Collections permanentes

Collections permanentes

 Ses riches collections dans le domaine patrimonial

 ———-Sont présentés 700 documents, 12 maquettes, 7 mannequins, 42 panneaux, 26 vitrines, 2 panoplies d’armes sont présentés en 4 salles permanentes.
Chacun des 35 chapitres est titré en quatre langues: français, néerlandais, anglais et latin. Plusieurs documents didactiques sont également disponibles pour le public scolaire.

 

La premiere salle d’archéologie : des fossiles aux vestiges du 20e s.

 ———-Trois ères géologiques sont bien représentées dans la région : le calcaire du Viseen (carrières de Souvré), la houille du Westphalien (charbonnages de Cheratte et de Blegny) ainsi que la craie et le silex du Crétacé (Montagne Saint-Pierre) : les fossiles de ces époques sont remarquables comme le mosasaure, reptile marin disparu il y a 65 millions d’années, concrétisés par des dents, le moulage d’un œil et une vertèbre..

 ———-Le silex fut exploité intensivement, surtout par l’homme néolithique, dans la région des Fourons (3.000 acn). On détaille son débitage, du bloc de matière première à l’outil retouché : grattoirs, racloirs, perçoirs, haches, ciseau, pics, scies…

 ———-A l’époque gallo-romaine, Visé devient une bourgade (vicus de Viosatium). Les fouilles réalisées en 1960 dans la cour du centre culturel ont livré une vaisselle variée (sigillée, vernissée, commune) et une remarquable grille de soupirail de cave, en fer forgé. Il faut voir aussi le mobilier de tombes à incinération de la rue de Sluse, la reconstitution d’une toiture en tuiles, la famille gallo-romaine dans son mobilier avec en arrière-plan le fanum de Sarolay et la variété des matériaux découverts à cette époque.

 ———-La situation des ponts sur la Meuse s’est modifiée au cours du temps : les 2 pilots en chêne d’un des plus vieux ponts mosans sont datés par dendrochronologie du 5e (époque de Clovis) et du 8e s. (époque de Charlemagne). Un autre pilot date du 18e s.

 ———-Un mobilier funéraire mérovingien de Lixhe, de nombreuses croix de chemin, des dalles funéraires dont celle du prévot Pironnet (1789) ou des obiit peint ou en bas-relief dans les églises soulignent la variété du culte des morts.

 ———-Il existe peu de gravures et de cartes du vieux Visé : l’archéologie joue son rôle, soulignant l’importance portuaire de la bonne ville, témoignant des vicissitudes de l’histoire tels les environs du port, rue de l’eau ou ces maisons de la rue basse incendiées en août 1914 .

 ———-Visé et les villages de la Basse-Meuse ont souvent eu un destin opposé en fonction de leur appartenance : Principauté de Liège, duché de Brabant ou avant 1288, comté de Dalhem ou duché de Limbourg puis plus tard du royaume d’Espagne ou de l’Empire autrichien ou de la république des Provinces-Unies…

 ———-On définit l’apport de la généalogie et de l’héraldique, avec par exemple les cloches de l’hôtel de ville, frappées aux blasonsde Léonard Martin. On n’oublie pas de rappeler une généalogie célèbre, celle des souverains belges, les Saxe-Cobourg-Gotha.

 

La deuxième salle d’architecture des églises, des maisons et des châteaux

La Collégiale de Visé est illustrée avec sa modification principale, sa reconstruction après l’incendie du 10 août 1914.Des documents évoquent l’église d’avant mais aussi des vestiges rappelant l’incendie des pionniers allemands.–

——-L’église de Warsage est assurément un fleuron architectural par son style roman et ses fresques médiévales. La plupart des édifices religieux se signalent par une tour occidentale massive, des nefs souvent remaniées en briques au 18e s. Et un chevet plat ou à plusieurs côtés. Mais le 19e s. est le plus étonnant avec le style néo-médiéval et néo-classique, sans oublier au 20e s. Les reconstructions après les 2 guerres mondiales comme à Visé, Lixhe, Blegny, Sarolay, Housse..De nouvelles églises comme à Oupeye.

L’installation des chanoines de Celles à Visé en 1338 et la présence de la châsse (11e et 12e s.) de saint Hadelin ont joué et jouent encore un grand rôle dans la vie des visétois. L’église St-Martin de Visé a vibré aux soubresauts locaux.
Le culte rendu aussi à Notre-Dame de Lorette et des témoins d’autres marques de pensée (franc-maçonnerie) sont aussi illustrés.

Les fondations religieuses des chanoinesses du  St Sépulcre (1616) puis des franciscains Récollets (1638), des Carmes déchaux (1691) et des frères de l’Oratoire (1751) ont aussi eu leur importance à l’époque moderne. L’histoire du bâtiment où le musée se trouve est particulièrement illustré.

L’hôtel de ville de 1612 reconstruit en 1925 par Paul Jaspar est typique de la renaissance mosane avec son clocher bulbeux, la variété de ses matériaux ou ses fenêtres à croisée. Des cloches ont souffert de l’incendie ou de la fonte prévue en 1944.

——-581 Le château d’Argenteau au Moyen-âge et les comtes de Mercy-Argenteau aux 18e et 19e s. marquèrent notre histoire. Au 17e s., les châteaux forts médiévaux furent modifiés et devinrent des châteaux de plaisance (Cheratte, Oupeye). Sans omettre les fermes des ordres croisés (Visé, Fouron-Saint-Pierre) ou les châteaux « néos » du 18e et du 19e s (Wodémont,Lixhe, Richelle).

581 maisons furent incendiées à Visé à partir du 15 août 1914. D’autres témoignent du style mosan développé au 17e siècle, de l’architecture à pans de bois.A noter plusieurs témoins placés sur les façades des maisons reconstruites.

En vis-à-vis, il y a le plan des destructions de Visé en 1914 et les projets d’un nouvel urbanisme, pour cette ville. Deux cadres montrent des coins de visé avant et pendant la première guerre mondiale.

La troisième salle des patrimoines, des Beaux-Arts et de folklore : du Moyen-Age au bien-vivre

    Des artistes locaux méritent d’être mieux appréciés comme le graveur Jean Donnay, les peintres Jacques Donnay, Pierrot Lensen, jean et joseph Cambresier, Pierre Deuse, Henri Daco, l’école de b.D. de cheratte avec Mittéï et Walthéry mais aussi le violoniste Jean Lensen. A noter aussi le moulage de la tête du bourgmestre Flechet sculptée par le sculpteur herstalien Joseph Rulot et les deux sculptures de Raymond Lensen. Des personnalités de l’époque moderne comme le mathématicien René-François de Sluse, son frère cardinal,Jean-Gaultier ou Fromondus, dont vous voyez les portraits. ———-

Visé frappa monnaie au 9e, 11e et 12e s. Une collection de médailles du 19e s. Témoigne des grands moments de notre histoire nationale. Le célèbre orfèvre liégeois Bertholet Labeen de Lambermont oeuvra à visé au 18e s.

 ———-Découvrons des aspects du travail du métal : limes, armes, clous, horloges « usteyes » n’oublions pas le charbonnage du hasard de cheratte (1905-1977) et le travail des houyeux.

 ———-Le bien-vivre en pays visétois, c’est le bien manger et bien boire, l’hospitalité, le sens de la fête avec l’oie, symbole de Visé, les différentes fêtes locales et musiques (cramignon, mati l’ohé, macrale, carnaval, jumelage, st Hubert).

Enfin trois nouvelles vitrines exposent la vie quotidienne durant la première guerre mondiale :  celle dans un pays occupé, celle des réfugiés aux Pays-Bas et celle des civils déportés dans des camps allemands.

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La quatrieme salle d’armes, des remparts aux cyclistes-frontières

 ———-Tours de guets puis remparts ont défendu Visé jusqu’en 1833 mais des batailles ont eu aussi lieu dans la région comme les sièges de Maestricht en 1579, 1673, les batailles du pont de Visé en 1106, en 1790 et en 1914.
Sont conservées les clés des portes de la ville, la clé magistrale de la ville de visé. La basse-meuse fut aussi réputée pour ses armuriers et platineurs.

 ———-Deux panoplies d’armes blanches (hallebardes et arbalète) et d’armes à feu (mousquets, fusils, pistolets) nous font survoler l’art d’estourbir son voisin.

 ———-Les compagnies militaires ont défendu visé et ses remparts. Chacune de ces gildes maintient encore ses us et coutumes, traditions concrétisées spécialement en deux fêtes annuelles avec le réveil en musique, le cortège aux dignitaires, l’hommage aux défunts ou la grand messe, la prestation de serment, le tir ou le gast des dames. Ainsi deux fois par an anciens arbalétriers, anciens arquebusiers et francs arquebusiers ponctuent la vie festive de la cité mosane en gardant les us et coutumes. Une vitrine reprend quelques « trophées » comme des assiettes de tir.

 ———-Visé fut la première ville martyre de la grande guerre, le 15 août 1914 : à voir : les fusils des gendarmes Bouko et Thill tués le 4 août et la montre du commandant Naessens de Loncin, arrêtée peu de temps avant l’heure de l’explosion, le 15 août 1914 (17 h.20).

La grande vitrine présente des documents de l’armée allemande , de l’armée belge et de la vie dans les tranchées, sans oublier les morceaux d’obus tirés par le fort de Pontisse ou encore par les canons allemands, sans oublier l’obus décoré en l’honneur de Victor Naessens de Loncin.

La petite vitrine rappelle par quelques objets marquants l’incendie de la première ville martyre et le martyre des civils durant cette quinzaine tragique.

 ———-Les cyclistes-frontières de visé (mannequin, vélo, maquette d’un char et fusil mitrailleur) remplirent leur rôle défensif, le 10 mai 1940. La vitrine voisine évoque l’arrivée des Allemands et leur occupation (40-44) et la libération de la région par les troupes américaines de la 30e division en septembre 1944.

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 ———-Le fonds communal comprend une collection de gramophones, de phonographes avec leurs pavillons colorés, des meubles, des phonos-valises ou un choix d’appareils pour enfants, sans oublier des inventions curieuses dans le cadre de la reproduction sonore (la collection n’est pas encore accessible au public).

Ses collections se développent sans cesse

 ———-Grâce à l’appui appréciable de la ville de Visé, et l’aide de généreux mécènes, le musée présente son exposition permanente au premier étage, son centre de documentation historique et ses archives au deuxième étage et ses réserves au troisième étage et au sous-sol.

 ———-Le musée accepte tous les dons concernant la région liégeoise ou illustrant les thèmes évoqués dans le musée.

 ———-En dehors des heures d’ouverture habituelles, le musée peut être visité toute l’année sur rendez-vous, tant pour les groupes scolaires que pour les groupes d’adultes. Une visite commentée tant du musée que du centre historique de Visé ou de la région peut être organisée à la demande. L’asbl organise en outre des activités culturelles permettant de découvrir les multiples facettes du patrimoine régional dont les circuits-vidéos en car.