1984, 796 p. Même réflexion que pour le n° précédent. Les collections sont européennes avec un grand nombre de peintres issus des Flandres et du Brabant, un peu moins des Pays-Bas et un nombre élevé d’artistes nés en France. Les peintres « francophones » ont pris un peu plus d’ascendants avec plusieurs styles comme Cobra par ex. Pour ce qui concerne notre province de Liège (mais me direz-vous, investissez les musées liégeois qui en regorgent et le lieu de naissance est-il un critère sensé !)(*5 œuvres au moins) citons Marcel-Louis Baugniet, Gaston Bertrand*, Franz Binjé, Marcel Caron, Evariste Carpentier, Iwan Cerf, Georges Collignon, Corneille, Charles Counhaye, Robert Crommelynck, Paul Daxhelet, Jo Delahaut*, Paul Delvaux*, Auguste Donnay, Adrien Dupagne, Ernest Engel-Pak-Rozier, Emile Fabry, Maurice Hagemans, André Hallet, Richard Heintz, Charles Houben, Lucien Houbiers, Alfred Hubert, Mayou Iserentant, Armand Jamar, Alexis Keunen, Georges Le Brun, Auguste Mambour, Marcette Alexandre et Henri, Gustave Marchoul, Jacques Nyst , Jacques Ochs*, Aubin Pasque de Cheratte, Léon Philippet, Armand Rassenfosse, Edgar Scauflaire, Fernand Steven, Alexandre Thomas, Raoul Ubac, Eugène Verdyen, Joseph Vieillevoye, Florent Willems, Adrien de Witte.
 
FEVRIER 2011 – 1208 – BEAUX-ARTS - Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Catalogue inventaire de la peinture ancienne, Bruxelles, 1984, 480 p. C’est vrai que l’eau de la Senne a coulé depuis 1984 mais ce catalogue de toutes les œuvres anciennes donne une bonne idée des collections fortement centrées sur le peinture « en pays flamand » et en Hollande. Il y a bien pour notre ancienne principauté (territoire de notre province s’entend) quelques rares peintres comme Léonard Defrance, Bertholet Flémalle, Nicolas La Fabrique, Gérard de Lairesse, Lambert Lombard, le Maître de Flémalle (mais actif à Tournai !). Le livre se termine par différents index bien utiles pour s’ y retrouver dans l’inventaire.  
 
FEVRIER 2011 – 1207 – NATURE - 100 CATASTROPHES NATURELLES, LES CAPRICES DE LA NATURE, Gründ, 2007, 208 p.  La terre se transforme constamment tant les plaques tectoniques que l’atmosphère. Le livre va présenter les catastrophes dans l’ordre chronologique : des éruptions (Vésuve bien entendu, mais aussi le Tambora qui fit de l’année 1815 une année sans soleil, le Krakatoa), des séïsmes (Lisbonne, San Francisco, Kanto, Kobé), des inondations (en 1931 3,7 millions de Chinois morts), des ouragans ou cyclones, des incendies naturels, des sécheresses (comme en Ukraine), des tsunamis ou raz de marée (Alaska en 1964, Indonésie en 2004) ou encore, réchauffement oblige des canicules. L’Amérique eut son comptant de catastrophes, ainsi que le sud de l’Asie (Japon, Indonésie ou Bangla Desh). Pour notre continent, citons les inondations de Hollande en 1953, les séismes en Roumanie, les inondations en Tchéquie en 1997 et en 2002, les canicules en 2003. On aurait pu ajouter à une moindre mesure au niveau belge, les inondations de 1910, 1926, 1993 et 1995, les petites tempêtes de 1989 et le tremblement de terre de 1983. Mais de cela nous parlerons lors d’une exposition au musée de Visé en mai-juin 2011.
 
FEVRIER 2011 – 1206 – ARCHITECTURE - Thomas, L’Eglise Saint-Hubert d’Aubel, œuvre de l’architecte Emile Deshayes et du maître verrier Camille Ganton-Defoin, 2010, 126 p., le maître à penser de l’histoire aubeloise, Thomas Lambiet, évoque avant tout l’histoire de la paroisse (1248-1391), des curés d’Aubel (23 en 400 ans), de l’église née d’une chapelle dédiée à St Hubert, de l’architecte Emile Deshayes (Petit-Rechain 1875-,1946) bien connu à Visé pour la réalisation de l’hôtel du Pont et de la Poste mais aussi pour le Tourne-Bride à Argenteau, la maison Thys à Dalhem, la Maison Jacob à Warsage, l’église de Blegny ou la chapelle d’Hallembaye. On le signalera aussi comme auteur de monuments aux morts à Blegny, Richelle, Bassenge et Mortier mais aussi des maisons communales de Dalhem et Blegny, de l’école moyenne des filles à Visé (des garçons ?), de châteaux à Aubin, Val-Dieu ou encore Argenteau ou Ottegraeven à Fouron et enfin du caveau Van Zuylen à Richelle.  Il s’intéresse au néo-gothique et à l’instruction  des instituts St Luc. La seconde partie de l’ouvrage est consacrée à la description de l’église d’Aubel : l’extérieur puis l’intérieur. La conception, la première pierre, l’ameublement (maître-autel, chaire de vérité, stalles, orgues, confessionnaux, bancs, tambour d’entrée), les objets d’art (chemin de croix de la firme Jamin, statues, lutrin, crucifix), les pierres tombales (8), les vitraux (explications de chacun des 35 saints et scènes) puis les maîtres-verriers Camille Ganton-Defoin, Valère Saive qui oeuvra aussi à Visé ou encore Jansen. L’auteur passe en revue l’histoire de certains saints et des confrèries y affectées comme celle de St Hubert et du Rosaire. On termine par la rose de la Tour. Beau travail de recherche détaillée comme sait le faire le président de la société d’histoire de Herve.
 
FEVRIER 2011 – 1205 – HISTOIRE - GUBIN Eliane, JACQUES Catherine, PIETTE Valérie, PUISSANT Jean, Dictionnaire des femmes belges, XIXe et XXe siècles, Edition Racine,2006, 636 p.  Beaucoup de femmes belges célèbres ont fait les premières mais là n’est pas leur seule qualité. Plus de 400 biographies de femmes. Pas seulement des philanthropes, des militantes, des femmes politiques mais aussi des scientifiques, des artistes, des femmes d’affaire, des médecins. Concernant notre région, citons la comédienne Berthe BOVY(Cheratte 1863-1937), la syndicaliste Marie BRAHAM (Jupille 1908-2001), l’artiste Louise BROHEE (1875-Cheratte 1939), Louisa de Caraman-Chimay épouse de Mercy-Argenteau (1837-1890), Emilie d’Oultremont ou Mère Marie de Jésus (Wégimont 1818-1878), Alix Ficher (Bressoux 1888-1969),syndicaliste, Elise POUSSET (famille de Hermalle 1868-1945), journaliste
 
FEVRIER 2011 – 1204 – HISTOIRE LOCALE – DE MOFFARTS D’HOUCHENEE Stanislas, Les Commissaires de la Cité de Liège 1424-1794, Tome II de 1512 à 1575, Société des Bibliophiles Liégeois, 2010, 468 p. Magnifique ouvrage comme savent le faire les Bibliophiles liégeois : c’est la suite d’une série de recherches généalogiques. Ces personnages importants de la vie politique liégeoise oeuvrent dans ce 2 tome sous 5 princes-évêques de la fin du règne d’Erard de la Marck à Gérard de Groesbeek. Plusieurs collaborateurs dont Paul Bruyère qui signe un historique ; ces 22 commissaires devaient choisir un homme dans chacun des 32 bons métiers, en vue de procéder à l’élection annuelle des 2 bourgmestres. Mais d’autres fonctions leur sont aussi dévolues dont celles de régenter les autorités qui ne suivraient pas le rôle qui leur est assigné. Sorte d’autorité morale. Sont-ils bien l’œil du peuple ? Chaque commissaire est radiographié : son blason, son état-civil, (ascendance, descendance), son métier, cela va de Jean Counotte , le 101e commissaire installé en 1512 jusqu’au 204e, Jean Servadon en 1569. Près de 100 pages d’annexes avec bibliographie, index des noms de lieux et de personnes. Vaste recherche menée de main de maître par Stanislas.
 
FEVRIER 2011 – 1203 – ETHNOGRAPHIE – L’or des Incas Origines et Mystères, Pinacothèque de Paris, 2010, 60 p.  Superbe exposition dans un lieu qui se développe : la Pinacothèque de Paris face à l’église de la Madeleine. Mais un peu serré si l’exposition a un succès gigantesque ! Bien entendu, il s’agit des civilisations qui ont occupé une partie de l’Amérique du Sud et pas seulement des dernières décennies qui ont précédé l’arrivée des Conquistadores. Donc culture Mochica principalement mais aussi cupisnique, paracas, nasca, chancay, chimu ou encore sican et autres sont développées. De l’or bien entendu mais surtout des céramiques et des tissus , quelques monolithes et des momies toujours aussi emblématiques. Ce qui est frappant, ce sont les ornements de la face tant nasaux que frontaux, colliers ou masques qui étaient très représentatifs. Superbes trésors que les Conquistadores convoitaient avec nervosité.
 
FEVRIER 2011 – 1202 – GRANDE GUERRE ET PATRIMOINE – KOTT Christina, Préserver l’art de l’ennemi, le patrimoine artistique en Belgique et en France occupée, 1914-1918, PIE Peter Lang, Comparatisme et société n°4, 442 p. Quelle différence entre la réflexion de la commission royale des monuments historiques : les armées belligérantes respecteront les monuments assurément ! et la réalité : le soldat allemand fut un pilleur . Des membres du Kunstschutz furent chargés de veiller au patrimoine ennemi tant en Belgique qu’en France. Un souci de conservation quand on parle de l’embrasement de Visé, Dinant et Louvain ! Pas de protestations allemandes face aux crimes patrimoniaux. Que faire durant l’occupation du patrimoine ennemi (le belge en l’occurrence) ? On envisagea même des contributions de guerre sous forme d’œuvres d’art. Comment gérer le patrimoine artistique belge, on flamandise les musées !, une colonie d’historiens d’art allemands, le cas de l’abbaye d’Orval, l’inventaire photographique initié par les Allemands, la même politique pour la France et enfin les dernières actions en 1918 avec des œuvres d’art françaises évacuées en B. En conclusion , des restitutions, des réparations. Bref un aspect peu connu de la politique allemande durant la 1ere guerre et qui se poursuivra même 20 ans plus tard.
 
FEVRIER 2011 – 1201 – ARCHITECTURE – LE GOFF Jacques, ARMINJON Catherine et LAVALLE Denis,20 siècles en cathédrales, Centre des Monuments nationaux, Paris, 2001, 528 p., vaste ouvrage avec de nombreux collaborateurs : un modèle théorique mais pourquoi une cathédrale au 20e s., en sa ville. Les études thématiques : les témoignages littéraires aux origines, du temps paléochrétien et carolingien puis du Romane au Gothique, les reliques, les trésors, le vitrail, la polychromie tant intérieure (polémique entre chromophiles et chromophobes) qu’extérieur, le sanctuaire, les chœurs. De l’âge classique au 19e s., espace et liturgie, aux temps modernes, la grand e peinture, le mobilier, l’enrichissement des cathédrales. La vie des cathédrales : diocèse, cérémonial, la musique, les chanoines et leurs quartiers, les palais épiscopaux. Le catalogue avec la silhouette des cathédrales ou Charlemagne, ou la châsse de St Firmin ou les collections du palais de Tau.  
FEVRIER 2011 – 1200 – GRANDE GUERRE – HUSS Marie_Monique, BECKER Annette, COMPERE-MOREL Thomas, Histoire de famille, cartes postales et culture de guerre, Editions Noesis, 2000, 240 p., Une histoire de la carte postale avant 14 : origine, format, quand envoie-t-on, l’érotisme français, l’âge d’or, une soif d’images au début du 20e s., imagerie populaire et espace privé, , à la guerre cette carte devient un support privilégie du patriotisme, la poste à l’armée, le front et l’arrière réunis par la carte postale : réunir ceux qui sont séparés. Les poilus nos enfants de la Patrie…..même si l’expérience des tranchées accélère le vieillissement. La culture des tranchées ou le culte dans les tranchées mais aussi les superstitions, Sentiment et langages. La guerre à travers les enfants et les bébés. A l’arrière, nos compagnes : allégorie, hymne, Alsace, le sexe, les bonnes Françaises, la douleur. Aussi confrontations des mêmes thèmes de la carte française, anglaise et allemande
 
FEVRIER 2011 – 1199 – ARCHEOLOGIE - CLOSE F(reddy) et DEVUE E(ugène) , Travux dans le vieux cimetière de Glons, Bassenge, 56 p. Comment des travaux préparatoires pour une sacristie à côté de l’ancienne église St Victor de Glons ont poussé Freddy et Eugène à s’intéresser au patrimoine architectural (arc mérovingien conservé actuellement au Cinquantenaire) et à l’histoire « archéologique » de sa découverte. La vieille église fut démolie en 1901. Les fouilles vont se concentrer sur le caveau voisin des curés et la recherche de la dépouille d’un curé emblématique : le curé Ramoux, , inventeur de l’Usteye, et auteur du Valeureux Liégeois : on assiste au développement de la recherche, la découverte de 47 squelettes disposés selon 2 grandes orientations. On parle de la crypte des curés aménagée au début du 18e s. par le curé Peters et qui comprendrait 4 ou 5 corps. Une enquête digne d’un Sherlock Holmes est déployée. 18 planches et la photo des éléments du mobilier funéraire (chapelets, christs, poignées de cercueils, médailles t une statuette de ND de Foy).
 
JANVIER 2011 – 1198  - PATRIMOINE IMMATERIEL – THOMSIN Paul-Henri, Liégeoiseries ou les e, 2010, truculences de notre parler, Noir Dessin Production, 2007, 142 p., Parle-moi et je te dirai d’où tu viens ?. Le vrai liégeois est bilingue : Français et wallon. Original , tendre et direct , ce langage liégeois est dévoilé en quelques expressions qui sentent bon notre terroir. Trois éléments pour chaque expression : en liégeois, en wallon et en français. Comme 342 mots empruntés (oufti, macrale, toquer, maquer, baraquis), 368 expressions plagiées (avec le verbe faire, avoir). Mais une tradition wallonne existe bien : être ou aller / avoir ou être / faire et mettre / savoir ou pouvoir / que ou est-ce que:/ concordance de temps…..le parler liégeois serait pour l’auteur un dialecte wallon. Convivial et amusant à lire
 
JANVIER 2011 – 1197 – HISTOIRE LOCALE – DELEUSE Joseph, Le vallon de la Légia, Derniers vestiges Derniers témoins, 2010, 94 p.Fruit d’une longue enquête sur ce ruisseau (rieu ou Glain) qui devint la Légia. Il alimenta nombre de moulins sur les communes d’Ans et de Liège et son eau servit à maints artisans, comme des bouchers, des brasseurs, des vignerons ou encore des lavandières..Différence entre la Légia primitive et historique. On se promène depuis la source vers Coqfontaine jusqu’au delta où s’implantèrent les premiers habitants de la future cité ardente. On parle d’areines, puis l’auteur nous emmène dans un parcours d’archéologie industrielle car est expliquée la canalisation de ce ruisseau de quelques kilomètres. Un véritable travail de fourmi pour reconnaître ici une tuyauterie, là une pierre de moulin ou retrouver les anciens cours de la Légia ou des faux rieux. Liège (Bourg franc ?) a bien donné son nom à la Légia. Une chronologie intéressante.
 
JANVIER 2011 – 1196 – PATRIMOINE IMMATERIEL – HENNEGHIEN Charles et BEAUCARNE Julos, La Belgique de Papa, Renaissance du Livre, 2010, 128 p. Un photographe de talent et un poète des images, il n’en faut pas plus pour que ce livre soit un cahier de poésie où les photos  noir et blanc  (1954 à 1970) de nature, de vie soient légendées par des bribes beaucarniennes. La Belgique qui n’est plus : le monde rural des champs et des fermes « sans son chien, l’homme n’est pas complet » !, les ambiances urbaines, les banlieues, les loisirs. Pouvait-on sourire en dehors du bistrot ? La Belgique de Papa, oui et sûrement pas le bon vieux temps.
 
JANVIER 2011 – 1195 – CULTURE - Le Jardin des délices de Remacle Leloup, catalogue des ouvrages remarquables du Pays de Liège, Musée de Liège, 2010, 50 p. Reliés aux pièces présentées de Remacle le Loup par tomes, ces livres  ou ces cartes ne sont pas tous du 18e s. Il y a aussi des portraits de prince-évêque, les grands noms de l’édition et des écrivains avec une notice détaillée. On doit citer le manuscrit Van den Berch, le livre de Louis Guichardin. Dans le 4e tome, le catalogue de Monsieur de Saroléa de Cheratte, le théologien Ghénart, la famille de Germeau, les de Sluse (p.37-38), les sœurs de Munsterbilzen ou encore le baron de Sluse de Hoepertingen. En fin d’ouvrage, la liste des imprimeurs liégeois
 
JANVIER 2011 – 1194 – GUERRE 14-18 – BRAIBANT J. – 14-18 UN AUTRE REGARD, Editions Jourdan, 2010, 254 p., Faire fi des documents habituels sur les offensives, les armements et se pencher au travers de photos : pourquoi les tranchées ?, pourquoi des chefs incompétents ?, pourquoi la haine des civils ?, pourquoi tant de morts ?. pourquoi les planqués ? Un avant-propos éclairant le propos des photos de René Salmon (+47)..Les photos sont crues, d’un réalisme saisissant. La mort est partout et l’auteur resitue le conflit dans ses causes, dans ses pérégrinations : la course aux armements, l’impérialisme allemand et les stratégies de part et d’autres La Marne gagné par Gallieni, les limogeages. Beaucoup de photos montrent des canons en action, des troupes anglaises, les troupes coloniales, les avions, les chars. Les cercles….le premier celui des tranchées des combattants, le no man’s land où l’on meurt en criant, le 2e cercle celui des tranchées d’appui, le 3e cercle où l’on mange mieux, puis les civils qu’ironiquement les poilus les voyant arriver sur le front disent d’eux : Pourvu qu’ils tiennent ! Et l’auteur de citer souvent l’auteur Barbusse mais aussi plein d’autres comme Martial Lekeux. Des articles sur la Belgique et son invasion, sur les troupes coloniales Tabors et autres, sur les héros du ciel, sur l’arrivée des chars.
 
JANVIER 2011 – 1193 – SCIENCE – HALLEUX Robert, XHAYET Geneviève et DEMOITIE Pierre, Pour la science et le pays – 50 ans de politique scientifique belge, Editions de l’Université de Liège, 2009, 170 p.  Le FNRS a son histoire et sa genèse : un arrêté royal de septembre 1959 instaure 3 organismes. Puis il y eut des têtes chercheuses comme Jacques Spaey. Jusqu’en 1970, un léger déséquilibre en défaveur de la Flandre ; il y eut plusieurs réformes de l’état avant qu’on n’arrive à la mal nommée réforme Copernic. Il y eut Jacques Wautrequin, puis Eric Beka. Les programmes de recherche sont ensuite analysés : les PAI, l’espace, les pôles, les sciences humaines et la société, le développement durable, G.Xhayet signe un dernier article sur les 10 établissements scientifiques fédéraux dont les missions sont règlées par la loi. Valoriser la Belgique, inventer le passé, mieux connaître le territoire, favoriser le rayonnement international du pays et éduquer le public. Enfin la liste des nombreux ministres qui furent chargés de la politique scientifique. Cela bouge en B.     
 
JANVIER 2011 – 1192 – INDUSTRIE ET GENEALOGIE – PLANCHAR Robert-Armand, Les Plancher, maître s de fosses dans la Seigneurie de Montegnée, Liège, 2010, 250 p. Cette monographie permet à l’auteur de montrer l’apport de sa famille dans l’implantation des « pompes à feu » de Thomas Newcomen en Principauté de Liège et sur le continent au 18e s. Oui ? la houille a fait vivre Montegnée, Première mention au 14e s. Importance de la cathédrale dans l’économie montagnarde. Sept maîtres de fosse se succèdent à commencer par Jean-le-Vieux Plancha mort en 1613. L’occupation de ces gens se déroule entre problèmes techniques (eau, galeries) et voisinages ou familiaux. C’est le 5eme, Lambert Planchar (1694-1793) qui implanta les pompes à feu. On assiste aux querelles familiales pendant la révolution mais aussi au développement des vrais charbonnages. Les biens Planchar son mis sous séquestre après l’arrivée des Français. La loi Mirabeau change , d’Autriche. Mais la dynastie continua mais s’investissant dans d’autres secteurs de l’industrie liégeoise, jusqu’au cadet, Robert (1931), auteur de l’ouvrage et ancien directeur du port autonome de Liège. Une saga familiale en quelque sorte.
 
JANVIER 2011 – 1191 – GUERRE 14-18 – MEDARD Frédéric, Les prisonniers en 1914-1918 Acteurs méconnus de la Grande Guerre, Soteca, 2010, 354 p. Oui, les prisonniers 14-18 ont été considérés comme des lâches par ceux de l’arrière. Ces acteurs inattendus devaient être protégés par la Croix-Rouge et l’agence internationale des prisonniers de guerre. D’un côté la détention des prisonniers allemands en France (certains furent incarcérés au Maroc, les aristocrates enfermés aimaient les « guindailles », ils participèrent à l’effort de guerre par leur travail - 96.500 en juin 1916). Comment aider les prisonniers français en Allemagne ? Sur 73,7 millions de combattants de tous bords, il y eut 7,6 millions capturés dont 2,6 millions d’internés en Allemagne dans 320 camps dont 800.000 début 1915. Le rapatriement d’après-guerre ne fut pas une sinécure. Des délégations suisses et espagnoles sillonnèrent les camps pour dresser des rapports : des conditions bienveillantes le plus souvent mais aussi des brutalités. Beaucoup de ces prisonniers travaillèrent dans des usines. Les minorités nationales et les colonisés furent des prisonniers à part. Il y eut même des tentatives auprès des musulmans marocains pour qu’ils aillent se battre du côté des Turcs ? La violation des conventions internationales face aux prisonniers (liquidation des tranchées) ou face à l’internement des civils. Mais les prisonniers pouvaient envoyer du courrier et se distraire, une sorte de passerelle entre civils et prisonniers, entre nationalités. Il y eut aussi des évasions, phénomène modeste, comme aussi des échanges. Un autre phénomène est l’internement de prisonniers dans des pays neutres comme les Pays-Bas ou la Suisse. L’auteur n’oublie pas les internés du bout du monde comme ces Allemands prisonniers des Japonais. Un dernier chapitre sur la mort des prisonniers puis le retour des prisonniers après la guerre. Bibliographie et aussi d’intéressantes annexes.
 
JANVIER 2011 – 1190 – CULTURE – BAUDET Jean-C, A quoi pensent les Belges, Editions Jourdan, 2010, 282 p. Du prince de Ligne à Amélie Nothomb, qui sont les intellectuels en Belgique ? Sont-ils tous aussi des « scientifiques » ? L’auteur nous promène de l’époque française à nos jours sauf le développement de l’université de Louvain et le rôle du Prince de Ligne. Il pose les jalons année après année et peu à peu dans tous les domaines non seulement scientifiques mais aussi littéraires. Les générations nouvelles prennent-elles en compte leurs devanciers, ce n’est pas toujours le cas, notamment dans le culturel au sens large, la nouvelle option étant souvent a contrario de la précédente…romantisme, réalisme, impressionisme, symbolisme….4 universités sont dès le début de la nation belge des phares intellectuels. Il met en exergue Charles de Coster et Félicien Rops, souligne le rôle de refuge des bannis de tout poil.De 1880 à 1914, c’est assurément une période de splendeur littéraire avec Rodenbach, Maeterlinck ou Verhaeren. Puis d’une guerre à l’autre, peu d’activités durant la première guerre puis l’académie de langue et de littérature française puis Tintin (eh oui) ou Sim(enon).Mais ethnologues(Lavachery ou Davignon), égyptologues (Capart), philologues, archéologues sont aussi cités comme intellectuels ! Il y a aussi une école belge de psychanalystes. La reconstruction jusqu’en 1960 est-elle suivie de la fin des illusions ? : plus de Congo, une ruée vers le fantastique, l’UCL coupée en 2, le choc pétrolier, puis les 150 ans de notre nation. A partir de 1980, la salut serait-il dans l’Europe ! Dans les liégeoises célèbres, citons Carmela Opsomer, Geneviève Xhayet
Dans les trente dernières années, l’auteur met en avant le groupe Coudenberg, Georges Thines, Francis Delpérée, Pierre Mertens,François Pichaul, J.M.Klinkenberg, J.Vanwelkenhuizen, M.Bruwier, M.Otte….Faut-il faire une différence entre valeur de beauté (littéraire) ou de vérité (philosophie). Sommes-nous donc dans un pays improbable ? 
 
 
JANVIER 2011 – 1189 – SECONDE GUERRE - BEEVOR Anthony – D-Day et la bataille de Normandie, Livre de Poche, 2010, 864 p. Oui, le 6 juin 1944 a changé l’ordre du monde mais la bataille pour sortir de la Normandie a duré près de 3 mois avec des difficultés, des atrocités. L’auteur anglais s’est attaché à des archives de tous les belligérants anglais, canadiens, américains, français et allemands.Suivons les chapitres : la décision de débarquer le lundi 5 juin mais les conditions météo ont bouleversé le tout, le risque d’un échec, une surveillance sur la Manche, l’obsession du Pas-de-Calais, le bouclage de la zone d’invasion, la nuit des parachutistes, la traversée de la Manche , Omaha pour les 1e et 29e division US (2374+ US, 3000 civils français+ et 1200 allemands+) , Utah Beach et les paras, Gold, Juno et Sword par les anglo-britanniques, la difficile consolidation des têtes de pont, échec à Caen et les radios allemandes écoutées par les Alliés, Villers-Bocage et les Anglais (11-14/6), le Cotentin et les US, Opération Epsom (26/6 au 1/7), la bataille du Bocage entre chasseurs de chars, grenades et bazooka, Caen et la colline du Calvaire, Combats pour St Lo (11 et 12 juillet), opération Goodwood à l’est de Caen (18 au 20/7), le complot contre Hitler le 20 juillet raté, Opération Cobra (25/7 au 1/8) et la percée sanguinaire d’Avranches le 1/8, la déferlante. Rennes est atteint, l’opération Bluecoat vers la Bretagne entre Patton et Middleton (30/7 au 8/8),la contre-offensive de Mortain (du 6 au 12/8)que défendit avec acharnement la 30e division d’infanterie US (qui libéra Visé en septembre 1944), l’opération Totalize canadienne vers Falaise du 7 au 10/8, le marteau et l’enclume ou la poche de Falaise (16 au 20/8). De nombreux témoignages sur les marchés noirs et le dépouillement des soldats tués, pour garder un souvenir ou un trophée c’est selon ! L’insurrection de Paris et la montée vers la Seine, la libération de Paris le 25/8. Nombreuses notes et témoignages.A lire par les amateurs de combats.
 
DECEMBRE 2010 – 1188 – ARCHEOLOGIE – Le cimetière mérovingien de Vieuxville (Ve-VIIe s.), Musée du château fort de Logne, 2010, 58 p. 190 tombes datées des Ve (420) au VIIe (680) siècles et fouilles sous la direction de Janine Alenus-Lecerf a fait l’objet d’une nouvelle présentation au musée de Logne. Le cadre historique, sa localisation, l’historique des recherches, des tombes orientées N0/SE à N/S, d’une certaine architecture, 80 tombes masculines et 40 féminines, les autres indéterminées. Les tombes à inhumation les plus récentes sont au sud du site. 7 types d’armes furent retrouvées : les grandes épées, les glaives scramasaxes, les lances, les angons, les haches, les flèches et les boucliers. Les vêtements avec le ceinturon et les parures comme les fibules. La table mérovingienne entre céramiques « sigillées » ou biconiques et verrerie, monnaies. Que peut-on en déduire des croyances ou dans la vie en société évoluant en 3 siècles. Belle présnetation du livre et des nouvelles salles du musée du château de Logne (ferme de la Bouverie). 
 
DECEMBRE 2010 – 1187 –  ARCHEOLOGIE - GHESQUIERE Emmanuel et MARCHAND Grégor, le mésolithique en France, archéologie des derniers chasseurs-cueilleurs, La Découverte - Grand Livre du Mois, 2010, 180 p. Comment définir le mésolithique ?, un Paléolithique qui se serait terminé dans un climat tempéré. Les territoires conquis sur les glaciers sont énormes à l’Holocène. L’hiatus avec la période précédente et avec la suivante, le néolithique est parfois difficile à cerner. Ce qui est certain, c’est un réchauffement climatique, une remontée des niveaux de la mer, le développement de la forêt et de nouvelles espèces animales. Les pratiques économiques sont variées : comme sur le littoral, des amas coquilliers, ou encore le Montmorencien. Les adaptations techniques seront novatrices : on renouvelle l’outillage, l’industrie de l’os se développe, le tranchet arrive, les techniques de chasse s’adaptent à la faune, le chien est domestiqué. Les populations sont-elles de petits groupes ou autres. La nouvelle archéologie a visionné la vie des peuples primitifs actuels. Les industries beuroniennes (anc. Le tardenoisien) ou le Rhin-Meuse-Escaut. L’habitation ou encore l’organisation de groupe au travers de la France : les foyers et les fosses organisent les campements. La grande discussion : comment des silex taillés différemment organisent une culture : comme le Sauveterrien, la Hoguette et ses premières céramiques ? Le monde des morts et la symbolique : morts violentes ou motifs artistiques comme l’os de Remouchamps…..beaucoup d’incertitudes demeurent.
 
DECEMBRE 2010 – 1186 – GASTRONOMIE – DE CHANTAL Laure, A la table des anciens Guide de cuisine antique, Signets Belles lettres, 2010, 342 p., Après des cartes de situations de l’antiquité classique, les différents ingrédients : du pain, du vin, de l’huile. Les écrits gastronomiques sont situés dans chaque œuvre avec une échelle du temps. Céréales, viandes, poissons, fruits et légumes à la sauce de Homère, Ovide et surtout Apicius. Dis moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es : mangeailles de riches, de pauvres,, des dieux, des goinfres, des barbares, des alcooliques ou des acètes. Passionnant. Mais revenons dans un repas de famille : celui de tous les jours, la faim, celui tiré de la chasse ou de la pèche, celui qu’on trouve au marché, comment conserver les aliments. Puis il ya les plats plus relevés : un plan de table et des bonnes manières, entre orgies et diners de galas, on parle aussi de sexe à table , comme il y a aussi des cuisiniers antiques exceptionnels. Les principes de diététique comme comment palier au lendemains de fêtes. Enfin u n menu antique. Nécessaire pour bien comprendre le tout la table des poids et des mesures et la liste et le rôle des dieux. Une bibliographie et la liste des 29 auteurs cités et des 38 œuvres citées. Les plus explicites : l’art culinaire d’Apicius, le banquet de Platon, les propos de table de Plutarque, le Banquet de Xénophon mais aussi curieusement de nombreux traités d’agriculture. L’orgie n’était pas à l’origine ce qu’on en pense actuellement, c’était une célébration  en l’honneur de Bacchus mai qui aurait dégénéré.
 
DECEMBRE 2010 – 1185 – HISTOIRE LOCALE – FOURNEAU Jean, La grande histoire et les petites histoires de la paroisse et de l’église Saint-Joseph de Cheratte-Hauteurs à travers la chronique de l’époque 1872-1944 , 2010, 99 p.
Une relation d’évènements : l’église de Cheratte-Bas, la première petite chapelle de 1872 puis les difficultés pour obtenir dès 1876 une église définitive réalisée finalement en 1885. Finalement la séparation du hameau de Barchon de la commune de Cheratte et une dette que ce quartier se devait de payer à son ancienne commune permit le déblocage de ce dossier . Un terrain acheté à M.Henry et un donateur M.Louis Debouxthay mais aussi l’aide de tous les paroissiens et de la commune même si des tiraillements se firent sentir dès l’adjudication (30-10-1882), la pose de la première pierre le 21-5-1883, la firme Mordant-Casleti de Lixhe eut l’entreprise de construction. On détaille le devis, on explique d’où viennent les matériaux dont les vitraux non pas de Bosteradt de Tilff mais sûrement Osterath. L’architecte Van Assche supervisa les travaux qui furent achevés le 27 avril 1885. Non sans évoquer un épisode celui du portail latéral de l’église controversé, détruit et reconstruit plusieurs fois. A noter que cramignons et tirs de campes accompagnaient chaque évolution du dossier. Suivent les chroniques des années suivantes avec la réception d’œuvres d’art pour l’ église : orgues, statues, confessionnal, chaire, fonts, autels. On évoque le presbytère, le cimetière, les fondations, l’arrivée de sœurs  pour une école de religieuses. On signale les peintures de Boverie en 1937, l’enlèvement de la grosse cloche en 1943 et d’une autre en 1944. La libération est aussi rappelée.
 
DECEMBRE 2010 – 1184 – HISTOIRE MILITAIRE - JEAN-CHRISTOPHE PETITFILS, Le véritable d’Artagnan, TEXTO, 2010,  270 p.
Mme Bordaz n’est pas seule à s’intéresser au véritable d’Artagnan. Jean-Christian Petitfils auteur d’une vingtaine d’ouvrages évoque ce nom accroché au règne de Louis le Grand……il axe son livre sur son ascension dans la carrière militaire……
Mais il est aussi homme de cour à l’esprit de famille profond, et par là, il est homme du Grand Siècle. On est frappé par le nombre de lettres conservées qui permettent de suivre à la trace les contacts entre ces protagonistes de la cour. (voir l’Infor 156 au n°249). Dans la seconde édition , on détaille avec forces détails les 2 derniers jours de la vie de d’Artagnan, un atrabilaire (facilement irritable).
 
DECEMBRE 2010 – 1183 – ARCHITECTURE RELIGIEUSE – DE TOCQUEVILLE Aude – 365 églises et Abbayes de France, Grand Livre du Mois, 2009, 742 p. Livre en format allongé avec un église par jour à voir en France. Par ordre alphabétique, avec une page de textes et d’une d’illustrations (vues extérieures ou décoration intérieure) , les églises, chapelles, abbatiales et monastères se succèdent dans tous les styles. Arrêtons-nous aux églises proches de notre pays : dans le Nord, les églises St Ursmar d’Eppe-Sauvage, St Folquin à Esquelbecq (Nord), la basilique Notre-Dame d’Avioth et St Etienne à St Mihiel (Meuse).
DECEMBRE 2010 – 1182 – ARCHEOLOGIE - WARMENBOL Eugène – La Belgique gauloise Mythes et archéologie, Editions Racines, 2010, 206 p., Nos ancêtres les Gaulois mais lesquels ? Le groupe de la Haine ? Tout commence ou tout finit plutôt par César au pays des Belges face à Boduognat, face à Ambiorix, face à lui-même. Les mythes fondateurs de notre pays revus et corrigés en 1830, par le texte ou encore par l’image (Lauters et Madou). Est-on gaulois ou germain ? Les premières fouilles scientifiques dès 1864 par Joly puis Schuermans (le tombe d’Eygenbilzen) puis Hagemans, Comhaire (1895) puis le baron de Loë. Le rôle des militaires comme Brialmont et nos chefs de tribus statufiés sur des casernes dont la Porte du Chemin de fer à Anvers. Puis les fouilles des oppidums comme le Mont Kemmel, Etalle, Tavigny au début de l’âge de fer puis de la fin de l’âge du fer, Lompret, Olloy sur Viroin, Hastedon ou Caster. Que faire d’Ambiorix à Tongres, sculpté par Bertin et plein d’anachronismes comme le dolmen qui le supporte. Des villes l’adoptent comme à Ath, à Mons, à Tournai, à Liège et à Libramont. La numismatique vient en aide à l’archéologie : des trésors ou des dépots rituels, et c’est ici qu’on reparle du site de Caster coupé entre Kanne et Lanaye, qui serait le meilleur emplacement pour être la forteresse d’Ambiorix, l’Atuatuca ! Il y a aussi des habitats ouverts, des grottes et les tombes dont Horion. La même démarche est faite avec Boduognat le Nervien , autre héros celtique ( ?) statufié. Sans parler de l’entrée de ce héros au Palais des Académies avec les peintures de Slingeneyer. L’archéologie et la Numismatique donnent aussi des repères dans le Hainaut, le sud de la Flandre et le Nord de la France. Puis les chefs gaulois sont aussi représentés prisonniers des Romains. Puis le bon Gaulois ou Gauloise avec les druides et druidesses. Enfin l’auteur espère avoir mis fin au mythe et remis César et Ambiorix à leur vraie place.
DECEMBRE 2010 – 1181 – ARCHITECTURE - La collégiale d’Andenne, son trésor, son musée, 1994, 32 p., Un guide qui date déjà mais qui donne une image de ce(s)tte collégiale(s) fondée par Ste Begge. De la fondation à la collégiale actuelle,l’architecte Laurent-Benoit Dewez, la construction, la variété du mobilier : les blasons, les bijoux, les objets de culte, les peintures au nombre de 23, les porcelaines, les 19 textiles, les 32 statues, les autres mobilier, le mobilier funéraire, les offrandes, au centre encarté l’essait présume de la situation des 7 églises et des encloitres au moment de la construction de la nouvelle collégiale.
DECEMBRE 2010 - 1180 – HISTOIRE LOCALE - RUWET Robert, Le catéchisme impertinent de Liège, toute l'histoire de Liège, passée, présente et à venir en 240 questions, Tempus, 2010, 128 p. Quatrième livre sur Liège en cartes postales mais le premier seul. Rien de religieux dans ce catéchisme mais plutôt une méthode, des questions et plusieurs réponses à l'histoire de LIège en 24 leçons : les temps lointains, l'histoire, la langue, une terre d'églises, des quartiers et des faubourgs, les 32 bons métiers, au bord de la Meuse, les ponts, les quais, les gares, les visiteurs illustres, les liégeois à Paris, les écoles, les théâtres, les musées, les religions, les sports, les écrivains, les guerres, les bourgmestres, les grands hommes politiques et ceux qu'on ne peut oublier. 240 questions et 124 illustrations parfois un peu petites. Beaucoup d'assertions quelquefois impertinentes, un peu humour anglais mais on s'y attend en couverture, n'est-il pas noté un livre très sérieux qui ne s'y prend jamais au sérieux. Eh bien non, l'homme de Néanderthal n'était pas syndiqué à la FGTB et Notger n'était pas bourgmestre. Plaisant et à lire au second degré.
DECEMBRE 2010 – 1179 – NUMISMATIQUE - FOSSION, A., Dinant d’or et d’argent, Les monnaies dinantaises du 6e au 17e s., Maison du patrimoine médiéval mosan, 2009, 74 p. Mérovingiens puis Carolingiens et les ateliers monétaires. Nous sommes entre principauté de Liège et comté de Namur. Le pourquoi des frappes régionales décrites dans la seconde partie comme les triens mérovingiens puis les deniers carolingiens et de leurs successeurs puis les esterlins, les gros, les volants, les mites médiévaux et les daler ducats ou florins à l’époque moderne, en tout 96 pièces dont 5 du village de Celles. B.Tonglet donne un intéressant article sur l’évolution économique au Moyen-Age
DECEMBRE 2010 – 1178 – PATRIMOINE TECHNIQUE – MAUDHUY Roger, Jules Verne, la face cachée, France-Empire, 2005, 194 p., On découvre Jules Verne (1828-1905) dans son enfance, on se fait une idée de ce génial écrivain. Pour le centenaire de sa mort, oui il y eut des hommages rendus, le nombre de traductions mais l’auteur fait redescendre l’écrivain, l’homme, le scientifique de son piédestal. Les secrets bien gardés de sa famille : ses ancêtres, comme un arbalétrier écossais Allotte…la tâche du roman Servadac antisémite, l’influence de son enfance à Nantes et Chantenay, ses premières amours, il épouse une riche veuve en 1857. Il s’en va à Paris faire des études de droit et écrire des pièces. Est-il romancier ou écrivain pour la jeunesse ? Zola disait de lui, il met la science en drame. Maupassant le traite d’amuseur ! Sans Hetzel, n’y aurait-il pas eu de Verne est un autre débat. Son amitié avec les Dumas ou encore  Hector Malot, car il a des amis. Sa vie hors de Paris au Crotoy et à Amiens où il devient conseiller municipal. Son amour des bateaux, l’attentat de son neveu. Même sa réputation à sa mort fut contestée, à lire les journaux d’alors mais eut-il des émules ? : on cite Ray, Hergé, Franquin ou Delvaux ou encore Meliès. Le pire c’est qu’on lui reprocherait de ne pas avoir écrit tous ses livres. Hommage à Benett, l’illustrateur. Mais a-t-il été influencé par le monde qui bougeait. Non, il aimait l’ordre.
DECEMBRE 2010 – 1177 – PATRIMOINE MEMORIEL – ROUSSEL Daniel, Le cimetière de Verviers, 180 ans d’histoire, Noir Dessin Production , 2010, 190 p. A la rencontre du passé, préface le bourgmestre de Verviers. L’ouvrage débute par une intéressante histoire des rites funéraires, puis déclarer que le cimetière est un espace vivant, c’est explicable, la réglementation suit ensuite l’évolution de la société au niveau des règlements. Le cimetière est aussi un espace vert. Rue de la cité, entrons dans le cimetière de Verviers et ses caractéristiques. Y-a-t-il des idées sociales dans les cimetières à voir certaines tombes, il y a aussi les tombes des seigneurs de l’industrie comme les de Biolley, les Hauzeur, le quartier des bourgmestres, la plupart libéraux, puis l’auteur évoque les architectes inhumés à Verviers comme les Thirion, le Lange, les Vivroux et non les Viroux, puis les artistes en tous genres comme D’Archambeau, Deru, Dupuis, Vieuxtemps. Les scientifiques ne sont pas oubliés comme les Lejeune, Fonsny, Grün,….Puis il y a ces artistes qui ont réalisé ces tombeaux ou qui ont laissé des traces comme Renier, Norga ou les Leclercq. Les autres tombes qui méritent un intérêt de l’esthète, ou qui montrent une tendresse certaine. Les textes sont aussi intéressants et les épitaphes ne sont pas que tristesse. Un plan et la liste de quelques familles. Très bien mais on ne prend que les œuvres sublimes ou monumentales…… !  
DECEMBRE 2010 – 1176 – GUERRE 14-18 – Forts de la Meuse, Place de Namur, Images et textes de la construction des forts 1887-1892, Les amis de la Citadelle de Namur, 2010, 128 p.,  Votée le 27 juin 1887, la loi instaurant les deux places fortes de Liège et de Namur, confiées à Alexis Brialmont (1821-1903), le travail des entrepreneurs Hallier, Letellier et Baratoux avec la recette des deux types de béton, les photographies (assez brumeuses) de la construction et des chemins et rails d’accès et des différentes parties du fort (avec en vis à vis un dessin de situation) ainsi qu’en parallèle les articles dans le journal de Namur. Les a-cotés de la construction comme l’extraction des sables et galets,   
DECEMBRE 2010 – 1175 – HISTOIRE LOCALE – Histoire de la république du quartier du pont à Theux, rues, corsos et événements, Les chroniqueurs du Marquisat, brochure de l’exposition du 5 décembre au dimanche 19 décembre 2010, 22 p., Le long de la Hoegne, le quai des saules, les rues du moulin, du Roi Chevalier, le pont d’Arcole, la rue des villas, la rue du Maka, les industries du quartier comme la place du Vinave, la rue du Moulin, la rue de la Station, la rue Chawieumont, la rue des villas, l’avenue du stade et la liste de tous les commerçants. Histoire de la république du quartier du Pont et quelques festivités locales en fin de parcours.
DECEMBRE 2010 – 1174 – MUSEE – Vie de grenier Expo du 21/5/2009 au 31/12/2010, Musée de la Vie wallonne, 2010, 112 p.  Nous avions vu l’exposition tout au début mais point de catalogue alors. Il est sorti depuis et nous avons eu un réel plaisir de le consulter : le catalogue est quadrilingue et relate le choix des objets un peu curieux ou historique comme le N°1 du catalogue une boudinière, un menu des promoteurs de la vie wallonne, un véhicule princier, une mesure liégeoise, les différents lieux d’installation du musée avant la cour des Mineurs, la guillotine, un ersatz de jeu de l’oie (mais le conservateur du musée de Visé n’en est pas du tout convaincu), des documents de la guerre, des objets de fantaisie en verre, un pot de chambre en forme de livres ouverts, une enseigne, des premiers jouets, une cage, le tambour de tirage au sort, la tasse pour porteurs de moustaches, une robe de communiante en 1947 faite dans un parachute (comme la robe de mariée de ma maman en février 1945) , un porte bougies de notaire pour les ventes à la chandelle, une tirelire, un casque de coiffeur en cuivre, des plaques d’avertissements pour bombe, des entraves d’alienés, un stétophile, des bouillottes, des éteignoirs, une tasse avec un fond oculaire, un petit manège, des lanternes magiques, un coupe sucre, une chaise portative, un exposition à continuer à voir car elle est prolongée.
DECEMBRE 2010 – 1173 – HISTOIRE TECHNIQUE – La Gare de Liège Guillemins – Art et Fact et sncb – 2010, 32 p.  La gare de Liège-Guillemins écrit l’histoire : une construction de pierres de pays, de béton blanc, d’acier et de verre. Les origines : des Guillemites du Moyen Age aux Guillemins du XXIe s. : une gare à la parisienne, la gare moderniste de 1958. Les études préalables à la construction de la nouvelle gare, un concours international dont le lauréat est Santiago Calatrava. Une gare sans façade à mi chemin entre sculpture et architecture, un chantier à la pointe de la technologie. Et des pierres du pays L’histoire du chemin de fer en quelques dates-clés. Un lexique. Merci aux 4 auteurs Mmes Degard, Hanique, Verhoeven et M.Housen.
DECEMBRE 2010 – 1172 – HISTOIRE LOCALE Photographies du fonds Gustave Ruhl (1856-1920), Collections artistiques de l’Université de Liège-Galerie Wittert, 2010, 40 p. Gustave Ruhl, qui fut dans les membres fondateurs de la société d’histoire tant de Visé que de Verviers a réalisé un travail photographique de plus importants. Né en 1856 à Verviers, il mourut dans sa villa de Basse-Hermalle en 1929. Il mettra en avant les mutations urbaines de villes comme Cologne, Liège, Verviers, Huy, Herstal ou encore Visé (140 clichés) comme membre de la commission royale des monuments et des sites. Un catalogue donne une bonne synthèse du choix des photos. Dans son fonds, également d’autres clichés réalisés par des contemporains. Mais ce qui est le plus intéressant est la présence de plans-reliefs et de maquettes comme celle des châteaux de Theux ou d’Argenteau . Quelques vues de Visé à voir.
DECEMBRE 2010 - 1171 – ACTUALITES – Vers une symbolique wallonne, recueil d’articles réédités par le fonds d’histoire du mouvement wallon, Musée de la vie wallonne, 2006, 112 p. C’est quoi une symbolique : on a un drapeau, une fête, un chant, une fleur la gaillarde et toutes les discussions et controverses autour des signes de ralliement.
NOVEMBRE 2010 – 1170 – VIE QUOTIDIENNE - WILLEMIN Véronique & VAN WIMILLE Adèle, Nord, Images d’archives, Editions du Lodi, 2005, 192 p., Le Nord que n’en a-t-on dit ! Après des archives de famille, il y a les gens de la mer puis ceux de la terre, et bien entendu intimement liés les gueules noires et la fait que le nord fut la première région industrielle de France. Les auteurs nous invitent ensuite à passer d’Amiens à Dunkerque en passant par Arras, Valenciennes, Lille, Tourcoing, Roubaix, Boulogne et Calais. Les voies de communication dont le chemin de fer jouèrent un rôle majeur. Puis on n’oublie pas que le Nord est le pays des géants, des fêtes en tous genres etdes estaminets. Une bibliographie pout erminer et surtout un glossaire minier.Vendu dans les grandes surfaces à un prix très abordable.
NOVEMBRE 2010 – 1169 – BEAUX-ARTS Le mystère du Phylactère ou quand les œuvres médiévales parlent B.D. (au musée), Musée des arts anciens de Namur, 2010, 30 p. et 30 planches   Une exposition vient de s’ouvrir au musée des arts anciens : 30 étudiants de l’académie de Namur, classe de BD ont interprêté des statues, des peintures, des objets archéologiques de l’époque médiévale….étonnant et imaginatif ou relation entre deux périodes fécondes : le moyen âge et le XXIe s.   à voir aussi avec les œuvres originales.
NOVEMBRE 2010 – 1168 – HISTOIRE MILITAIRE  La deuxième enceinte de Bruxelles, livret guide, Monuments et sites de Bruxelles, 2008, 56 p. On connaît le pentagone bruxellois, c’est le tracé des boulevards , la deuxième enceinte et ce livret –guide va à la rencontre des vestiges : un rempart médiéval se construit comment , se renforce souvent et se démantèle face à la modernité. Le guide nous fait partir de la porte de Hal, le vestige de porte le mieux conservé, vers la place du Trône avec des vestiges dans le métro Hôtel des Monnaies, puis la place Louise et la porte de Namur, de la place Madou vers la place Rogier, vers le quai du commerce et retour à la porte de Hal…à voir le pavillon d’octroi…A votre promenade.
NOVEMBRE 2010 – 1167 – HISTOIRE - La médaille de Waterloo par Félicien Rops, musée Rops, 6 p. Dans nos collections de médailles, nous avons cette  médaille dédiée aux poltrons. A partir d’une médaille inventée sous le règne de Napoléon III, bête noiree de Félicien Rops, on invente une médaille satirique dont Rops a souvent utilisé la médaille.
NOVEMBRE 2010 – 1166 – BEAUX-ARTS Ecrivains de Lumière – Photographies à Namur au temps de Félicien Rops, Archives photographiques namuroises, 2002, 96 p. Oui, photo et graphie signifie bien écrivains de lumière…..Une association recherche les photographes de la fin du 19e et du début du 20e s. dans la région de Namur. Que photographient-ils ? Qui sont-ils…..et un catalogue touffu donne des photos de la vie courante, des paysages, des portraits. Termine le répertoire des photographes. Nostalgie et travail scientifique poussé.
NOVEMBRE 2010 – 1165 – HISTOIRE – VALLAUD Dominique, Nouveau dictionnaire d’histoire universelle, 2010, 708 p. ON dirait un petit Larousse mais y sont conservés les personnes, les lieux, les services, les fonctions, les traités, les actions pétris d’histoire mais aussi de littérature ou des artistes. Et de toute dernière actualité. ( de Ben Laden à François Bayrou….en passant par Benoit XVI ou Berlusconi…) Nous ne l’avons pas lu en entier mais en consultant les premières pages très franco-françaises, citons Albert 1er, Alexandre Farnèse, Banalités, Berthe, ………à consulter mais les notices hyper-contemporaines ne manquent pas de pertinence.
NOVEMBRE 2010 – 1164 – 1ere GUERRE – BODART Emmanuel, CLAES Marie-Christine, TIXHON Axel, Namur à l’heure allemande, Presses Universitaires de Namur, 2010, 196 p., Un exposition qui valait le détour. Quel fut le quotidien des Namurois lors de la première guerre ? Axel Tixhon en fait une synthèse intéressante. L’exposition avec force documents et photos le présente aussi. Il y a des fonds d’archives comme celles de Jean Schmitz, les affiches, les imprimés rassemblés par Fernand Golenvaux, ou l’ancêtre de Vers l’Avenir, l’Ami de l’ordre via Victor Delvaux, qui fut quelque peu inquiété à la fin de la guerre. A côté, les fonds iconographiques comme les photos , celles d’Ernest Delvigne, et de Paul, la maison Gilles-Ledoux, Fernand Beguin, Fortuné Stainier-Hannet, Joseph Piron, Adolphe Dupont, le fonds Jean Lemaire, la maison Dupierreux. Il y a aussi les dessins de Joseph Claes et d’Alexandre Daoust. Sans oublier les photos allemandes de la 1e guerre conservées à l’institut du patrimoine artistique. On n’oubliera pas les cartes postales…….avec la représentation des uniformes. Bref à peaufiner et à adapter  pour la situation de Visé, la première ville martyre.
NOVEMBRE 2010 – 1163 – MYTHOLOGIE - Petit Larousse illustré des légendes et des mythes, Larousse, 2009, 352 p. ON traverse les continents pour évoquer les mythes fondateurs mais aussi les épopées essentielles. A tout seigneur, l’Europe classique avec le régime greco-romain : les Titans, les 12 Olympiens Zeus, Apollon, Poséïdon, Dionysos, Athéna, Aphrodite, mais aussi d’autres héros Orphée, Hercule, Thésée, Persée et enfin l’Odyssée, les Argonautes et les guerres. Enée, Pan. Portons-nous en Europe du Nord, ah ces dieux, le Kalevala, Beowulf, Loki ou l’anneau magique ! A l’ouest, les Celtes avec les fenian, les Mabinogion, Arthur et ses chevaliers, . Au centre et à l’est de notre continent, Baba Yaga et les sorcières, l’oiseau de feu. En Asie, Enouma Elish, Gilgamesh, les Hittites, Rostam, les animaux mongols, Al-Lat. Plus au sud les dieux védiques, Brahma, le Ramayana, le Mahabharata, Pangu , la cour de l’Empereur, les dix soleils de Chine, Sun Wukong, Susanoo ou Kintano. En Afrique, l’Egypte ancienne entre Isis, Osisirs et Seth. Plus au sud, Lonkundo, Mwindo, Shamba, les Chamans, San. De l’autre côté de l’Atlantique, les Navajo, le Corbeau et les mythes du Grand Nord, les tainos, les fils du Soleil. En Océanie, le serpent Arc en Ciel, Lumaluna, Tangaroa, l’origine de la mort…
NOVEMBRE 2010 – 1162 – TWIESSELMAN François La Deuxième guerre mondiale telle qu’elle a été vécue par ma famille, Mémoires, Ecomusée de la région du Viroin, Editions D.I.R.E., 1998, 334 p. Quelques souvenirs de ces années : la fin de mes études, les souvenirs de l’Athénée de Bouillon, l’entrée au musée royal d’histoire naturelle, le service militaire en 37, le début de la vie professionnelle, une vie d’anthropologue, en séjour à Toulouse, la nomination à l’ULB, , un 2e séjour à Toulouse, la mobilisation, un repli stratégique en France, vivre sous l’occupation à Bouillon, on déménage rue Maubel, une année 1943,récit de l’évasion de Lucien Jansen, début de la fin pour les Allemands, l’année 44, la résistance à Bouillon, le bilan de la guerre. liste des résistants du coin.
NOVEMBRE 2010 – 1161 – DE CHANCEL-BARDELOT Béatrice France 1500 entre moyen age et renaissance au Grand Palais jusqu’au 10 janvier 2011, 2010, 48 p., la vie sous 2 rois de France ,Charles VIII et Louis XII : le contexte historique, les nouveautés techniques et le renouvellement artistique dont l’imprimerie, la médaille, le vitrail, la tapisserie, les éblouissants émaux peints. Quand les régions s’y mettent, les milieux artistiques changent : le val de Loire, Paris, le Bourbonnais, Amboise, la Champagne. Est-ce l’automne du Moyen-Age. Mais les courants d’échanges artistiques comme les Provences, les Flamands en France, les nouveautés venues d’Italie mais aussi les artistes venus se mettre au service des Princes….exposition à voir.
NOVEMBRE 2010 – 1160 – Cicatrices Guerre(s), 2009, 96 p. Encore un livre sur la grande guerre, qui vient rejoindre les quelques centaines de livres sur ce sujet du centre de documentation du musée de Visé :  15 histoires de BD avec 22 protagonistes qui racontent , chacun à leur façon, cette sale guerre. Rouge festin ou la mort rôde – Bleuet ou ce soldat naïf tué au combat – Les moustaches ou la variation de cet attribut selon le grade et le côté du fusil- Innocence ou un fugitf recueilli par une petite fille mais tué par les villageois – Chanson pour Vernon ou ode aux gueules cassés – Soldat Swolf ou le loup veille – L’exemple ou le mutin – Le quart ou l’aieul raconte son passé et ses repas – Fragments ou la vie dans le trou – les assis ou l’état major est à l’arrière – Mémoire de Gaize ou le tunnel sous la tranchée – les jours pluvieux ou les lettres du front - Les croix de bois de Dorgelès – Jeux de guerre ou les enfants rejouent la guerre – Collatéral ou l’artillerie
NOVEMBRE 2010 – 1159 – 1ère GUERRE - Beelden van een verwoeste stad, 2008, 28 p Sur le thème d’avant, pendant et après ou comment le patrimoine de Leuven (Louvain l’ancien) fut incendié par les Allemands le 25 août 1914. Différents coins de la ville meurtrie se montrent avant, en état de ruines et actuellement : la place de la gare, la rue de la station, la place de Mgr Ladeuze, la Grand Place, le vieux marché, la place Margarethe, la rue de Diest……un peu comme nous avons fait pour la tragédie de Visé.
NOVEMBRE 2010 – 1158 –2E GUERRE - STEPHANY Pierre , Ardennes 44, la dernière offensive allemande, Ixelles Editions, 2010, 342 p. Pour les synthèses sur le 20e s., qui mieux que Pierre Stéphany pour évoquer cette dernière offensive allemande. On commence à la retraite allemande en septembre 44. La nuit des Ardennes, la panique : ils reviennent 3 mois plus tard ! L’effet de surprise le 16/12/44, le Noël aux canons ..et les témoignages s’entrechoquent à tous les coins du front, les horreurs de la guerre du nord au sud du front, de Baugnez à Bastogne, l’hiver le plus long, puis après le retour à la normale mais avec quel dégât ; Entre histoire de civils et histoire de soldats : le destin des protagonistes. Récit très percutant de cet ancien journaliste.
NOVEMBRE 2010 – 1157 – REUNIS Etienne L’histoire de l’aviation, Collection au fil de la BD, Versant Sud, 2006, 160 p., La BD n’a t’elle pas souvent mis en avant les héros positifs comme les aviateurs . Voler ou le domaine du rêve. Évolution sur la façon de voler et les drôles de machines volantes….un calendrier des découvertes aérostatiques est mis en parallèle avec la BD comme les premiers coucous puis les combats de la première guerre puis les exploits et les routes du ciel dans l’entre-deux-guerres, l’armée aérienne décide de la 2e guerre, puis le développement de l’aviation commerciale : 1954 Boeing 707, 1955 Caravelle, 1969 Concorde, 1992 Airbus A340 puis les avions du futur. Belle synthèse de l’histoire de l’aviation au travers de la BD, ce que le musée de Visé avec ses faibles moyens a essayé de faire dans l’exposition (18/11 au 5/12) avec le train.
NOVEMBRE 2010 – 1156 –LAGROU Pieter Mémoires patriotiques et occupation nazie, Edition Complexe, 2003, 360 p. Sous le sous titre Résistants, requis et déportés en Europe occidentale 1945-1965 : s’approprier la victoire et rétablir l’état..mais qui étaient ces résistants, ils ne firent pas long feu dans les gouvernements de la juste après-guerre. L’auteur étudie les diverses situations en France, Belgique et Pays-Bas. En B et FR, les résistants sont des héros de la nation. Ce n’est qu’en Belgique que l’on considérait comme instable qu’il y eut un conflit entre le gouvernement revenu d’exil et les forces politiques locales ; Union nationale puis départ des élus catholiques avant le retour de la question royale. Puis le statut de résistants…civils qu’il est difficile de prouver. Puis il y eut le rapatriement d’Allemagne des populations déplacées : pas moins de 11 millions entassés sur le territoire du Reich. Le moment de présenter les libérations antérieures à la fin du Reich comme les prisonniers flamands libérés. 265.000 à 240.000 libérés classés à la fin en 3 catégories : prisonniers de guerre, politiques ou travailleurs. Finalement on arrive à 300.000 déplacés revenus jusqu’en fin septembre 1945. Le défi pour ces 3 nations : celle du rapatriement mais comment distinguer entre les exilés de Pétain et les déportés de de Gaulle ! Où on rappelle l’importance des travailleurs des pays occupés pour travailler en Allemagne, la STO d’octobre  42 à juillet 44. Panique morale entre le savon, le costume et surtout la bible. L’Allemagne un lupanar géant pendant la guerre ! avec notamment l’attitude des femmes travailleurs volontaires. Double attitude entre les rescapés des camps et les collaborateurs revenus au pays.Fallait-il réhabiliter les volontaires partis en Allemagne. Les persécutions plurielles : qui sont ces victimes du régime nazi. Elles ne sont pas toutes juives. En B., près de 60.000. Les réactions face aux exactions nazies : pendant la guerre, à la Libération et surtout après la découverte des camps de la mort…..en B, Breendonk devient un symbole. Le martyre national mais combien varié : comment distinguer entre un faiseur de marché noir déporté et un résistant armée déporté aussi ! Comment la mémoire s’en est emparé. Puis plus tard, refaire l’Europe. Illustrations et sources biens définies
NOVEMBRE 2010 _- 1152 à 1155 –VIEILLEVOYE Josée (de Richelle) L’année zéro (Edilivre.com), p., 2e, ed. , 2010, 228 p. /, Mon petit curé, Editions Thot, 2002, 108 p  / Le rêve ombilical, Edilivre, 2010, 162 p. / Sale Daddy, Editions Eole,2009, 172 p.  Une fois n’est pas coutume dans cette rubrique, nous abordons l’œuvre d’une écrivain régional qui a gentiment offert au musée ses 4 œuvres, ses 4 romans. Un rapide résumé pour évoquer ces tranches de vie : L’année zéro est-elle pour tout le monde l’année de sa naissance ou n’est-ce pas plutôt l’année où on se découvre véritablement, un double témoignage une mère refuse l’homosexualité de sa fille et celle-ci après avoir été révulsée trouve son épanouissement dans la sexualité. L’auteure cherche-t-elle un chassé -croisé avec son lecteur . Tirée d’une expérience d’écoute de ces jeunes un peu paumes et catastrophés des réactions de leurs proches, l’auteure peut-elle leur donner une raison de mieux vivre. Jérémie et Nora et à chacun son secret / Tirée de lettres d’un novice le vottemois  Sébastien à sa mère et qui développent ses incertitudes entre amour de Dieu et souvenirs d’enfance….nous sommes au début du 20e s. (1907-1908) : on passe en revue conscription, vie au village puis l’anthrax ou le doute ou les retraites et une mort rapide..  / Encore la relation d’une mère et de son enfant marqué par la laideur…elle se venge des aléas de la vie  en enfermant son fils dans ses rancoeurs. Devenu un homme, modélé par sa mère , est-il résigné, vit-il dans des folies qui conduiront à sa perte….celà ne pouvait se terminer que par une tragédie / une famille cela évolue : une petite fille adore son père puis la petite sœur arrivé, mère et père se déchirent instinctivement. Daddy, le père, la petite sœur que l’on méprise, que l’on humilie, que l’on jalouse. La mère qui meurt, L’aînée veut s’accaparer de la volonté de sa sœur cadette, va-t-elle devenir folle la petite. Jusqu’à l’inceste du père  . Cette petite sœur ne s’en remettra pas et se suicidera . Discussion avec ce père qui a bien changé mais surtout c’est elle qui s’enfuit. La nouvelle compagne de son père la retrouve. La père va mal. Il meurt. 4 chapitres : Partager, Trahir, Mourir et Payer. Œdipe-Reine et psychodrame réunis.
NOVEMBRE 2010 – 1151 VOIVENEL Paul et MARTIN Paul , La Guerre des Gaz 1915-1918, Bernard Giovanangeli Editeur, 232 p. IL s’agit en réalité d’une réédition commentée d’un livre sorti au début de la guerre et préfacé par Paul Lafargue qui donne les effets d’une guerre au gaz et ce qu’il faut faire pour en pallier les effets. Mais surtout rappelle l’utilisation du gaz par après jusqu’à notre époque. L a nature des gaz suffocants ou vésicant (ypérite), les moyens de protection contre les gaz, les gaz d’explosion à Reims de juin à septembre 1916,, les gaz suffocants au chlore en Lorraine d’octobre 1916 à juillet 1917 et les moyens « artisanaux » pour y remédier, les gaz vésicants au chemin des dames de juillet à décembre 1917, Chaque fois, des expériences et l’évolution des malades sont enseignés sans évoquer le panorama des souffrances et le tableau désolant de mort toute proche. Une variante des gaz vésicants avec la forme cutanée grave en 1918 sous différents combats, La mise en place des structures médicales à Royallieu de septembre 1918 à février 1919. L’ambulance (hôpital mobile) Z. En conclusion, étude médicale sur les effets, étude sur les masques à gaz sans cesse à modifier…..conclusions : plus jamais ça
OCTOBRE 2010 – 1150 – JORIS Freddy, la chapelle Saint-Lambert et le site de l’ancien couvent des Sépulcrines à Verviers, Carnets du patrimoine n°75, 2010, 60 p.,  Qui dit Verviers, pense inévitablement à l’historien Freddy Joris qui signe ici un livret sur la chapelle St-Lambert, vestiges du couvent des chanoinesses du St Sépulcre de Verviers. Où on reparle de la limite entre Principauté de Liège et duché de Limbourg, . C’est en 1634 que des sœurs de Malmedy vinrent s’établir à Verviers. C’est dans la rue du Collège actuelle (tiens, comme à Visé !), près de la Vesdre (île ?) . On y vit une chapelle (1737), et deux corps de logis servant de couvent (1649-1654) et des bâtiments « industriels ». la plus grande partie de l’opuscule « évoque la magnifique décoration de la chapelle. L’épisode révolutionnaire est à marquer d’une pierre noire. Puis ce fut une école secondaire communale en 1808, la chapelle n ‘était plus dédiée à St Jacques mais bien à St Lambert. Le jardin fut loti. Un hall de l’Athénée occupe maintenant les angles des rues Masson et du Gymnase. Vivroux reconstruisit l’école en 1875 après l’incendie du 29/4/1873. L’auteur en profite pour parler de cette dynastie d’architectes verviétois, les Vivroux mais aussi les Thirion. Quant à la chapelle paroissiale de la paroisse St Remacle, elle fut classée en 1980. Un petit havre de paix assurément.
OCTOBRE 2010 – 1149 – Musée Hergé, Moulinsart, 2009, 78 p., Sous le titre d’un embarquement immédiat pour un voyage au pays de la ligne claire, on interroge cet architecte de Portzmaparc, le scénographe Swarte, on passe en revue les différentes salles consacrées plus à Hergé qu’à Tintin : le parcours d’une vie (1929), les créations multiples (dont la publicité), une famille de papier ou les différents personnages qui passent dans la vie de Tintin, le cinéma, le laboratoire ou la science dans la BD, les rêves de voyages, les studios Hergé, la gloire de Hergé, ..le tout à voir rue Labrador non pas à Bruxelles mais à Louvain-la-Neuve.
OCTOBRE 2010 – 1147 ET 1148 – 8e ART – TURK & DE GROOT, Léonard , 20 ans de génie, Le Lombard, 2005         , 56 p., et Léonard, je pense donc génie, petite encyclopédie des inventions du maître, 2009, 128 p.  L’exposition consacrée à ce petit personnage inventif de Lonéard au musée de Herstal serait-elle un péché de genèse ! 20 ans de génie ou les dialogues croustillants entre Mathurine, Raoul, le disciple Basile et une interrogation faite aux deux génies Turk au pinceau et au crayon et de Groot au scénario pour voir l’évolution de cette BD (40 albums), éditée aussi en néerlandais EPPO …..le dure mise en mouvement d’une série. Vingt ans de souvenirs. La carte d’identité des deux auteurs et la liste des inventions notées par album. // ce dictionnaire passe en revue quelques-unes des inventions de ce génie des années 1400 : appeau, la BD, la bouée , une ceinture curieuse, le chêque, la colle, le delta-plane, la douche, l’écologie, les frites, le gaz hilarant, le hamac, l’internet, les jeux vidéo, le ketchup, la luge, la machine à écrire, la machine à laver la vaisselle, le nougat, l’ovni, le pic à glace, la pluie, le poker, le répondeur automatique, le saut à l’élastique, le stimulateur, le tapage nocturne, le trampoline, l’ULM, le ventilateur, la voiture turbo, un voyage à la vitesse de la pensée, le wagon-restaurant.
OCTOBRE 2010 – 1146 – BEAUX-ARTS - Sous la direction de TOUSSAINT Jacques, Dialogues avec l’invisible L’art aux sources de l’Europe Œuvres d’exception issues de la communauté française de Belgique (VIIIe – XVIIe SIECLE), Musée des arts anciens du Namurois, 2010, 468 p. Magnifique édition (60 €) qui après un article de fond de Xavier Barral i Altet sur l’art aux sources de l’ ou le moyen-âge religieux sensible à l’intégration des nouveaux venus, le rêve d’une unit » sous Charlemagne et son refus peu après, la francie médiane ou de la mer du Nord à la Méditerranée, les princes laîques et de l’église à la charnière de l’an 1000, les nouveaux styles, le culte des reliques et la création artistique, l‘art roman, la pédagogie de la sculpture monumentale, les portails, l’art roman tardif, l’art mosan, la sculpture en bois, la couleur, les manuscrits, la cathédrale gothique, les façades, le 14e s. courtois, à Europe à plusieurs vitesses, la rentabilité de l’art, les ateliers polyvalents, Puis la partie catalogue bien fournie avec 83 chefs d’œuvres (ou séries d’objets) classés par ordre chronologique dans les domaines des tissus (entourant des reliques), de la sculpture (comme les sedes sapientiae dès le 11e s avec un choix très bien pensé, de  Jean de Liège ou de Jean Thonon)., de la monnaie, des manuscrits, de la poterie (Grès de Raeren), de l’orfèvrerie (comme la châsse de St Hadelin, l’objet le plus somptueux et le plus massif de l’exposition, la plaque émaillée, bien entendu le trésor d’Hugo d’Oignies, un Jésueau, une afflige, une croix-reliquaire, le collier de gilde), des objets scientifiques (Astrolabe),  de la peinture  ou de la gravure (Icônes, œuvres du 15e s., Henri Blès  Jean Gossaert, Lambert Lombard, Bertholet Flemal ), du mobilier qui viennent d’Andenne, d’Anvers, de Bastogne, de Beloeil, de Bouillon, Bruxelles, de Charleroi, de Chimay, de Dinant, de Doische, de Gembloux, de Liège, de Lille, de Mons, de Namur (le plus grand nombre : 31), de Nassogne, de Nivelles, de Raeren, de Stambruges,  de Tournai, de Verviers, de Visé, de Walcourt, et explicités par 37 collaborateurs dont Paul Bruyère, Pierre Colman, Luc Engen, Pierre-Yves Kairis, Albert <Lemeunier, Ralph Mennicken, Carmélia Opsomer, Rappelons que la société d’histoire de Visé ira visiter cette exposition au musée des Arts anciens du Namurois le dimanche 28 novembre.
OCTOBRE 2010 – 1145 – PATRIMOINE REGIONAL – Province de Liège, Histoire et patrimoine des communes de Belgique, Editions Racines et Dexia, 2010, 576 p. Magnifique ouvrage qui termine le cycle des provinces wallonnes et qui présente selon des critères d’importance chacune des 84 communes de la Province. M.Menné a été le maître d’œuvres de cette longue croisade : trouver des spécialistes qui veulent bien se pencher sur des communes. Liste des auteurs, cartes puis chaque entité avec les anciennes communes par ordre alphabétique , leur carte d’identité, leur histoire, ce qu’il y a à voir et les événements.  Les communes se succèdent d’Amay à Welkenraedt puis un index des plus étoffés pour une recherche plus poussée. Pour notre Basse-Meuse, les époux Close ont fait découvrir Bassenge en 8 p., votre serviteur, J.P.Lensen s’est attllé à décrire en 8 p Blegny, en 6 p. Oupeye et en 12 p. Visé. Chrystel Blondeau résuma Dalhem en 4 p., Marie Meurant, Emilienne Somers et Marcella Collé ont planché sur Herstal en 8 p.. Travail de patience pour les auteurs. Les photographies sont des plus belles et accrocheuses. Un livre qui coûte moins de 30 € et que tout amateur du patrimoine, guide, historien se doit de posséder.    
OCTOBRE 2010 – 1144 – ARCHITECTURE – Emile Deshayes, architecte et dessinateur (1875-1946), Collections artistiques de l’Université de Liège, 2010, 56 p., Sébastien Charlier et Edith Micha signent ce petit catalogue. Une biographie de cet architecte qui s’est colleté au dessin, qui fut formé à l’institut St –Luc  réalisé des plans d’église comme celle d’Aubel, de maisons privées avant la guerre. Il a surtout participé à la reconstruction dont certains bâtiments à Visé comme l’hôtel du Pont ou encore la Poste. Dessinateur, il a esquissé maintes peintures et des dessins notamment sur fond de journaux ! Illustrations en fin d’ouvrages comme l’église d’Aubel, de Chénée, la Poste, l’hôtel du Pont, des portraits étonnants.
OCTOBRE 2010 – 1143 – PATRIMOINE IMMATERIEL – COLLECTIF – L’alphabet des souvenirs, n°3, Séminaire des arts et traditions populaires de Wallonie, 2010, 94 p.  Chaque lettre de l’alphabet a son mot en rapport avec la culture traditionnelle réalisé par un des membres de ce séminaire animé par Françoise Lempereur. Il s’agit souvent d’interviews ou d’anecdotes comme Accouchement, Blanchisseuse, pigeons culbutants, Doyen des cafés chez Lespagnard à Harzé, l’exode de mai 40, Feux de la Saint_Martin à Malmedy, Grelots des chevaux, Homme aux dents rouges ou un souvenir d’enfance, l’irrationnel ou cweriles  seuyes, Jour de l’an, Kolwezi et son drame, Lisa une vie brisée, les Mirlitophiles de Sougné-Remouchamps,,Notre-Dame aux larmes de Remoiville, Ougrée et la tournée du lait, Pont du diable de Chaudfontaine, Poldine marchande des Quatre saisons, Résistance de sparents de Michèle Lecrenier, Siroperie du Mont-Comblain, Tchantchès, Universelles comme les expositions, Volailles, Wallons en fleurs, Monsieur X dans la sorcellerie en Hainaut, Youpie nous sommes en vacances, Zoom sur Louis Albert un photographe hors pair ,
OCTOBRE 2010 – 1142 – BEAUX-ARTS – MARECHAL Christine – Le jardin des délices de Remacle Leloup Dessins et lavis du pays de Liège au 18e s., Editions du Perron, 2010, 270 p. Superbe livre reprenant l’ensemble des dessins édités ou non publiés dans l’ouvrage emblématique : les Délices du Pays de Liège. On explique la vie de Remacle, la réalisation de ces gravures entre 1738 et 1744, sa technique, le fonds conservé à la bibliothèque Ulysse Capitaine (une exposition s’y tient en ce moment). L’auteur explique aussi le classement géographique du livre. On y trouve successivement avec un commentaire d’une page (technique,lieu, son histoire, son actualité) des vues de Liège, vues générales puis ses églises et abbayes, le palais provincial puis l’amont de Liège (Seraing,Flémalle), Dans le tome II, la ville de Huy et ses environs, Namur et sa région, jusqu’à Freyr puis les bonnes villes liégeoises en Hainaut. Dans le tome III, l’Ardenne (Bouillon), la Famenne, le Condroz, la région de Stavelot puis au pays de Herve divisé entre plusieurs territoires., puis la Hesbaye. Dans le tome IV, le cours de la Meuse (qui nous intéresse particulièrement), le comté de Looz et le comté de Namur,  Pour notre région, avec l’orthographe d’alors : la Mothe Belair (p.148), Saive au dessus delchavée (p.149), Oupëye (p.175), Cheratte (p.176), Argenteau (p.177 à 179)), Viset (p.180), Naivaigne = manoir Abbeyfield (p.181), Loën (P.182) puis Eysden (P.183), Caster (p.184). Superbes illustrations et bonne bibliographie en final.
OCTOBRE 2010 _- 1141 – ARCHEOLOGIE GALLO-ROMAINE – 5 auteurs dont FERDIERE Alain, Histoire de l’agriculture en Gaule – 500 av.J.-C. – 1000 apr.J-C., Editions Errance, 2006, 232 p., Trois parties chronologiques : l’époque gauloise, l’époque romaine et le haut moyen-âge et chaque fois la structuration des campagnes, l’habitat rural et le façonnage des paysages, les techniques agraires tant dans l’élevage que dans l’agriculture et les productions des denrées végétales. On explique les différentes phases :bonifier les champs, labourer, charruer, récolter, extraire……On parle aussi des productions parallèles : la viticulture l’oléiculture, la culture de certaines plantes, le bois, la forêt, la mer, le sel, le miel, le textile……La fabrication d’outils en fer a fait évoluer sensiblement le progrès rural et l’outillage resté sensiblement le même jusqu’au 19e s., l’époque romaine voit se développer la spécialisation. La société change au Haut Moyen-Age avec les retrouvailles de cultures issues du monde « barbare ». Glossaire et bibliographie vont de soi pour parachever un ouvrage de référence.
OCTOBRE 2010 – 1140 – COMPAGNIES ARMEES – NIHON Jean-Pol et alii, Saint Georges & l’arbalète, Compagnie royale des anciens Arbalétriers visétois, 2010, 72 p.  Intéressant catalogue de la collection d’arbalète de la plus « vieille » compagnie armée de Visé. Jean-Pol Nihon signe un article pointu sur l’arbalète en la décrivant avec ses accessoires, Trois langues sont utilisées : le français, le néerlandais et l’italien. . Suit l’inventaire de 30 armes exposées du musée visétois avec une précieuse fiche technique et la situation du document dans l’histoire. Julie Crul signe un article sur Saint Georges et son culte en diocèse de Liège, avec mise en exergue du collier, de la statue de St Georges, de la cornette et rappel du collier des arbalétriers liégeois. Termine le catalogue le calendrier des fêtes du 700e anniversaire avec de belles photos et les nombreux remerciements. Le livre peut être obtenu au prix de 20 €,
OCTOBRE 2010 – 1139 – 2e GUERRE – DARDART Gérald, Les Ardennes dans la guerre (1939-1945), Ed.de Borée, 2008, 430 p. Les Ardennes, il s’agit bien du département français. Ces Ardennes seraient les Thermopyles de la France. La guerre des ondes, la Porte de Sedan négligée dans le dispositif de Maginot et Charleville bétonné, la drôle de guerre, Hitler dans les Ardennes à Bruly de Pesche, Mai 40 l’affaire Corap et l’enfer de Sedan, le sacrifice des spahis et des marocains, l’occupation de Charleville avec la longue liste des organismes collaborateurs, , Sedan occupé, les héros de la résistance ardennaise dont les Cardot, Fontaine, Vienot, Scamaroni, Coispine et Bouré, Malaise, Villemaux, Traingle rouge, Couvin, Roynette, le drame de certains maquis, Dubois, Genesseaux. La prison de Charleville. La collaboration active, le martyre juif et la solution finale, la réponse des Justes. Le bombardement allié en mai 44. La libération entre le 31 août et le 7 septembre. Le bilan humain de la 2e guerre dans les Ardennes. De nombreuses annexes intéressantes.
OCTOBRE 2010 – 1138 – 2e GUERRE - DEBLANDER Bruno et MONAUX Louise,  Apocalypse en Belgique – 1940-1945 Témoignages inédits, Racine RTBF, 2010, 190 p.   46 témoins racontent la 2e guerre. LA GUERRE, les pleurs, le rappel, l’artillerie, le réserviste, l’enfer, la boucherie et pour les plus jeunes, l’insouciance, le pensionnat, le bon beurre, LA CAPITULATION  les ordres, le défilé L’EXODE L’Yser, la fin de l’enfance, la séparation, les vélos, le bâton de Caliche, Montcoutant, dans les wagons les cafards,  les abricots, les hauts buttés, le retour, L’OCCUPATION La tuberculose, la bicyclette,le couvre-feu, la semelle, le compas ou les réquisitions, le fenil, la balance, la trompe, la censure, la scène, la fermière, le pilote, le tramodrome, LA RESISTANCE La cathédrale de Cologne ou sauver des juifs, les faux papiers, les Russes, le maillon de la chaîne, les visiteurs, le four à pain ou comment cacher des pilotes, la nique aux Allemands, la diversion, un crime, l’homme en noir, le dénonciateur, les deux femmes – LA DEPORTATION La rafle, la ferme, le sabotage, l’épreuve de néerlandais, le fleuve, la fiancée, la lettre, lettres à mes parents, LES BOMBARDEMENTS La panique, le château de Rixensart, English Kaputt, voir la mort de pilotes, la terre tremble, les tables de multiplication, l’incendie, LA LIBERATION l’Allemand carbonisé, l’occupant est parti, le premier tank, l’exécution, les secouristes, les chevaux, le motard, le crachat, la signature de Bing Crosby, le baiser, le drapeau français, Champagne, les chiques, la Brabançonne, , le guide, la rivière rouge, Papa est revenu, par jean Wégimont LA DERNIERE BATAILLE Les pommes, locataires d’un soir, le miracle de Nöel 44, la cuite, Parfum camphré, la photo LE 8 MAI 1945 La capitulation. Belles tranches de vie.
OCTOBRE 2010 – 1137 – EPOQUE MODERNE – GALLO Max – Révolution française , le Peuple et le Roi (1774-1793), XO Editions, 2008, 384 p., Le prologue commence le jour de la mort de Louis XVI, Puis l’entrée de Louis XVI sur la scène royale : quel fardeau et on ne m’a rien appris, dit le jeune roi à la mort de son grand-père, mais le peuple l’accueille. Inquiet, le roi aime la solitude mais est prisonnier de l’essentiel. L’angoisse de lire raison, liberté, égalité et opinion étreint chaque jour ce roi. Mais aura-t-il le courage de casser la fronde parlementaire. La deuxième partie va de janvier à juillet 1789, la révolution arrive, l’assemblée nationale se constitue. La foule suivra-t-elle le roi. 3e partie du 18/7/1789 à octobre de la même année : Mes amis, j’irai à Paris avec ma femme et mes enfants, la confiance est encore là – 4e partie d’octobre 1789 à septembre 1791, le bougre de Capet….il ne peut compter sur sa famille, il prête serment à la nation et la fuite à Varennes en juin. 5e partie d’octobre 1791 à août 1792 ou la Patrie en danger avec la guerre civile dans certaines régions …l’auteur fait vivre les émotions du roi au fur et à mesure que l’impossible royal apparaît. Puis la victoire de Valmy. 6e partie jusqu’au 30/9/1792 le roi est libre sous les poignards ou l’an I de l’égalité. 7e partie d’octobre 1792 à janvier 1793, ce roi doit régner ou mourir. Louis est traité de gros cochon et Marie-Antoinette de putain. La république est proclamée en octobre 1792. Procès . La mort de Louis est décidée à une voix de majorité. Le 21 janvier 1793, Louis meurt guillotiné dans sa trente-neuvième année.
OCTOBRE 2010 – 1136 – 2e GUERRE – LA BATAILLE DES ARDENNES, Monographie du Grand-Duché de Luxembourg, Ed. Guy Binsfeld, 2006, 64 p.,Résumé en trois langues . Deux cartes, l’attaque allemande et la contre-attaque commencent . L’attaque allemande, le massacre de Baugnez,, la défense tenace de St-Vith et de Bastogne, la 7e armée allemande, Nuts, Patton, la situation du front allemand, la guerre aérienne, la contre-offensive de Patton, l’arrêt de l’avance allemande, la libération de l’Oesling, Patton conquiert Trèves, , la traversée de la Sûre et de l’Our. La liste des musées luxembourgeois relatifs à la bataille du saillant
OCTOBRE 2010 – 1135 – 1ere GUERRE - HERVOUET Sébastien, BRAEUER Luc et Marc, 700 musées 1914-1918 Guide Europe, Editions le Grand, Editions le Grand Blockhaus, 216 p.   Classés par région, les musées , les forts, des tanks, des parcs, des mémoriaux…..le Nord-Pas de Calais, la Picardie, le champ de bataille de la Somme, la région Paris Ile de France, la Champagne-Ardennes, la Meuse, les champs de bataille de Verdun, la route du saillants et de Saint-Mihel, la Lorraine, l’Alsace, près de l’Italie et de la Suisse, le centre, la Provence, le Languedoc-Roussillon, le Sud-Ouest, la de la Bretagne-Pays de Loire. En Angleterrre, le sud…En Belgique, les auteurs mettent en exergue le fort de Loncin, l’histoire militaire de Mons et signalent Barchon, Battice (40 !), Embourg, Flémalle, Grâce, Herstal, Hollogne, Huy, Lantin, Liège, Neufchâteau (40 !), Spa puis  les musées de la région d’Ypres mais aussi d’autres plus petits musées. Restent les musées des Pays-Bas, d’Allemagne, de Pologne, du Danemark, de la Norvège, de la Finlande, de la Suisse, de l’Autriche, de l’Italie et des autres pays.
OCTOBRE 2010 ARCHEOLOGIE – 1134 – BRUN Pascale et RUBY Pascal L’âge du fer en France Premières villes, premiers états celtiques, La Découverte, INRAP, 2008, 178 p. Les prémices au cours de l’âge du Bronze (1600-800) dont les réseaux aristocratiques et l’importance du cheval. Un début équivoque entre 800 et 625 ou les mérites comparés du fer et du bronze avec les épées et les tumulus. Changement de lieux et transfert des ressources les plus favorables. Une promesse inaboutie (625- 400)….la complexification SOCIALE AVEC LA Tombe de Vix, déjà des villes quatre siècles plus tôt que prévu, la ville de Bourges, le port de Lattes. Une croissante division sociale avec les Celtes, un réseau linguistique plutôt qu’une arborescence, le cas particulier des chefferies avec les phénomènes princiers, les migrations celtiques. A la Tène, turbulence et recompositions (400-180) avec la forteresse de Paule….un véritable renouveau artistique dont le sanctuaire de Roquepertuse ou de Fesques. De – 250 à -30, les bases d’un nouveau développement avec une agriculture plus intensive, une rationalisation de l’espace et la matérialisation des droits d’usage dans les fermes gauloises, l’exploitation de mines d’or, le saut qualificatif et quantitatif de la sidérurgie, des progrès dans la verrerie et la poterie. Puis renouveau urbain et naissance de l’état dès – 180 : des villes fortifiées comme l’oppidum de Villeneuve-St-Germain, des rites funéraires comme le banquet. Des proies de choix pour l’impérialisme comme à Bibracte. Conclusion et bibliographie
SEPTEMBRE 2010 – 1133 – 2e GUERRE - JACOBS J. A 14 ans dans les camps nazis Témoignage. 288 p. , Jourdan, 2009, 284 p. Cet anversois, arrêté le 13 mars 1942 à quelques jours de ses 14 ans…il distribuait des tracts dans les boites à lettre. La prison d’Anvers, les interrogatoires puis Breendonk et retour à Anvers et le dialogue avec son geolier , Antoine, puis sa rencontre avec d’autres prisonniers adultes et le passage devant un conseil de guerre, , condammé à 2 ans ..puis après Bruxelles, envoyé en Allemagne, la prison d’Aachen poursuivi par les pierres des enfants, puis torturé par un sadique. Il note jour après jour les relations avec ses compagnons de cellule, les privations, les tortures, Les kapots infâmes dont un tué par un de ses compagnons. Dans un autre camp, il va devoir servir un SS. Il voit les débordements de ces sous-hommes pétris de nazisme. Dans un camp de la mort, ce jeune homme voit son copain s’évader puis être rattrapé…..entre espoir et envie de suicide, le témoin nous raconte son calvaire, sa soi-disant tentative de suicide, son accueil à l’hôpital puis de camp en camp où travail et privations et brimades. Un calvaire permanent mais de penser à sa mère lui donne un peu d’espoir. Soudain , c’est la liberté en juillet 44 et un retour haletant. Dur atterrissage auprès de sa mère et la difficulté de se réinsérer dans la société libre. Témoignage choc à lire.
SEPTEMBRE 2010 – 1132 – PATRIMOINE INDUSTRIEL _ SPIROUX-MATHIEU Jean, Fours à chaux, architectures d’exception, 42 p.,   Dans une jaquette, l’auteur présente les qualités de ces fours à chaux qu’il a photographiés le long du sillon mosan et dans les zones crayeuses. L’auteur est né à Seilles tout près de la chaux. Fasciné par le travail des chaufourniers, il a conservé l’image de ceux d’Ampsin, d’Antoing, de Beez, de Bouffioulx (identique à celui de Visé), Calonne, Chercq, Chokier, Engis, Flémalle, Gelebresse, Haut-le-Wastia, Hermalle sous Huy,Moha, Montigny le Tilleul, Namèche, Poulseur, Sclayn, Seilles, Treignes. Egalement récits d’écrivains comme Jean Tousseul  
SEPTEMBRE 2010 – 1131 – SECONDE GUERRE – HORNE Alistair – Comment perdre une bataille (France de mai à juin 1940), Tallandier – Texto, 2010, 478 p. Avec en entête ce mot de de Gaulle, la France a perdu une bataille mais la France n’a pas perdu la guerre. L’histoire commence le 14 juillet 1919 sur les Champs Elysées ! ou les grandeurs et misères d’une victoire entre illusions de l’Armistice et Réparations, Le lign Maginot et ses défauts, les chars et leur doctrine d’emploi. La Rhénanie remilitarisée, le traité avec la France dénoncé par Léopold I « avec l’optimisme du petit cochon imprudent » qui croit à la neutralité ! 1935 ou la fortune change de camp, d’un côté Gudérian et de l’autre un antimilitarisme croissant en France. La France en grève ou Palinure s’endort à la barre mais la France , vu les menaces se réarme et modernise son aviation. Mais la 5e colonne et le pacifisme incrédule. La drôle de guerre dès septembre 39,Le rôle de Gamelin  et de l’état-major avec l’avion allemand atterri à Mechelen sur Meuse. La faucille et le Moissonneur ou Hitler s’oppose à l’OKH (armée allemande) entre plan jaune et plan Manstein, 1940 : invasion de la Norvège, crises gouvernementales en France et en Grande Bretagne. En présence en mai 40 . Les Ardennes et Gamelin . Mot d’ordre allemand de bataille : le crocus fleurit : l’aviation, Gudérian et Rommel, Niwi et l’armée hollandaise à genoux, Eben-Emael, l’entrée des alliés en Belgique, jour après jour les réactions de Gamelin et des armées en lice : le 11 mai la traversée des Ardennes, , le 12 mai sur la Meuse, le 13 mai le passage à Dinant puis à Sedan, le 14 mai consolidation des têtes de pont, et capitulation de la Hollande, le 15 mai la percée, le 16 mai nous avons perdu la bataille pense Paul Reynaud, 17 Mai les panzer font halte, Von Kleist ordonne à Gudérian de s’arrêter. Gamelin désavoué, on fait appel à Weygand et à Pétain. Du 18 au 20 mai, la ruée vers la mer, du 21 au 23 mai, l’encerclement, du 24 mai au 4 juin, la fin dans le Nord, et la Belgique à bout qui capitule. MLe sauve qui peut de Dunkerque. Du 5 au 22 juin, la dernière bataille, Paris abandonné, les mous contre les durs . Reynaud démissionne et Lebrun fait appel à Pétain, qui a sa liste de ministres dans sa mallette et le 21 juin, le remake de l’armistice mais les chaises ont changé : les vainqueurs étaient les vaincus de 18 : Bilan 27000 tués et 18.384 disparus côté allemand et 90.000 morts côté français et 1,9 millions de prisonniers de guerre. On autopsia la France. Le sort des protagonistes en final.
SEPTEMBRE 2010 – 1130 – ETHNOLOGIE - ARNOULD Colette - Histoire de la sorcellerie, Texto Tallandier, 2009, 496 p.  Déjà dans l’antiquité, magie religion et superstition faisaient bon ménage. Il y avait des magiciennes et l ‘horreur au service de la satire et de la morale mais la répression suivait. La diable dans l’Ancien Testament est-il le même que dans la nouveau testament. Les pères de l’ l’église considèrent  Satan comme un ange déchu crée libre et devenu mauvais par la seul force de sa liberté, Au Moyen Age, , le diable prend un visage tantôt animal, tantôt humain et son domaine est l’enfer. Jacques de Vitry mettra en scène le mariage des 9 filles du diable…sans parler des possédés, Les hérétiques considérés comme sorciers, mais aussi les infidèles. Le rôle conféré par l’église au pouvoir temporel comme en Scandinavie ou par l’Inquisition : les agissements des démons sont pourchassés. L’attitude des masses dans un monde marqué par le surnaturel. La sorcière est-elle bien une création de l’Inquisition où sont confondus magie et sorcellerie. On codifié sa lutte avec l’Eymerich ou le Malleus qui observeraient les comportements des sorcier(e)s et prévoit les modalités de l’accusation inquisitoriales : une justice convaincue de son bon droit. Pourquoi la sorcière plutôt que le sorcier ! ….une société malade : le diable et la sorcière du concept à une image ou la variation de sa perception selon son niveau culture entre la culture dirigeante et la psychopathologie de l’inquisiteur. Au 16e et 17e s. le temps des grands bûchers ou Luther et les papistes s’envoient à la tête diable et antéchrist. Bodin et quelques autres écrivent sur les démons mais sont contrecarrés par d’autres penseurs comme Wier.. Le  18 e s. voit une nouvelle approche des choses, le diable est-il vaincu ? Il devient sujet littéraire, Satan serait-il devenu un pauvre diable !
SEPTEMBRE 2010 _- 1129 – HISTOIRE DE LA 2e GUERRE – ROZENBLUM Thierry Une cité si ardente ou les juifs sous l’occupation (1940-1944), Luc Pire, 2009, 238 p. Préfacé par une responsable du mémorial de la Shoah, ce livre « livre » une véritable enquête sur la vie d’un microcosme à l’échelle de Liège et ses environs soit 2560 juifs sur une population de 410.232. Suivent un récit historique, des tranches de vie, un recueil de documents et un mémorial. Un antisémitisme raisonnable avant la Guerre mais en ascension avec l’arrivée d’émigrés de l’est de l’Europe.. Il y eut l’affaire Wang, puis le début de l’occupation avec le bourgmestre Bologne. Puis le temps des 18 ordonnances d’octobre 1940 à septembre 1942 . On crèe un registre des juifs, ils sont éliminés de l’administration. On aryanise les entreprises juives, défense d’avoir une radio ou des pigeons voyageurs, obligation de faire partie de l’association des juifs de Belgique, qui donnera une école aux jeunes juifs, puis ce sera le port de l’étoile jaune en juin 42. Puis la mise au travail dans la région comme à la FN de Herstal dans les charbonnages ou à De Wergifosse à Barchon, puis dans l’organisation Todt avant la prestation de travail à l’Est, autrement dit la déportation dès l’été 42.  Une liste de 17 trains partis de Malines entre août et octobre 42 avec 513 liégeois sur 16851 déportés. Les rafles domiciliaires comme le 24 septembre . Autrement les juifs sont paupérisés car privés de moyens de subsistances ou leur mobilier est saisi pour être envoyé en Allemagne, soit 100.000 m3 de mobilier juif. 214 juifs seront encore déportés jusqu’en juillet 1944 car de nombreux liégeois vont les soustraire aux rafles et ces juifs vivront dans la clandestinité. Diverses personnes sont citées ainsi que le CDJ, comité de défense des juifs lié au FI ou encore de nombreux catholiques et l’on cite l’abbaye de Val-Dieu ou le collège St Hadelin de Visé avec l’abbé Jacobs  : 81% des enfants furent sauvés.. Il y eut aussi des résistants armés juifs.. On signale aussi les auxiliaires belges de la SS de Liège. Il y eut des évadés de la Citadelle mais le comité liégeois de l’AJb fut liquidé.. Le XXe convoi comprenait 43 liégeois. En épilogue, , l’impunissable politique du moindre mal …et peu de choses transparait sur le destin des juifs mais la vie reprend. Un glossaire et une bibliographie ainsi qu’un index des noms complètent le livre.
SEPTEMBRE 2010 – 1128 – LITTERATURE DELHASSE Guy Le monde est une chanson, Le sommambule équivoque, Collections Exaltations, 2008, 68 p. L’auteur d’une conférence récente à Visé a commis ce petit opuscule qui tend à faire vivre des villes au moyen de chansons : ce la commence par ça balance paname à Paris pour circuler en chansons dans les différents quartiers de la ville lumière, puis Toulouse qui est loin et sa Garonne. Montréal puis New-York puis SanFrancisco et sa maison bleue, Los Angeles et Hollywood tout proche avec Sunset Boulevard. Liverpool et l’on passe à un autre port, St Malo. On retombe dans notre plat pays avec Ostende made in Bashung ou Souchon puis Bruxelles mode de Benabar, Annegarn, Simon pour terminer avec Liège, peu citée par les chanteurs célèbres
SEPTEMBRE 2010 – 1127 – GUERRE 14    - 18 LIPKES Jeff, Rehearsals, The German Army in Belgium, August 1914, Leuven University Press, 2007, 815 p.   Cet auteur anglophone a voulu analyser la réaction de l’armée allemande lors de l’invasion de la Belgique en août 1914 : l’ultimatum et bien vite la terreur analysée en Liège avec Visé, Battice, Olne, Soumagne,   et la légende des francs-tireurs, et le rappel des témoignages de Flechet, bourgmestre de Warsage, du curé de Blegny, Visé….bien explicité en 15 pages. Wandre et Liège…..puis les horreurs commises à Aarschot, , Andenne, Tamines, Dinant et Leffe, Leuven sous toutes ses coutures, de superbes notes et une bibliographie étendue, l’origine des illustrations et un index des plus commodes. Nombreux témoignages explicités.
SEPTEMBRE 2010 – 1125 – HISTOIRE RELIGIEUSE ABRAHAM Georges , Histoire de la paroisse de Saive, 1279-2005, Les compagnons du Vieux Château asbl, 2010, 74 p. Un de nos membres fidèles décédé en 2007,, Georges Abraham a commis cette œuvre. UN hommage vénérable donné par le professeur Marcel Otte. Une première œuvre des compagnons du Vieux Château. La paroisse issue de la grande paroisse de Jupille est fondée en 1279. La paroisse jusque maintenant, l’église Saint-Pierre, son intérieur, entre autels, chemin de croix, banc de communion, chaire, jubé, orgues, confessionnaux, fonts, peintures, vitraux, pierres tombales, statues, les cloches, les horloges, le cimetière, le presbytère, les chapelles, les curés depuis 1430, Nicaise, de Fléron, Johan Erkin, Wathier de Vivegnis, Johan de Treit, Johan delle Xhavée, de Gorlion, Johan delle Haye, Tilman de Scorbion, Johannes Halinx, Wathieu Bossart, Johan le Tixhon de Rabosée, Henri Frédéric de Sommeraine, Jean Muno, Christophe Beaupain, Arnold Guillaume Mariette, Guy-François de Saive, Arnold-Nicolas Duchateau, Adrien Gérard Hawotte, Arnold-Théodore Belleflamme, Jean-Denis Collard, Jean Bruns, Balthazar Smalt, Jean Renson, Lambert Mathonet, Charles Williot, Hubet Bontemps, Jean-Baptiste Deshayes, Georges Dumont, Eugène Keulen, Hubert Hacken, Armand Knubben, Robert Malherbe, André Renier, la liste des vicaires, le conseil de fabrique, les œuvres paroissiales, les confréries comme celle de  Sainte Brigide. Un glossaire bienvenu termine ce long travail de patience.
SEPTEMBRE 2010 – 1124 – BEAUX-ARTS REMON Régine et DECHARNEUX Sophie, Joseph Dreppe, un pré-romantique à Rome et à Liège, Ville de Liège, 2010, 48 p. Qui a déjà entendu parler de ce Dreppe ? Il fait l’objet d’une exposition au cabinet des estampes jusqu’au 19 septembre. L’artiste a fait son voyage à Rome, serait une figure emblématique du siècle des Lumières..dessinateur puis graveur…un séjour à Rome ou la révélation d’un esprit romantique, formé par Costanzi puis Laurent Pecheux. Le chanoine Hamal a joué un rôle non négligeable en collectionnant son œuvre. Rome sera un intarissable puits d’inspiration. Il revient à Liège à 24 ans et donnera des cours. Il sera un maitre du lavis. Il sera avec Defrance un des protagonistes de l’esprit révolutionnaire. Ses sujets d’histoire ou d’actualité sont des plus attachants. Comme ses œuvres patriotiques exaltées où l’on voit la succession des changements politiques dans la cité de Liège. Il sera aussi le plus fidèle copiste des ruines de la cathédrale St Lambert. La coauteur signe un catalogue scientifique des 82 dessins dont un St Hadelin, patron de la ville de Visé, dans le Fonds Hamal.
SEPTEMBRE 2010 – 1123 – VIE LOCALE DELHALLE Nancy, DUBOIS Jacques, KLINKENBERG Jean-Marie, Le tournant des années 70, Liège en effervescence, Les Impressions Nouvelles, 2010, 336 p. La vie liégeoise revue par de nombreux collaborateurs, Après le mai 68 liégeois, les différents auteurs vont décortiquer les sphères pensantes de la cité ardente : l’apiaw , le rôle de l’université, de la nouvelle section la 8e en communication. Quelques aspects comme l’université hors les murs, la cause des femmes, les conflits sociaux avec occupations d’usines et la culturisation de ces conflits, la fondation par le Grignoux d’un nouveau type de cinéma avec le Parc, la presse locale tant papier que audio-visuelle, comme RTC ou Canal Emploi ou la RTBF. Le cinéma et la vidéo subissent aussi une révolution, citons seulement les frères Dardenne, le théâtre entre classique et laboratoire du Gymnase au théâtre de la communauté, ou au conservatoire. Le cirque d’hiver joue aussi un rôle non négligeable, la musique et le centre de recherche musicale avec Henri Pousseur ou <Steve Houben, ou encore les musiques populaires comme le jazz, les arts plastiques, avec Jacques Charlier. L’urbanisme avec la place St Lambert ou le Sart-Tilman ou Droixhe. Question littérature entre Izoard, Blavier mais aussi les éditeurs comme Mardaga, Solédi, Il y a aussi les autres lieux de sortie. Pour continuer l’histoire, la situation des archives tant théâtrales, que radiophoniques, Culture de connivences avez-vous dit ! Un tableau synoptique pour mettre la vie liégeoise dans le tourbillon mondial !,
AOUT 2010 – 1122 – JEUX _BREYER Catherine, Jeux et jouets à travers les âges Histoire er règles de jeux égyptiens, antiques et médiévaux, Editions Safran, 2010, 256 p., achat (nous disposons d’un dépôt de plusieurs livres, prix réduit pour le membre, nous contacter). Le jeu, son origine, sa socialisation, son étude, la limite des connaissances, leur classification, leurs règles, comment préparer le matériel pour le jeu (car à la lecture de ce livre, le passionné pourra se faire son propre jeu), 5 jeux de l’Egypte ancienne ou du Proche-Orient , 4 jeux dans la Grêce antique dont les cinq lignes, 5 jeux dans le monde romain dont les Latroncules, 9 jeux ou séris de jeux dont les cartes, les échecs, les dames, le jeu de l’oie (avec une illustration de notre musée) , les jeux de cartes dans l’Europe du Moyen-age et d’après, 5 jeux du monde nordique puis un intéressant chapitre sur les jeux et jouets de l’enfance allant des noix au bilboquet en passant par les quulles, la corde à sauter, le diabolo puis cerise sur la gâteau les jeux de Gargantua et dans une peinture de Pierre Breughel, 91 jeux illustrés !. Amateurs de jeux, c’est pour vous.
AOUT 2010 – 1121 – HISTOIRE MILITAIRE Saint-Georges & l’arbalète, guide de l’exposition, 2010, 32 p. et 4 p. d’addenda,49 ill, don à l’auteur. Près de 2000 visiteurs à cette exposition d’un mois. Après une notice sur St Georges écrite par J.P.Lensen , la liste des documents (même si beaucoup se rajoutèrent dans le courant de l’exposition) subdivisé en arbalètes (53), assiettes (25 au moins), bas-reliefs (9), 17 bijoux, monnaies et médailles, 46 documents divers (peintures, drapeaux, dessin, mobilier, 11 icônes (dont celles de Mme Honhon), 20 statues, 23 statuettes et 9 vitraux. Un bel échantillonnage avec la collection de plusieurs musées, des collections privées dont celle de J.P.Nihon et de nombreux arbalètriers.
AOUT 2010- 1120 CULTURE TRADITIONNELLE WEYRICH Olivier et photos de QUARANTA Arnaud, Le foie gras en terroir wallon, Weyrich Edition, 2002, 132 p, achat. Histoire d’une tradition récente (1985), avec législation précise sur le gavage. S’implante en Ardenne, de magnifiques photos de villages et de sites ruraux : l’élevage de canards, soignés avec herbe, eau et grand air, leur nourrissage, leur gavage, sa transformation ,et des recettes de foies gras , avec diverses recettes par 3 chefs.
AOUT 2010 – 1119 ARCHEOLOGIE BRULET Raymond, VILVORDER Fabienne et DELAGE Richard, La céramique romaine en Gaule du Nord. Dictionnaire des céramiques, la vaisselle à large diffusion, UCL (CRAN), Brepols,2010, 462 p., achat. L’étude de la céramique est indispensable à l’archéologue. Un tel répertoire vient à point. Il est basé surtout sur l’exploration de 3 agglomérations : Tournai, Bravies et Liberchies. Un tessonnier en cinq parties : les céramiques fines, les amphores, les céramiques domestiques, les céramiques régionales et le référentiel des productions d’ateliers avec banques de données minéralogiques et petrographiques et d’analyses fines…l’analyse contextuelle est essentielle pour la datation et la mise sous environnement d’un site : l’assemblage, l’horizon chronologique et le facies chronologique. 186 sites sont des références des céramiques de luxe dites sigillées dont Haccourt, Liège, Riemst, Rosmeer pour les plus proches de chez nous.La sigillée en 16 catégories : italique, italique rhodanienne, du sud de la Gaule, du centre de la Gaule, de la Moselle, d’Argonne, du Nord-Est de la Gaule, d’Afrique, du Centre-Est, du Bas-Empire en Ile de France ou en Argonne ou dans le Nord-Est de la Gaule, la céramique à l’éponge, la sigillée britannique et les dérivées. Les céramiques fines en 8 catégories à glaçure plombifère ( H et B.Empire), les parois fines, de 2 types, les engobées, à décor moulé, métallescente (H et B .Empire). Les céramiques communes en     catégories : les mortiers, à vernis rouge pompeien, marbrée et flammée tardive, craquelée bleutée, rugueuse de l’Eifel. On attend un second tome sur les céramiques régionales ! Encyclopédique et indispensable pour tout chercheur de terrain.
AOUT 2010- 1118 ARCHEOLOGIE Sous la direction de CATTELAIN Pierre et PARIDAENS Nicolas, Le sanctuaire tardo-romain du « Bois des Nöel » à Matagne-Grande Nouvelles recherches (1994-2008) et réinterprétation du site, Etudes d’archéologie 2 – Artefacts 12, Cedarc, 2009, 140 p., échange. Se poser la question : pourquoi construire un sanctuaire païen en 320 alors qu’à l’é poque de Constantin, l’heure était plutôt à la christianisation et à la destruction de temples païens. Ce temple sera non seulement agrandi vers 350 et perdurera jusqu’en 420.La vie rurale et artisanale restera active . Le livre se penche aussi sur les dépôts rituels de monnaies à proximité du temple. Un historique de ce Bas-Empire commencé en 285 avec le cycle des invasions surtout au début du 5e s.. L’antiquité tardive pour nos régions se terminerait alors avec l’assassinat d’Aetius, le vainqueur d’Attila en 454, plutôt qu’avec la déposition du dernier empereur Romulus Augustule en 476. Un chapitre localisation, un historique des recherches,le résultat des fouilles, avec deux phases : la construction début IV et abandon vers le milieu du IVs puis une reprise de la construction et d’embellissement, trois temples sur l’aire sacrée finalement et une terrasse. Un chapitre mobilier avec un catalogue de 194 monnaies, 107 céramiques, d’autres matières comme des tuiles siglées, Signaler aussi que ce temple était situé sur un des points culminants de la région, dominant la Fagne et la vallée du Viroin
AOUT 2010-1117 ARCHEOLOGIE Sous la direction de CATTELAIN Pierre, DI STAZIO Giuseppe Vincenzo, BELLIER Claire et BOZET Nathalie, Des jeux du stade au jeux du cirque, Treignes, Editions du Cedarc, 2010, 285 p., échange.   De nombreux prêteurs pour cette exposition. Historique des jeux, le sport à Athènes avec les jeux et les amphores panathénaiques, le déroulement des jeux : les courses à pied, les disciplines lourdes, le pentathlon, les jeux hippiques, les installations sportives : le gymnase, la palestre puis le stade puis l’hippodrome. Les jeux hippiques en Grêce, les sports de combat sur la céramique à figures noires, le cadran des olympiades du mécanisme d’Anticythère, Des monnaies illustrent les jeux.  Les sports et jeux étrusques dont les jeux panétrusques. Le cirque romain. Les courses équestres à l’époque romaine avec factions, piste, cochers, chevaux, char de course et victoire finale. Les compétititons athlétiques à l’époque romaine, L’amphithéâtre une particularité romaine et à côté du Colisée, les arênes de Lutèce, Grand, Metz. Vérités et mythologie sur les spectacles de l’amphithéâtre : les origines, les chasses et les jeux de midi, le petit glossaire des protagonistes de l’arêne,  Missio et mise à mort. L’archéologie expérimentale de la gladiature, les jeux antiques dans la bande dessinée belge, spécialement dans Papyrus, Alix, Astérix, Bob et Bobette, Muréna, Ben Hur… Bibliographie en fin. Une superbe synthèse sur les jeux du stade complètée par une intéressante exposition à voir.
 AOUT 2010 - 1116 ARCHEOLOGIE Sous la direction de DEMOULE Jean-Paul, l’Europe Un continent redécouvert par l’archéologie, Gallimard, 2009, 224p., achat.                                                                      Initié par les études de l’Inrap, ce livre écrit par un aréopage de scientifiques européens tâche de comprendre la longue histoire de ce vieux continent. Historiographie d’abord avec l’invention de l’archéologie, le paléolithique et le mésolithique par ce professeur que le monde entier nous envie, le liégeois Marcel Otte, la révolution néolithique par le coordinateur, le monde des steppes ou cinq millénaires entre le Danube et l’Oural, les premières aristocraties à l’âge de bronze, les royaumes barbares entre Celtes, Ibères et Thraces, les Grecs et leurs colonies, l’Europe romaine, les grandes migrations depuis les Germains jusque l’an mil, Byzance et l’Empire ottoman, l’archéologie de l’Islam européen, les communautés juives d’Europe, l’archéologie des villes du Moyen Age et enfin l’archéologie du monde moderne. Citons dans les sites wallons, Sclayn, Tournai,Namur. Riche bibliographie.